‹ Affaire Riel: discours de l'Honorable E.J. Flynn, solliciteur-général: prononcé devant l'Assemblée législative le 29 avril 1886, pendant le débat sur la motion présentée par l'Honorable M.P. Garneau, touchant l'exécution de la sentence de mort contre Louis Riel, accusé de haute-trahisonChapitre 3 sur 3 · PROFESSES TO BE A FRIEND · texte numérisé non relu

PROFESSES TO BE A FRIEND

“to thase in prison attempts tr introduce into-his

* action something which may make it necessary for’

“th House to reject it, thn he has destroyed tha

“abject which -he professes ts have dt heart.

(Cheers. } Udo not suppose there is a man

an | Dm13

“(Gheaers.} :Mr'can gel-a recommend ition of ‘mercy | Mais les honorables députés da l'autrecs 6 le cette: “feom-this- Hiuse. But he must-not, under thit| Chambre, mus, s’il faut:les en croirs par un Sen.” “ gnise, endee our to serve a party purpose or 2 | timent de patriolisme et de dévouement, mug parce. ‘+ narty end. So -far as I'am: concerned, 1 shall sentiment chevaleresque qui les caractérise, et non: - # have: no -hestitations if Vhis -amendmant is pres | pas par aucun intérêt politique, veulent prolon. | TT « godin voting againet it. Because Tsay thal:if | ger-la discussion sur ca point ! (Rires }. . “you undertake to decile here upon a matter not} Non contents d'avoir tenu des assemblées dans . “4riekin-our Courts having no conneétion with | plusiours andr its.dsla-province dea Québec, dae “ our laws—if ‘you undertake to say here that aj voir sonlevé, 1 où ils ont pu le faire, Vindignation “ particular course taken hy the authorities al} popu'aire contre certains hommes ; d'avoir voulu Ottawa has been just and proper whith reference |les ‘létruire les démo'ir : d’avoir-tenté de ren- “toa thing that does not concern us at all ‘ks a/verser le gouvernement fedéral : d'avoir voulu sou- * Province—you woull always have the right to | mettre une motion à cot effet à la Chambre des Com- “ review the action taken at Ottawa in raferencs to | munes, laqnelle, après avoir éte discutée, a été reje- “tha administration of justice, On grounds of rea- | tée d’un’ mani-re fc atante ;-ces honorables dépu- “son, onthe grounis of- what is expedient and | tés, dis-je, ou plutôt le pa-ti libéral veut encore la ra- “ proper, with every wish to. see tie House join in | mener ceite quésiion devant cette Chambre, sous “‘arecommenlation to ‘mercy, | have no hesita-|le prétexte qu'il s'agit d'une question nationale, , “tion whatever in telling my honorable.‘ friend | mais en réalité pour arriver à un but simplement: “that, ifhe wil! not withdraw his amendment. | politique. ‘ “1 wilhput upon him the responsibility of having} C’est le parti et non pas le pays, que ces hono-

| & prevented the expression ae [tables députes trenneal le plus à conserver. (Eeou-

Lez, ecoutez!) i fs veulent faire da cette question ce ‘qu’on ap-

4° of a desire for mercy by upholding an element

« which should never have been introduced. (Loud | pelle ici, en langage de convention, une plale forme « chers.} ay politique. sot Le à La Chambre remarquera que M. Fraser parle| L’honorable chef de l'onposition ne nous a pas \ - d’une recommandation unanime d'amnislie. fail connaitre encore tout son programme pour les ‘ Voilà Vatlitude que le gouvernement’ d'Ontario, | élections; mais il le fera,sans doute, plus tard. L’hoa prise-sur cette question importante. Maintenant, | norable chef de l'opposition, en attendant, a voulu pourquoi dérogerions-nous aux précédents ciaire-| canter la faveur popula eau moyen de la.question ment établis, aux autorités anglaises sur ce point. | Riel; il a voulu faire de elte question, de Vécha-

ét à un précedent qui nous est donné par la pro-| faud de Régina, une \ vince-sceur ? (Ecoulez, écoutrz). Je crois que lors- Cr Ve \ que la Léxislature d’Untariv s'est prononcee de la - Plate-forme -politique.

+ manière que je viens de l'indiquer, le vote d+ la .

