‹ AérothérapieChapitre 2 sur 13 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

côté d’elles d’autres intérêts tout aussi respectables qu’il importe de satisfaire. Les malades, en effet, se montrent très soucieux de connaître et de juger par eux-mêmes les procédés thérapeutiques auxquels les nécessités d’une installation exceptionnelle donnent quelques allures d’une spéculation industrielle. Dès lors qu’une méthode curative s’appuie sur des moyens puisés en dehors du cercle des ingrédients pharmaceutiques facilement mobiles, ou de l’arsenal commun de la chirurgie vulgarisée, le client demande avec instance qu’on l’initie directement à ces manœuvres exceptionnelles. Cette prétention est légitime ; la satisfaire est un devoir à l’accomplissement duquel on ne saurait se montrer indocile. Être d'ailleurs l’interprète du sujet le plus élevé, en paroles d’une clarté modeste et simple, qui le rendent accessible à des lecteurs divers ou à des catégories différentes d’un nombreux auditoire, c’est une pratique éminemment louable dont s’honorent des hommes qui portent les noms les plus justement respectés. .

C’est dire que ce premier essai sur l’application de l’air des montagnes, pour leq'uel je demande la bienveillance de mes lecteurs, aspire au double résultat de mériter l'es* time de mes confrères et l’approbation de mes clients.

Paris, avril 1863.

Page 1