‹ Adumbratio Kabbalae christianaeChapitre 79 sur 117 · D + 2 4 , " | : Æ D A SL UT · texte numérisé non relu

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zlanze, qui ne furent pas adversaires de cette opinion, comme on peut le voir par les extraits qu'ils ont faits des meilleurs ouvrages d'Origènes, réunis pour cette raison sous le titre : Origenis Philocalia, œuvres choisies d Origènes, et dans lesquelles, en plusieurs endroits, parfois implicitement, parfois ouvertement, se trouve affirmée la préexistence des âmes.

On peut encore alléguer :

10° Jean de Jérusalem.

11° Philastrius.

12° Boèce, Et d’autres que nous omettons pour abréger cette étude.

XX VIII, Voici maintenant une série d’arguments tirés de l'autorité des Philosophes.

C'est d’abord le témoignage des anciens, auquel nous avons recours, et que nous apercevons, de quel côté qu'on tourne les yeux.

1° En Égypte, la plus antique source des sciences occultes, nous possédons le témoignage d'Hermès Trismégiste, comme l'at-

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testent les fragments qui nous en restent.

2° Puis les Gymnosophistes et Brachmanes dans les Indes; les Mages en Perse eten Kaldée, comme on peut le voir dans les oracles des Mages ou Kaldéens, commentés par Plethon et Psellus.

3° Ajoute ici, ami lecteur, toute la philosophie abstruse des Juifs, qu’ils appellent Kabbale, dont l’auteur est Moïse, le plus grand de tous les Philosophes. Aussi, Manasseh Ben Israël, De creatione, Prov. xv, s. D, Cite le passage suivant de la Gemara Chagiga : « Dans le Ciel empyréen est le séjour de la vie et.de la paix, où se trouvent les âmes des justes et les esprits, et aussi les âmes qui doivent venir dans le monde. » Et, dans le Bereshit Rabba, les docteurs juifs disent que ce passage du Psaume cxxxIx, 4 :

Tu mas formé avant et après, doit s’'entendre de la création d'Adam, c’est-à-dire des hommes, qui fut faite, d’abord le premier jour, puis le sixième,

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4° IT faut ajouter particulièrement ici, Philon le Juif, dans l’œuvre duquel rien n'est plus fréquent que cette opinion, et dont il n’est pas besoin de faire mention,

Ajoutons : 5° Zoroastre; 6° Pythagoras; 7° Epicharmes ; 8 Empedocles : 9° Cébès le Thébain ; 10° Euripides ; 11° Platon ; 12° Euchides; 13° Virgile; 14° Cicéron; 15° Plotin; 16° Jamblique; 17° Proclus; 18° Porphyre ; 19° Psellus; et d’autres nombreux, parmi les plus récents 20° Marcile Ficin ; 21° Jean Fernelius, qui s’est adjoint l'autorité d'Hippocrate et de Galien, au traité des causes cachées de toutes choses, Liv. 11, ch. 4; 22° Jérôme Cardan, De l’immortalité des ames, p. 235- 239, et 83° Pomponatius, bien qu’il ne favorise pas beaucoup l’immortalité de l'âme.

tnfin nommons, 26° Aristote, qui, dans le traité De Antma, Liv. 1, ch. 8, en parlant de la nécessaire qualité du corps, qui est d’être dirigé par l'âme, s'attaque à ceux qui ont traité de cette matière, si néglisemment,

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-qu'ils rendent possible, suivant l'hypothèse de Pythagore, qu’une âme, quelle qu’elle soit, entre indifféremment dans le premier corps venu, même dans un corps d'animal sans prendre garde s’il appartient à son espèce car ils soutiennent que la forme particulière de l’âme, reconnue de tous différente de celle du corps des animaux, est au contraire semblable; ils oublient ainsi que si l'artisan ne peut entreprendre une œuvre sans connaître l’usage de tous les instruments et outils spéciaux à son art, il en est de même de l’âme qui doit connaître la constitution et la nature du corps qu’elle est destinée à régir.

Ici, ilest vrai, Aristote ne combat pas l'hypothèse de la métempsycose; mais, que l'âme humaine puisse entrer dans un corps d'animal et vice versa, voilà l’absurdité qu'il rejette, puisqu'il approuve tacitement le reste de l'opinion.

Il parle encore très clairement dans son

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