Chambre des Communes fvavait pas été donné.| Mail y a une chose qui me surprend, ° Je dis bien, le vole de la Chambre de. Communes) A venir jusqu'à l'autre jour, on-peut dire que Vaest du 24. mars 1836, par conséquent plus d'un|gitation Riel, quoiqu'elle fat, a certains points mois après l’action de la Législature. d'Ontario ; | de vue.rezrettable quant aux attaques personnelles elle eût une raison de plus pour rrjster l'ameude-| qu'on a faites, et quant à l'indignation populaire. - ment, si le vo e eût été connu. , [won a voulu soulever, que cette agitation, dis-je, : * Îme reste un point ow deux à toucher, et j'aurai | pouvait être tolerée comme une agitation constitu- ;- “finimes remarques. ~~ . . - tionnelle. Jusques-là soit, et jusqu'à l'attitude prise “Je crains d'avoir occupé trop tengtemns l'at-|ä.la Chambre des Communes par certains dépu- A tention-des honorables dépa'és de cette-Chambre | tés, passe encore. Mais, du moment que l'on chere. - (Cris, non, nou l}: j'ai pu peut-être les ennuyer| che à changer le theatre de la lutte, à demander à | ‘ avec des citations d'autorité. qui sont un peu ab-| cette Législature d'intervenir, l'on dé; asse lestbor- |. ‘strailes : mais je tenais surtout à-leur démontrer Ja|ues d'une agilalion constitutionnelle, en meme © différence qu'il y a entre les deux cas, et faire voir |temus que l'on méconnait ou méprise l'intention * - ~ * que la théorie de l’erpressive funehon du parlement, | bien connue d'un grand nombre, suivant nous, de. dont: J'ai parlé, Pautre jour, n'offre rien d’incom |ceux qui ont dés-le début pris part à ce mouve- © "~~~ “patible avec l'attitude que je prends en ce moment. ment. . ke eee N, , 2: , PS - +: Ilest vrai qu'on a fait. des asszmblées dans cer- | Tactique de opposition ‘taines patties de la Province da Québec, et que ‘° -— Qrosignifie cette motion ? 4 - l'on a compté sur certains: représentants de, cette - . @ Eh bien, M: l'Orateur, pourquoi c2tte motion ? | Chambre pour venir y donner expression de leur . . Que'signifie attitude du parti libarat relativement | opinion sur la question, et l'onsait assez quelles sont . / à cette question ?. (Écoutez, 6 soutez. ) « [les opinions de ces députés. Mais ont-ils exprimé . * Pourquoi -le, parti libéral fait-il de cétte motion | l'opinion que s'il y avait une motion de censure \ “une-question qu’il appeile nationale? . comme celle-ci, qu ils voteraienit pour cette motion 2? wk, On$’étonue,; M. l'Orateur, quand on entend des! Non! D ailleurs ces députés qui ont été appélés à “ honoraples -députés ‘s’apitoyer sur.le sort de Louis | exprimerleur opinion sur cette question, l'ont fait | °+ Riel, de ce pauvre Louis Riel qui n'existe plus. comme citoyens. Ils ont exprimé leur. opinion: « <j. - * dbest‘b en‘connu l'adage que l'on cite touchant | comme tels dans chaque division ; comme étant les”, Jes:morts: De morluis nthit nisi bonum ; des morts | principaux. hommes, du comté, ils y. ont exprimé : . omne dit que du bien. - . | leur opinion individuelle. , '. de’serais donc disposé à ne rien dire sur le comp- | : Maintenant, M. l'Orateur, quelle est: la sane-. té-de.cet'hommè, et: à le-laisser-- dormir: d'un pro- | tion de. cetle . expression d'opinion ? “La sanc- “fond-sommeil, du ‘sommeil: des justes, je l'espère. tion-régulière, la ‘sanction réellement constitution

nelle est que, quan il s'agira de prononcer un

verdict contre les hommes qui auraient. pu peut-

être empêcher l'acle en question, ces honorables

députés se trouveront peut-être, par l'expression

d'opinion qu'ils ont donnée, s'ils n'ont pas'eu- des

raisons pour la mo lifier, se trouveront, dis-je, face à - -face avec leurs déclarations antérieures.

Je crois avoir lu tous les discours qui ont été prononcés par ces depulés, et par d'autres personnes qui se sont occupées de cette question, et je n'ai pas encore vu, dans aucun de ces discours que

- j'ai lus, l'expression d'opinion de la part daneun député de cette Chambre,d’aucun député conservateur, allant-à dire que, dans celle engzinte, il vote. rait pour une motion comme celle qüi est présentée, par l'honorable député du comté de Québec.

