‹ Affaire-Barbinas [microforme]Chapitre 38 sur 39 · OPÉRATIONS PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

OPÉRATIONS PRÉLIMINAIRES

Essai des réactifs —Trois flacons nenfs et lavés à l’eau distillée, ont été en païtie remplis, le premier, d’acide sulfurique,le second, d’acide azotique, le troisième, d’acide chlorhydrique; quatre grands flacons d’eau distillée, du bicarbonute de potasse crystullisé, du zinc, du cuivre, de la liqueur d’ammoniaque forte, ont été essayés avec le plus grand soin, et suivant la méthode de MM. Pelouze, de Vergie et Flandin, pour en reconnaître la pureté. Les acides ont été traités isolém:nt par le bicarbonate de potasse crystallisé, de manière à ne les saturer qu'incomplètement. Les disso- Intions, encore acides, ont été étendues d'eau distillée, chauffées alternativement et mises à refroidir jusqu’à trois fois, pour opérer la crystallisation et séparation des sels, décantées, évaporées, et enfin essayées (l’azotate ayant été transformé en sulfate) isolément dans un appareil de Mursh ; le dégagement de l’hydrogène n été entretenu pendant près d'une heure ; dans cet intervale de temps aucune trace de matières solides ne s'étant déposé dans les tubes à condensation, et après retrait de la lampe, le.gaz allumé n'ayant produit aucune coloration de Ja flamme, non plus qu’aucune tache sur une soucoupe en porcelaine, il a été rigoureusement étubli que

non seulement les acides sulfurique, uzotique et chlorhydrique, mais encore que l’eau distillée et le zine, dont on avait à faire usage ultérieurement, étaient entièrement dépourvus d’arsénic. En conséquence les flacons d’acides sulfurique, azotique, chlorhydrique, l’eau distillée et le zinc, ainsi essayés, ont été placés dans lu pièce attenant au laboratoire de chimie, pour servir à toutes les opérations des analyses chimiques ultérieures.

Essai du cuivre.—Nous avons mis un morceau de cuivre duns une cornue avec de l'acide sulfurique pur, et fait bouillir jusqu’à cessation de dégngement d’ucide sulfureux ; nous uvons placé la liquear acide dans un appareil de Marsh uvec du zinc et avons ajouté acide sulfurique, l’un et Puutre déjà reconnus purs ; le dégagement de l’hydrogène nous a donné une flamme colorée, des taches d’arsénic qui se volatilisaient à la chaleur de ia lampe à esprit de vin, se dissolvaient dans l’acide azotique, et la solution évaporée donnait pur l’addition de quelques gouttes d’une solution d’azotate d'argent un précipité de couleur brique (urséniate d'srgent), caractère propre à l’ursénic.(*) Ce cuivre aurait pu devenir la source

| d'erreurs bien regrettables sans les pro-

| cédès qui ont été suivis pour en reconnaître la pureté. Un autre échantillon de cuivre en feuille fut essayé et trouvé dépourvu d’arsénic.

Essai et lavage du charbon animal.— Le charbon aunimul du commerce contenant toujours des sels étrangers et surtout du phosphate et du carbonate de chaux, nous l’avons traité par l'acide chlorhydrique étendu d’eau, jusqu’à cessation complète d’effervescence, et ensuite lavé à plusieurs reprises, puis fait bouillir dans l’eau distillée jusqu’à ce que la liqueur fé/trée ne donnât plus de précipité ni par l’ammoniacue ni par l’acide oxälique, ni par l’oxalite d’ammoniaque, et que le nitrete d argent ne produisit plus aucun précipité, ni ne louchît plus l’eau distillée et bouillie avec le noir animal. Le charbon ainsi lavé et purifié est entièrement dépourvu

(*) Aucune autre réactif n'a été employé sur ce cuivre,

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