‹ Adumbratio Kabbalae christianaeChapitre 54 sur 117 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

DE LA PRÉEXISTENCE DES AMES, {A Specie,

Ï. LE KABBALISTE. —- Passons à notre hypothèse de la préexistence des âmes avant leur entrée dans le corps, ce qui n’est pas admis par vos docteurs, et voyons si nous ne trou:

verons rien qui puisse jeter quelque lumière sur ce sujet,

IT. LE PHILOSOPHE CHRÉTIEN. — Je vais tenter ce problème; et pour la confirmation de notre hypothèse je vais répéter les arguments suivants :

Primo. Toute hypothèse touchant l'origine des âmes, qui est plus conforme que toute autre à la saine raison, approche aussi le plus de la vérité. Or celle de la préexistence rem-

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plit cette condition : donc, etc. La mineure est prouvée, à moins qu’il n'y ait deux opinions contraires très fortes. Or l’une d’elles prétend que les âmes sont propagées par translation (per traducem); l'autre, qu'elles sont créées spontanément, en toute occasion.

Dans la première se trouve une contradiction manifeste, car l’âme est une essence qui, unie avec l'esprit, est indivisible et indiscerpible. Quant à l’autre, elle énonce une chose indigne de la Majesté divine (parce qu'en parlant ainsi, on constitue Dieu auteur efficient de toutes choses, particulièrement et spécialement de tous les crimes manifestes, fornications, adultères, incestes, voire sodomies,eton lui fait accomplir toutes ces choses Impures, puisqu'elles sont jointes dès la création à toutes ces âmes nouvelles), C’est même faire injure à sa propre âme, qui a été créée par Dieu dans une toute pureté et qui n’a été placée dans une enveloppe impure, qu'à cause de sa trop grande dépravation personnelle,

TE À LEA où

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