L'honorable depulé du comté de Québec luimême, n’a jamais voulu prendre cette attitude, et je sais que, dans l'organe du parti dit Riel ou national à Quebec, les premiers écrits sur ce sujet ont été dans ce sens, savoir, que la législature de Québec n'avait fien à faire avec cetle question en débat (Ecoutez). L'un des principaux représentants de ce mouvement, l'honorable d:puté du comte de Québeg, —en même temps un des principaux propriétaires, je cro's, du journal La Juslice.—n'avait

as celte intention. Et je me demande par quelle influence l'honorable fl:puië a pu être induit à sou melire à celte Chambre une motion de blûme con. tre le gouvernement fédéral (Écoutez, ecoutez !}. Je me demande, M. l'Orateur, si le chef de L'opposition n'a pas réussi à séduire notre honorable ami et à Je persuader qu'il pouvait régulièrement en agir

| ‘ ainsi ?

Quoiqu'il én soit, je suis prèt à amettra et j'admets parfaitement la bonne foi de l'honorable dé.

pure du comts de gjuébec : j'admets sa sincérité; |

je respecte ses sentiments, et, certes, je dirai plus, qu'il n'y à pas un député dans eslte Chambre pour lequel j'ai plus de respect. Mais, je ne crois pas que son attitude soit une-aUitude regulière, constitutionnelle, une atlitude conforme à la ligne ae conduite qu'il s'est tracée lui-mêine, où que son organe lui a d'abord tracée, - ‘ Comment ! pense-t-9n sérieusement que lorsque Yon a invité certains deputés conservaleurs deu cette Chambre à êlre présents à des asssmblees favorables au mouvement, pense-t-on que si on leur eût ‘dit alors, qu'il s'agissait de preparér les voies

<< à une mouon comme celle qué Pou veut nous

faire aduptér aujourd'hui, pense-t-on qu'on aurail ‘eu la coopération de ces députés ? Je dis ‘qu'on ne l'aurait pas'eue, et qu'ils n’ont jamais * songé “qu'onleur demanderait un jour de se prononcer ‘d'une manière aussi incortivutionnélle ! (C’est ‘vrai a a. et

" Quant à ceux, encore une fois, qui ont exprimé eur opimen; dans Jeurs comtes , respectifs, ja comprends qu’il s'agira pour ces personnes de concilier leur conduite avec leurs promesses, on

leur demandera” au jour des élections fédérales, de}

faire Gonnaitre les raisons qui auront pu les. éngager ävmodifier leur opinion, si tel est le cas. Et "je ne puis pas'admettre, quelque soit leur attitude prise autérieurement, qu'ils soient obligés de’ voter

pour la motion qui.est soumise à la Chambre.

Le parti liséral veut arrivereau pouvoir. Il veut

avec la question Riel capter les faveurs populaires |

dans la provinée de Québec. Il a pu avec ce prétendu cr: national seduire un certain nombre de

personnes. Celles-ci ont pu agir ae bonne foi: au reste, je ne suis pas appelé à les juger. Maisil va un trait dans l'histoire que je pourrais mentionner, un trait historique qui ressembie pas mal à ce qui se passe aujourd'hui, des Grecs,contre les Troyens. Les Grecs se'trouvaient découragés et sur le point de se retirer, et de ne plus songer à s'emparer de la ville de Troie. Qu'est-il arrivé ? lls eurent recours à une. ruse de guerre. Tout le monde a lu l’histoire de ce cé ébre cheval de bois construit par les Grecs, et qu'ils laissèrent surlerivage. Les pauvres Troyens s'imaginérent que c'était à un vœu que faisaient, les Grecs aux dieux, pour que leur retour fut heureux, et, écoutant la voix iusidieuse de Sinon, ils introduisirent: le cheval de bois dans leur ville. Les Troyens-s'imaginaient que le cheval, une fois

jamais les Grecs. Mais voilà, tout à coup, que des guerriers en grand nombre sorient des flancs ténébreux du cheval de bois, sa répandent à la faveur de la nuit, et détruisent la ville de Troie. De là l’a-

dreles Grecs jusques dans leurs présents !”

Eb bien ! M. l'Orateur, le parti libéral, ou le chef. de l'opposition, se présente au parti conservateur avec des présents. I lui a dit qu'il ne s'agissait que d'un mouvement national, auquel tous les partis étaient conviés, .mais au fond de toutes ces balles protestations de dévouement, l'honorable chef de l'opposition ne.cache-t-il pas une ruse da guerre ? Ne veut-il pas diviser le parti conservateur,

régner à sa place ?

