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Saint. Donc, par cette victime offerte en oblation au Père, les écorces sont soumises,
S. Paul, Ephès., v, 2; la mémoire des péchés
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est abolie. S. Paul, Hébr., vu, 27; 1x, &6, 28 ; x, 10, 11, 14, 17, 18. Cf. Apoc., n, 11; et l'Influx (que vous sollicitez pareïllement) est donné pour exercer la justice. S. Pierre, 1.
Épit., 11, 24; 111, 18, etc.
XIV. Il eut soin ensuite, pour mieux combattre les écorces, de vulgariser cette méthode, au moyen de ses douze apôtres qui la pratiquèrent comme lui (par analogie aux douze tribus d’Israélites), et par septante disciples (élus pour combattre également les écorces (par analogie aux septante peuples du monde avec leurs septante princes).
XV. La seconde des armes employées par le Messie contre l’écorce de la mauvaise concupiscence est l’auxiliaire infailhble, lequel est de deux sortes : 1° l’Influx de l'Esprit Saint, £° l'Influx propre du Messie.
XVI. 1° Pour obtenir l’Influx de l'Esprit Saint, il voulut que l’homme s’y préparât par l’enseignement et la méthode susdite, S, Matth., xxvin, 19, 20; et par la mort de
la subinersion, $. Paul, Rom., vi, 4; par laquelle toutes les idées primitives sont étouffées et suffoquées (ce qui est la conversion proprement dite) comme dans les Aliénés et les Hydrophobes, toutes les idées sont étouffées par la Démence. C’est pourquoi celui qui baptise arrête toute puissance de la vie dans ceux qu'il baptise, pendant tout le temps qu'il les tient sous l’eau, afin de les en sortir comme morts. C'est ce qui est écrit en particulier du CHRIST lui-même, lorsqu'il sortit de l’eau, S. Matth., 111, 16. S. Marc. 1, 10; ce qui n'était pas possible pour les autres puisque c’est par lui qu’ils devaient être d’abord réhabilités à la Vie nouvelle. $S. Paul. Rom., vi, 8; vit, 4. Coloss., 11, 12.
C'est pourquoi la submersion est appelée régénération. S. Paul à Tite., m1, 5; S. Matth., xix, 20; S. Jean, ur, 3, 9. Cf.
S. Pierre, 1. Ep. 111, 21. Et ceux qui recevaient l'Influx de l’Esprit-Saint, le rece-
valent, soit généralement, soit spécialement.
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Ils le recevaient généralement : 1° pour la sanctification (parce que les Eaux de la Bénignité venant de la numération de la sainteté, ou de la sapience du Père, descendent dans le Royaume; et ainsi c’est par cet Influx qu'elles domptent très véhémentement cette écorce très opimiâtre, selon ce qu’enseignent vos Auteurs), voy. 1 Cor., vi, 11.
Actes xx, 32; xxvI, 18. Rom., sv, 16. Éphès.
V, 86. S. Jude, 1, par les prières et les actes continus de la foi; S. Paul aux Rom., 1, 17. &° pour posséder l'Esprit de Lumière.
S. Paul, Éph., 1, 17; S. Jean, 1. Épit., 11, 20, R87, et semblables dons.
Et ceci est ce « Cœur pur » que Rabbi Jizchak Lorja dit être donné par la submersion, attendu que dans le mot 520, il Submergea, existent les lettres initiales de ces mots : N°72 71110 + « Créez en moi un Cœur pur, »
Ils le recevaient spécialement pour opérer par des miracles destinés à la conversion des
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infidèles ; S. Paul, 1 Cor., xiv, 22, ce qui est le second genre de miracle, selon la série des numérations, 1 Cor., xxI, 8, 9, 10, et que nous avons citée.
