ACTE III, SCENE TI
qu'elle vous rendra! donnez-leur à tous vos talens et votre génie, je ne te demande, moi, que ton amour! maurick, la pressant contre son cœur.
O ma protectrice! ô mon bon ange... (Regardant awtour de lui.) Défends-moi toujours!
Oui, toujours, et aujourd'hui même, désolée de ne pouvoir passer cette soirée avec vous, c'est encore à vous que je pensais. C'est en votre faveur que je voulais solliciter ce comte de Saxe que l'on disait si aimable. Oui, monsieur, coquette par amour, je venais ici avec le dessein de le charmer, de le séduire... c'était là, c'est encore mon projet ! y réussirai-jc?
MAURICE
Enchanteresse! comment vous résister ! mais ce comte
de Saxe, que, sans le connaître, vous vouliez séduire...
adrienne, souriant.
C'est vrai! Et même dans les plus grands périls, voyez, monsieur, combien vous êtes heureux! vous étiez le seul homme pour qui je vous aurais trahi.
MAURICE
Et vous la seule que je ne trahirai jamais !
J'y compte bien. Je crois à la foi des héros ! Silence, on vient.