‹ Adumbratio Kabbalae christianaeChapitre 82 sur 117 · ETES · texte numérisé non relu

ETES

id

ETS ME En

È LE à

pont nt ARTE . "

EE

De

EF Dé dome rtethñg-phhi Pate

mais Secundum quid, puisque cette union a lieu non-seulement dans la peine, mais aussi dans les avantages qui sont destinés à l’âme, Car l'occasion ne lui manque pas d’être rendue à SOn état primitif.

XXX. & Dans la circonstance présente, ce qui est naturel vaut mieux que ce qui est hors nature ; or, la séparation de l'âme et son existence élant séparée du corps, sont hors nature, tandis que son union est vraiment naturelle. Donc, cette dernière est supérieure à l’autre.

Réponse. Il faut distinguer entre la nature, considérée suivant l’état de l'Univers, après l'introduction de la matière formée ou considérée suivant l'essence même de la chose. Or, il a été déjà répondu à la mineure que l'union du corps avec l’âme est parfaitement selon la nature, c'est-à-dire à l’état moderne de corruption ; mais non pas dans l’Essence, puisque l'âme, dans son essence, peut être clairement conçue sans nulle union.

KABBALZE CHRISTIANÆ 173

XXXI. 3 Si DIEU, dans le principe, avait créé les âmes séparées, alors il n’aurait pas créé toutes choses selon la perfeclion, chacune suivant son espèce, parce que l'âme possède sa perfection propre et connalurelle dans son union avec le corps, et non hors du corps.

Réponse. Il faut distinguer entre l'âme dans son état parfait et l'âme après qu’elle est tombée. Or on peut accorder l’assertion dans le dernier cas, non dans le premier.

Si un boîteux obtient le perfectionnement de lui-même au moyen de béquilles, peut-on dire pour cette raison que les béquilles contribuent au perfectionnement de l'espèce humaine ?

XXXII. 4 Siles âmes existent avant le corps ; ou elles sont dans la voie, ou dans la patrie, ou ni dans l’une ni dans l’autre.

Or aucun de ces trois lieux ne peut leur être attribué, Donc elles ne préexistent pas.

Réponse. Les âmes furent d’abord dans la

ni

Œ Re RTS SR Te 708 5

ee HT rm te

patrie où elles ont pris naissance. Ensuite dans un état neutre, lorsqu'elles sont tombées dans l’état de péché, puis, lorsqu'elles sont introduites dans le corps, elles retournent dans la voie. Donc la mineure de l’argument est fausse.

X X XIII, 5° Sr les ames ont préexisté, sans aucun doute elles ne peuvent avoir totalement oublié cet état. Or il est manifeste qu'il ne leur en reste aucun souvenir. Donc elles n’ont pas préexisté,

Réporise. Ecarter l’objection formée contre la préexistence, par l'oubli de l’état primitif, deviendra facile si nous considérons quelles sont les causes qui effacent complètement ou du moins diminuent si singulièrement notre mémoire en cette vie, et nous les trouverons si nombreuses et si puissantes qu’elles ne peuvent provenir uniquement de notre vie présente.

Les causes qui contribuent donc le plus à effacer toutes choses de notre mémoire sont

KABBALZÆ CHRISTIANZÆE 475

donc les suivantes : 1° Lorsque l'occasion de se souvenir d’une chose fait défaut, comme il arrive chez ceux qui assurent en se levant qu'ils n'ont éprouvé aucun songe durant la nuit ; puis longtemps après, pendant le jour, lorsque l’occasion leur en est donnée, se souviennent tout à coup de toutes les choses qu'ils ont vues dans leur sommeil ; 2° Lorsque notre âme est déshabituée de s'appliquer à certaines choses ; par exemple, ce que nous écrivons à l'école étant enfants et que, plus tard nous ne voudrions pas reconnaître pour nôtre, si les noms ne témoignaient de ce que nous avons écrit; 3° Lorsque la constitution ou les tempéraments de notre corps soufirent quelque grande mutation, soit à l'extérieur, par quelque accident, soit à l’intérieur, par la mort violente, soit par le sommeil.

Or ces prédispositions à l’oubli deviennent plus violentes pendant tout le temps que l’âame, descendue dans cette prison terrestre, y séjourne, Sans nul doute, entre la disposi-

| mm :

L L " - ni F. ri f IH QU = 1.1 LL è a + | H !

! 11 | f LI :

NS

LL ALZE

tion et la nature des choses que l'âme voyait hors du corps et celles qu’elle voit dans son corps, la différence est bien plus grande qu'entre celles que voit l’homme dans son sommeil et celles qu’il voit à l’état de veille. Et les continuels soucis de cette vie présente introduisent peu à peu l'oubli des choses d’au-delà.

