‹ Affaire Dreyfus: Analyse de l'enquêteChapitre 46 sur 162 · II. — Les pièces secrètes et le commentaire · texte numérisé non relu

II. — Les pièces secrètes et le commentaire

D'abord du Paty de Clam réduit au silence ceux qui essaieraient de contester encore la communication des pièces secrètes au conseil de guerre et il confirme complètement la lettre adressée par le colonel Picquart à M. Sarrien le 15 septembre 1898, dans laquelle il disait que « sous le pli fermé remis entre les mains du président du conseil de guerre se trouvaient : un pli contenant : 1° les quatre pièces que j'ai indiquées dans mon mémoire ; 2" le commentaire écrit par du Paty, Il n'y a pas de doute à ce sujet. »

Du Paty de Clam dit en effet :

Il est exact que le colonel Sandherr m'a prié d'écrire une note sous ses yeux, et avec sa collaboration, en vue d'établir la concordance entre certaines pièces qu'il m'a montrées. Le colonel Sandherr m'a pris cette note, j'ignore ce qu'il en a fait.

Ce fait a dû se passer au commencement de décembre 1891.

Qu'est-ce que cette note 'l elle était destinée à commenter les pièces communiquées en secret au conseil de guerre. Une fois que ces pièces eurent servi à l'usage auquel elles étaient destinées, elles devaient être brûlées. Le général de Boisdeffre s'étonna devant Picquart que cet ordre n'eût pas été exécuté. Depuis, la note de du Paty de Clam a été détruite ; qu'importe, du Paty de

DU PATY DE CLAM ET l'ÉTAT-MAJOR 43

Clam reconnaît qu'il avait écrit le commentaire qui accompacfnait. le dossier secret.

Il reconnaît que « les pièces énumérées par le colonel Picquart faisaient partie de celles qui ont passé sous ses yeux. » Et il ajoute avec ses réticences habituelles : « Le nom de Dreyfus n'a pas été écrit par moi dans cette note, autant que je puis m'en souvenir ».

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