AI RENAIS
Fort!
l'abbé.
Tandis que celui de la Duclos...
ATHENAIS.
Nul.
la princesse., à part.
Il paraît que nous n'en obtiendrons pas une phrase entière... (Haut.) Je commence à êlrede votre avis, duchesse. Pour bien apprécier le charme «le M,lc Lecouvreur et le naturel de sa diction, il faut avoir essayesoimême quelques lignes en seène... tenez, nous devons, la semaine proehaine dire des proverbes chez M. !educ de Noailles... je joue un rôle...
ATHÉNAIS.
Vous devez bien jouer la comédie, princesse ?
Moi! non... tout m'embarrasse. Je répétais là lout-àl'heure avec l'abbé, quand vous êtes venue...
ATHÉNAIS.
Vous déranger ?
l'abbé, vivement .
Pas le moins du monde.
ATHÉNAIS.
Continuez... je ne dis plus un mot !
l'abbé, à part.
A merveille!
LA PRINCESSE
Gardez-vous-en bien ! Je suis sûre, au contraire, de
gagner à vous entendre, ma toute belle, car le difficile, c'est le naturel, c'est de parler simplement, comme on parle. J'ai, dajjs ma première scène, par exemple, une phrase, la plus simple qu'on puisse réciter, et je n'en puis venir à bout.
ATHÉNAIS.
Vous?
LA PRINCESSE
« Ne craignez rien. Votre secret m'a été confié par quelqu'un qui me dit tout!... »
ATHÉNAIS.
C'est bien facile.
LA PIUNCESSE.
Oui-dà ! eh bien! je voudrais vous l'entendre prononcer à vous-même !
ATHÉNAIS.
A moi!
LA PRINCESSE
Comment la diriez-vous?
athénais. riant.
Je ne la dirais pas...
Elle les quitte et passe à la gauche du théâtre,
LA PRINCES
Elle élude la question.
l'abbé, de même.
C'est elle!
la princesse, allant au-devant delà Marquise, de la Baronne et des dames qui entrent par la porte du fond. Bonjour, mes très-chères!