I. — La 'preuve de premier (yrdrf
(]ette histoire des aveux de Dreyfus à Lebrun-Renaud, qui ne seraient môme pas des aveux d'après leur contexte, peut servir à Rochefort pour répéter dans un gâtisme malveillant : « Dreyfus est coupable, puisqu'il a avoué » ; mais il est inadmissible que des gens sérieux prêtent une seconde d'attention à des histoires comme celle du capitaine d'Attel.
Cependant GaA aignac raconte que le capitaine d'Attel avait dit au capitaine Anthoine et à un « autre officier », dont M. Cavaignac ne donne pas le nom... C'est l'histoire de Dumanet, qui, dans le iOi* régiment déforme, il approximativement mangé du pâté de foie gras.
Et M. Cavaignac constate :
En ce (jui concerne les aveux de Dreyfus, je puis dire
qu'ils me paraissent à eux seuls un élément de conviction, car il y a eu un moment où je n'ai eu que la connaissance des faits qui se rattachaient aux aveux, et ils avaient fixé mon esprit.
Cette phrase juge Tintellect de M. Gavaignac. Il tient pour preuves des aveux qui n'ont pas été faits : et de là il conclut que Dreyfus est coupable.
En premier ordre des preuves, le capitaine Cuignet met: les aveux de Dreyfus. L'article 1316 du code civil ne place l'aveu de la partie qu'au quatrième rang.