X VII. 2° L’Influx spécial du Messie est la conformation attentive de notre âme ( k/5) et de notre esprit (Nephesch et Ruach comme diraientles Kabbalistes) à la similitude de son âme et de son esprit; autrement dit, c'est l'auxiliaire pour son imitation, et qu’il appelle lui-même la manducation de son corps ou chair et l’absorption de son sang, dont l'effet est l’union très étroite de l’âme avec le Messie et avec tous les grades supérieurs, pour la persévérance continuelle dans les bonnes œuvres, jusqu’à la Vie éternelle.
X VIII. Il a voulu nous préparer à celle- Ci par le repas corporel et la manducation du pain azyme et du vin (qui, dans ces lieuxci du moins, est toujours rouge) avec les bénédictions usitées par les Hébreux, c’est-àdire : Béni sois-Tu, Ô Seigneur du Cielet de la
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Terre, Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui dela terre, produis le pain ! Et béni sois-Tu, etc., qui as créé le fruit de la vigne! À cette formule est donné le nom de Calice de Bénédiction (Poculum Benedictionis), 1 Cor., x, 16, et toutes les qualités requises pour cette cérémonie, sont amplement décrites et expliquées dans le Zohar, part. 11, fol. prem. 114, a. b. et dans le Talm. Berach. fol. 51, a, Et vous pourrez célébrer le festin comme tous les autres, selon vos rites Paschaux, et au moins à Chaque Sabbath.
XIX. Or cette manducation mystique ou sacramentelle est triple, et d'autant plus utile que plus frêéquente, parce que la vie des Chrétiens est ainsi comme un Sabbath perpétuel. S. Paul, Hebr., 1v, 3, 6, 9, 11. Nous avons donc ainsi trois festins sabbathiques ; dont l’un appartient à Neschamah, ou Mens qui est peut-être (de même qu’il est dit chez vous que l'âme superflue est transmise aux
justes, le jour du Sabbath) cette abondance
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superflue spécifiée par S. Jean, x, 10, où le texte syriaque concorde parfaitement avec vos paroles. Et par suite de cette union avec le Messie, ces âmes sont soustraites à l'influence des écorces. Le second de ces festins sabbathiques appartient à Chajah, ou Vitalité divine. et le troisième à Jechidah, ou l'union singulière avec Dieu.
La première de ces agapes esb dans l’affection, ou disposition de l'âme, c’est-à-dire par l'espérance et la foi, S. Paul aux Hébr. xi, 1. La seconde dans la volonté, qui est celle de l'amour ; et la troisième dans l'intellect, c'està-dire de la contemplation unitive;
1° Par la commémoration de la Foi, l’œuvre de la nouvelle alliance est élaborée de nouveau, au moyen de laquelle l'âme s'applique individuellement à la conformité susdite avec le Messie. S. Jean, vi, 51, 53;
2 L'amour, suivant le sens des Proverbes, xxx, 20, produit la copulation mystique, Ephès., v, 32, en élevant les Eaux Féminines
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supérieures jusqu’à l’union de l'époux avec l'épouse, dans les régions supérieures d’où influe alors la semence incorruptible de l’'Exemple du Christ. S. Pierre, 1 Ep., 1, 23. S. Jean, 1, 13. S. Jean, 1 Ep., tm, 9, 19. C’est à quoi se rapporte cette seconde répétition de la manducation, indiquée dans S. Jean, VI, 94, 55;
3° Enfin l’Intellect, en s’élevant, et contemplant ces mystères, parvient à un tel point qu'il touche presque à la source des plus parfaites lumières, d’où cette union très heurousé. 5. Jean. xiv: 29: 1: Cor, Vi, 17.
S. Jean, xvl1, 81 ; xv, 5, S. Pierre, 11 Ep., 1, 4.5. Paul, Galat., 11, 19, 20 etc. C’est pourquoi nous trouvons dans S. Jean, vi, 56, une troisième répétition de cette manducation.
Et nous ne sommes pas éloignés de regarder cette nourriture comme très divine, puisque l'esprit de la nature étant étendu dans toute la matière, 1l doit y exister encore plus parfaitement à cause de l’excellence de sa primo-