‹ Affaire-Barbinas [microforme]Chapitre 3 sur 39 · RATE · texte numérisé non relu

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couleur gris d'acier n’a subi aucune altération jusqu’à ce jour.

La jurisprudence médicale vient de s'enrichir d’une nouvelle autorité, celle de M. le professeur Larue, qui dit que l'anneau n’est d'aucune valeur, soutrairement à l'opinion des principaux autours de médecine légale. “ Je veux, “ dit-il, porter l’étonnement du Dr. Co- # derre àson comble. Ainsi, monsieur, “ cet anneau qui vous fournit l’occasion . “de tant divaguer, était de surcroît

“ dans mon analyse et dans mon rap-

“ De) il n’était nullement nécessaire # d'obtenir cet anneau.”

M, Larue veut r, dit-il, mon étonnement à son e ; et cela en discutant et voulant démontrer que des niaiseries (telles que l’anneau arsénical avec ses caractères physiques, etc.,) n'étaient nullement nécessaires pour établir la preuve de l’arsénic dans le cas qui nous occupe, et que la femme Julie Désilie était morte empoisonnée. Je ne pense pas qu’il fût jamais possible de porter notre étonnement plus loin que ne l’a fait le savant M. Larue, qui veut prouver par le raisonnement qu’il n’était nullement nécessaire d’avoir recours à des niaiseries pour établir la preuve de l'arsénic ; c’est ce que tout le monde comprend parfaitement, excepté M. Larue.

Et rien ne m'étonne de M. Larue ; je le crois inattaquable, même par l’autorité deafvits.; les preuves ne sont rien pour lui. Il semble avoir oublié qu’il n'est que d'hier. Je citerai encore une fois M. Gaultier, qui donne beaucoup plus d'importance à l’anneau que ne le fait M. Larue. “La volatilité des taches ne ‘ pouvaat être distinguée de la combus- “tion qu’éprouveraient des substances ‘6 organiques... l'expert ne doit pronon- ‘“ cer qu'après s’être procuré un anneau “ qui offre cet inappréciable avantage ‘ # de se volatiliser sans qu’on en perdre “ de trace, de se former de nouveau “ dans le tube même, et de pouvoir être “ transformé partiellement,ou en totalité, “ en acide arsénieux, en opérant avec “ hu tube ouvert, incliné de vingt à “ vingt-cinq degrés, et chauffé au dard “ du chalumeau. Cet acide fournirait de & nouveau l’arsénic, ai on le chauffait “ avec un peu de flux noir. Pur ce

# moyen, on ne peut confondre l'arsénic “ avec des er» qui se déposeraient dansle tube ot fourniraient des taches.” M, Larue prétendra-t-il encore que cet anncau est de surc’oft 1 Son autorité ne saurait avoir aucune importance auprès de celle des hommes sérieux, lorsque les auteurs de médecine légale veulent que l'anneau arsénical soit obtenu pour êtablir les caractères de l’arsé nic, et sans lequel les autres réactifs, pris isolément, u’ont plus la même valeur.

#4 M. Coderre, eontinue M. Larue, en “ revient toujours à l'authenticité des ‘“ matières, comme si la preuve de cette # authenticité avait dû être mon affaire, “ à moi, et non pas celle du juge et des ‘ jurés.” —L’authenticité des matières est tellement l'affaire de l’expert, qui seul est responsable du résultet de ses qu ot] uw’il ve so faire remettre es pi du proc ur pouvoir com-

La les résultats de se rm herbes avec les faits relatés dans ces actes, et en faire mention dans son rapport : ignorer cette marche à suivre dans vne expertise, c'est ignorer les éléments de la médecine légale. Et comme j'aime les citations, je vais encore citer une des plus grandes autorités'sur ce sujet, et gui est connue, J. L. Casper, professeur de médecine légale à l’Université de Berlin : “ D’après les centaines d’ex- “ périences gi me sont personnelles 'je “ déclare donc que la connaissance “ des actes du ès est nécessaire au “ médecin légiste, qui devra toujours “en exiger la remise pour la rédaction “de son rapport et faire mention des ‘« différences qu’il trouvera entre les 4 faits relatés dans ces actes et le résui- “tot de ses observations.” (Casper, Méd. lég., tome 1, page 9.)

Dans l’affaire-Barbinas, les matières sont d’un caractère d’authenticité plus que douteux; l’expert, dans son rapport, n’a fait Sr mentionner ce que lui aurait dit L sepogaire Eciseos en lui remettant le vase de grès. EF

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bouchait le vase a ement omis

dans le rapport de l’éxpert, qui n’en fait mention que dans son témoignage de-

vant la cour. (Voir son témoignage ci-

aprés.) Si l'expertise eut été confice à deux ou ‘rois experts, est-il croyable

l'arsénic poseraient N taches.” > que cet utorité ne 1Ce auprès lorsque les

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Larue, en iticité des e de cette on affaire, ge et des matières à pert, ui t de y remettre oir comcherches actes, et port : igno- 1s Une exnts de la j'aime les une des sujet, et r, profes.

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+ Larue dit encore dans son témoignege qu'il aurait été possible et même ile d'enlever le bouchon du vase et d’y introduire beaucoup de matières...

Rien ne m'étonne qu’il uit conclu aussi itivement qu'il l’a fait que la femme ulie Désilie soit morte empoisonnée, si l’authenticité de ces matières n’était rien pour lui,

Je crois avoir répondu aux principales parties de l'écrit mal adroit du Dr. Larue publié dans le Courrier du Canada du 20 mai dernier ; quant aux autres parties de cet écrit, un ami en a fait justice dans un article publié dans le Pays du 28 mai dernier (Voir Particle signé ANTI-JARNAC.)

Québec, 6 juin 1864 Dr. J. Emery-Coderre, è ,

“to. etc.

Cuzr Monsieur,

La raison pour laquelle je n’ai pas répoadu à votre dernière lettre est que je n'ai reçu du gouvernement que samedi soit les copies des témoignages ,etc., produit cornme pièces justificatives dans Paffaire- Barbinas.—Vos lettres sont devant l'Exécutif, accompagnant la re-

uôête demandant une enquête. Cette emande n’a pas encore été décidée, et j'espére qu'avant longtemps l’enquête sera ordonnée. Les copies de vos lettres accompagnant la présente ont été données par le gouvernement. Comme je n’en ai pas pris de copie, je vous prie de les conserver, afin de me les remettre à Montréal lors de mon prochain vo CORRE LOTO ns le rapport de la cause que vous trouverez aux décisions des tribunaux, vous verrez les discours des juges Meredith et Duval, en langue anglaise, et si vous publiez le tout in eztenso, je vous traduirai les deux discours dont il est question. LE 0.0. 00000000 eese.e Je suis toujours heureux de vous voir

à l’œuvre en faveur de l’humanité ; votre tâche est belle, n’arrêtez pas en si bon OHOMIN co de ce nee 50 8 80 00 0 + 0 à Les copies des témoignages accompagnant la présente sont les seuls à suivre. Ceux publiés ne sont pas cor-

TOO oo Ve do ds 0 00 00 0 LT É 00 6 à

Agréez ma profonde estime.

(Signé) G. TALBOT.

procès,

gouvernement.

La publication de ces documents sera suivie de celle du bref d'erreur, mémo- .

randum, etc., de mes écrits qui ont déjà été publiés et de mes lettres adressées à G. Tatbot, ecr., sur ce sujet, avec l’article, signé AntiJarnac.

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