XV. 2 Iésaias, LV, 16. « Je ne conteste
rai pas éternellement ni ne m'irrilerai JUS-
KABBALZÆ CHRISTIANÆ 149
qu'à la fin parce que l'esprit sortira de ma Jace et que j'ai créé les âmes. » D'où l’on peut dire : si Dieu atteste lui-même pour la postérité avec laquelle il n'est nullement lié, qu’il a créé les âmes, de sorte qu’elles existent avant le temps où doivent naître les esprits des hommes, il est clair qu’elles ont préexisté. Or, la majeure étant vraie, d’après le texte, il en résulte que la mineure l’est également.
XVI. 3 Jérémie, 1, 5. « Avant de t'avoir Jormé dans l'utérus, je l'ai connu, ou plutôt Je l'avais imposé la science ; et avant que lu Sois sorti du sein (de ta mère), je l'avais sanctifié. » Ce qui s'interprète ainsi : Quiconque est connu de DIEU pour recevoir de lui la science, être sanctifié et constitué par lui, prophète, doit nécessairement exister. Or, Dieu donne tout ceci à Jérémie avant qu'il soit formé dans l'utérus. Donc il existait avant d'être ainsi formé; et si cela est vrai pour un homme, pourquoi ne l’est-ce pas pour les
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