VI. — NÉCESSITÉ d'une SANCTION
Si les hommes, qui sont au gouvernement et au parlement, laissaient de pareils agissements sans sanction effective, ils commettraient un acte de faiblesse pire que tous ceux qui ont déshonoré tous les hommes politiques depuis le mois d'octobre 1897.
L'impunité ne serait pas de la générosité, ce serait de la lâcheté. Dans une République, obligée de concilier la coexistence d'un régime de discussion et d'une nombreuse armée, généraux et officiers doivent savoir qu'ils ne constituent pas un pouvoir : qu'ils ne sont que des fonctionnaires, subordonnés au pouvoir législatif qui paye les dépenses de Tarmée, et au pouvoir exécutif dont ils sont les agents.
Tant pis pour les coupables qui ont oublié leurs devoirs militaires : ils doivent apprendre à leurs dépens que ce n'est pas impunément qu'en voulant faire servir aux pires besognes les forces mises à leur disposition dans l'intérêt national, Ils se sont rendus coupables de haute trahison.
Un commerçant, qui aurait administré sa maison de commerce, comme Mercier, Billot, le général de BoisdefTre et autres ont administré les services dont ils étaient chargés^ serait poursuivi pour banqueroute frauduleuse et