PRINCE, LA MARQUISE, LA PRINCESSE, LA
BARONNE, L'ABBÉ, ATHÉNAIS.
Les autres dames qui sont entrées par la porte du fond von'
s'asseoir sur des fauteuils placés à gauche, les seigneurs
qui sont entrés avec le Prince se tiennent debout devant
elles.
le prince, à droite.
Oui, messieurs, la nouvelle est authentique... (Sa luanl les dames .) et je puis vous attester qu'à I'heureoù je vous parle, il est libre, complètement libre... athénais, placée à l'extrême droite*
Et qui donc?
LE PRINCE
Le comte de Saxe !
la princesse, à part.
Maurice! ô ciel!
LA MARQUISE
Ah! vous savez aus^i la nouvelle! c'est très-désagréable... je croyais être seule!
LA BARONNE
En effet, le bruit courait ce matin que le futur souverain de Courlande était retenu prisonnier pour une somme très-considérable... ce n'est doue pas vrai?
LA MARQUISE
Eh! mon Dieu! si.
ATHÉNAIS.
Alors, comment est-il libre ?
la baronne, gaiement.
Un roman... un enlèvement, et comme il lui en arrive toujours, une aventure...
LA MARQUISE
La plus simple du monde... et la plus bourgeoise... on a payé ses dettes !
LA BARONINE.
Oui-d5, marquise! et vous ne trouvez pas cela une aventure extraordinaire?
LA PRINCESSE
Si, vraiment, mais ces dettes, qui les a payées?
LA MARQUISE
Demandez à M. le prince, car pour moi, l'histoire s'arrête là... on ne m'a rien dit de plus. le prince, gravement.
Et moi, mesdames... ,