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KABBALZÆ CHRISTIANÆ 45
exactement tout lieu possible, de telle sorte qu'il ne restät aucune place vide. Mais en même temps, cette lumière revêtirait en quel lieu que ce soit, un caractère d'unité, de simplicité, d'uniformité parfaites, qui la rendrait partout semblable à elle-même. (Voy. l'Introduction susdite : part. 11, traité IV, Chap. 11, p.32). Vos Livres Evangéliques n’admettentils pas ceci ?
III. P. C. — Parfaitement. Ce genre d’expression se trouve dans l’Epiître 1, à Timothée, chap. vi, Ÿ 16, où S. Paul s'exprime ainsi sur Dieu : (Selon le texte syriaque qui est entièrement conforme à vos écrits Kabbalistiques, et duquel nous extraierons quelques citations afin de nous accommoder peu à peu à ce Dialecte.)
« Et Il habite une lumière inaccessible, de laquelle nul ne peut approcher, »
De même $S. Jean. (Ep. 1, chap. 1, Ÿ 5).
« Car Dieu est la Lumière même et il n'y a nulles ténèbres en Lui, »
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S. Jacques. (Chap. 1, Ÿ 17). « Tout don parfait el complet descend d'en haut et nous vient du Père des lumières, en lequel
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aucune immulation n’est possible, et qui ne peut être couvert d'ombre par aucune vi- | cissitude. »
1 [V4 KAB. — Par cette dénomination de suprême lumière, se trouve dénoté quelque acte extrêmement simple, d’une telle nature, que la différence entre le centre radiant et {ll les rayons émis soit nulle, et que, de plus,
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chacun de ces rayons soit également un centre pl partout semblable à lui-même.
V. P. C. — Cet acte est quelquefois appelé par nous la VIE, comme le dit S. Jean.
(Evang., 1v, Ÿ 4).
« En Lui (Aôyos) élait la Vie (&wi), et la Vie était la Lumière des fils des hom-
INES. »
Le même est encoreappelé Spiritus, comme dit S. Jean (1v, Ÿ 24).
« Dieu est Esprit (reôua), »
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