Il advient ensuite le plus souvent qu'après leur chute, les âmes ont été réduites alors à l’état d’écorces et plongées dans une solitude de silence, et, dans cet état gisent peut-être depuis plusieurs siècles, d’infinies myriades d'’âmes.

Si à cet état chrysalidique dans lequel elles descendent, n'était pas nécessairement lié l'état de silence, elles posséderaient certainement des traces de souvenir de leur premier état, ce qui a lieu pour le Christ, S, Jean, XVII, D.

Enfin la descente dans ce corps terrestre est une mutation plus grande et plus apte

KABBALZÆ CHRISTIANÆ 177

encore à effacer de la mémoire le souvenir de l’état primitif, que tout autre accident, toute autre maladie qui, cependant, suffisent souvent en cette vie, pour nous faire perdre entièrement la mémoire.

On objectera ici : St la seule mutation de lieu peut provoquer dans l'âme l'oubli total de toutes les thoses accomplies auparavant, il est à craindre qu’il en soit de même après la sortie de ce corps terrestre, ce qui est absurde, parce qu'à ce moment la mémotre et la conscience de toutes choses ne cesseront d'étre permanentes.

Réponse. La raison est toute autre, car entre l'état premier et l’état moderne se trouve placé un état de silence et de torpeur, où gisent endormies toutes les facultés supérieures : intellect, raison et sens, avec la mémoire qui s’y rapporte.

Entre l’état moderne et l’état futur rien de semblable ; aussi l’annihilation de la mé-

moire n'aura pas lieu.

oo ” R 4 x à > te mt ST SE a T 5 3 "

XXXIV. 6° Si DIEU a créé les àmes avec une triple aptitude vitale à occuper trois | | lieux d'existence ou véhicules, dont le der- À | nil nier est le receptacle des âmes après la

| | chute (receptaculum lapsarum) &/ en résulte | | que Dieu les a créées avec la nécessité de ‘ ele pécher. Car toute aptitude vitale, el par ons conséquent celle qui assigne à l’äme son

passage sur cette terre provient de son

essence méme, el par conséquent est néces-

saire.

Réponse. Il faut distinguer entre l’aptitude vitale considérée in se, et entre sa déduction en acte. Si cette aptitude existe nécessairement avec l'âme, la déduction n’est pas, à

hS

ES

cause de cela, nécessaire, car 1l est faux que toute puissance soit nécessairement déduite

ie | ?

Di ; Testte-as

en acte.

Ainsi, la puissance qui existe dans les amphibies, de vivre dans plusieurs éléments, n’est pas nécessairement toujours déduite en acte, comme nous le voyons dans les oies,

Fe

Tr - o x , 1 e* L

LR ol he © ÉD nt Es Mme M AT

“rss. =

CS

KABBALZÆ CHRISTIANZÆ 1479

les canards, les castors et même les hippopotames, etc, qui ne descendent jamais dans l’eau, s'ils sont toujours nourris à terre. De même que ces êtres, l’âme possède avec elle la puissance de vivre en plusieurs endroits ou véhicules, et à laquelle il faut ajouter celle de vivre hors de tout véhicule, comme le cocher peut vivre hors du char.

XXXV. 7 Si l'âme a préexisté, tellement que plusieurs véhicules ou lieux d'existence lui conviennent, il s'ensuit nécessairement qu'au sortir du véhicule terrestre elle entrera dans un autre, et par conséquent ne le reprendra pas pour la résurrection de la chair.

Réponse : On doit distinguer à l'égard du mot Chair, entre l’éfat de ce qui est maintenant Chair et l’ampliation, pour ce qui autrefois à été chair. C’est selon cette dernière, et non selon l’état, qu'il faut entendre la résurrection de la chair, car ce n’est pas en tant que chair, qu’elle ressuscitera, puisque, comme dit S. Paul, 1, Cor. xv, 52 : « Nous serons tous

AA {res nn

EU DSL

SOL Le

changés, ete. », mais en tant qu'elle a été autrefois chair ; et nous serons transmués en la matière du véhicule qui conviendra à ce moment à l’âme.

Toute immutation de la matière n'est en effet qu'un changement d'accidents, tandis que la substance reste identique, et quelle que soit la disposition de ses particules (de même que rien n’est changé dans la constitution de la cire ou du fruit, et rien ne serait changé non plus dans la constitution de l’homme, qu'ils soient sous forme liquide ou solide) il en résulte que rien n'est détruit de la substance qui fut autrefois notre chair; mème si sa consistance est atténuée en air ou æther.

XXX VI. 8° Si l'âme en préexistant à oCcupé primitivement la région de l'air il s'en-

suit qu'aprés la mort un lieu semblable lu

Page 1