PRÉFACE XXIX
2^ La date du ipois d*avril assignée au bordereau à renvoi des documents produits tant dans le procès Dreyfus que dans celui d'Esterhazy, c'est-à-dire qui a servi de fondement à la condamnation de l'un et à Tac* quittement de Tautre. Attendu qu'aujourd'hui celte date est reportée au mois d'août 1894, ce qui enlève au juge ment de 1894 toute base solide ;
Z^ La contradiction manifeste de l'expertise du procès Dreyfus et de celle du procès Ësterhazy, la divergence de conclusion des experts ayant pour résultat de déplacer la majorité de l'expertise de 1894 ;
4^ La similitude absolue avec le papier pelure sur lequel est écrit le bordereau et du papier pelure ayant servi à Esierhazy pour deux leltres écrites en 1892 et 1894 par Esterhazy et reconnues par lui ;
5® La preuve absolue résultant pour Esterhazy de ce fait qu'il a assisté aux manœuvres d'août à Châlons, en 1894, et d'autres documents de la cause que c'est lui qui a pu écrire cette phrase du bordereau : « Je vais partir en manœuvres », tandis qu'il résulte d'une circulaire officielle de mai 1894, non produite au procès Dreyfus, que Dreyfus n'est pas allé à ces manœuvres ni à d'autres postérieures et qu'il ne pouvait pas ignorer qu'il ne partirait pas ; et qu'il n'a pas pu écrire cette phrase ;
6® Les rapports ofQciels de police non produits aux débals en 1894, établissant que, contrairement aux renseignements fournis par Guénée et retenus par l'accusation comme arguments moraux, ce n'était pas Dreyfus qui fréquentait les cercles et qu'il y avait eu confusion de nom ;
7^ La scène qui s'est produite dans le cabinet de M. Bertulus et qui justifie les présomptions les plus graves sur les agissements coupables d'Henry et d'Esterhazy ;