Ii est vrai qu'un certain nombre de personnes, appartenant au parli conservateur, ont pu faire cause commune avec lui dans les démonstrations qui ont cu lieu, mais je suis convaincu qu'elles ne tarderont pas à comprendre quelles sont les véritables intentions du parti libéral, et qu'avant longtemps elles cesseront de coopérer avec le chef de l'opposition et ses amis. - .

L'on sait, M. l'Orateur, que l'honorable chef de lop position a été jusqu'à demander à lhonorabie M. Ghapleau, un des chefs du parti conservateur de

des grandeurs où il était, et que lui, chef de l’opposilion, marcherait sous ses ordres'commeun de ses fidetes partisans. Mais l’on sait également que cette tentative n'a pas. produit l'effet qu’il en attendait. A ses amis maintenant de vanter son dévouement, son patriotisme, son esprit d’abnézation, en consentant ä.accepter pour chef celui qu’il avait combattu depuis un grand nombre - d'années avec tout I'acharnement que Je parti libéral apporte quand il s'agit d'attaquer un adversaire, Mais pour ceux qui connaissent le chef de l’opposition et ses antécédents, il est facile de deviner quelle était alors sa pensée. : ‘ .

Mais n'allez pas croire, M. ?Orateur, que j'ai des craintes ou des appréhensions à raison des tentatives faites par honorable deputé de Saint-Hyacinthe. ne

Non, je vois même dans les’rangs-de ses propres, amis des defections nombreuses. C'est bien le cas pour lui de dire: Délivrez-nous de nos amis. Il n'y a, pas que M, Fraser, qui. ne s'accorde pas avec. M. Mercier, il y a d'autres libéraux qui ont ex-

primé leur opinion d’une manière bien claire, et

Il s'agissait de la guerre,

introduit ea dedans des murs, ils auraient sur-° monté toutes lea difficultés, ils auraient vaincu à”

Jags: Timeo danas et dona ferentes :* il faut crain-

alin de gravir jui-nième les degrés au pouvoir et y :…-

notre province à Outaouais, de descendre du faite |

Te

‘ qui ne laissent aucun doute sur leurs intentions.

Permeltez-moi de citer brièvement les paroles’ de quelques-uns de ces hommes qui sont les soutiens du: parti libéral. . oo ‘

D'abord le premier .homme, le plus grand, celui qui joue Je réle le plus important dans le parti li béral, c'est honorable Edward Blake, l'ami, leconfident et meme le conseiller du chef de notre opposilion. . ce '

“1 parailrait que M, Blake, après son retour d'Eu-

‘rope, au mois de janvier dernier, a rer contré à

: New-York, l'honoruble député de Saint -- Hya- . cinthe, ou quelques-uns .de ses amis, et c'est

+ devait ce petit témoignage de reconnaissance. - A

du passé rouillé3 de sang.

après s'être abouché avec eux que le chef de Fop-

-position dans Ja Chambre .des Communes a pro- ‘noncé son célèbre discours connu sous le ‘nom de

discours de London. ” Le lly a dans ce discours, plus d'un passage où M:

«Blake accentue sa manière de voir.au sujet de

Pagitation Riel, ces -paseages renferment une condamnation de latitude de l’honorable député de Saint-Hyacinthe.. Pour ètre bref, je ne citerai que le passage suivant : :

© For the reasons I haye given, I do not desire a party conflict on the Regina tragedy; I do-nol pro- ‘pose to construct a political: platfurm: out of the

egina scalo'd ; orto create’ or cement party ties

- with the blood of the condemned: To upply words:

I have already quoted elsewhere, in anguher sense, I do not care # To attempt the Future’s portals with “the Past’s blocd-rusted key.” 7

‘-----” (Ouvrir les portes de l'avenir avec une clef du

passé rouil'ée de sangr} :

Ainsi M. Blake ne veut pas avoir de conflit de parti avec le drame de Regina, i! ne veut pas cons-

- truire une platt-forme politique avec ] échafaud de

Regina ; ilne veut pas méme cretr ou cimenter des liens de parti avec le sang d'un condamne: it ne veut pas ouvrir Ja porte du pouvoir avec la clef

Peut-on jamais exprimer une pensée en un langage plus energique que ne -l'a fait én cette circonstance l'honorable M. Blake? Mais l’on dira : M.Blake, depuis, d'est-il pas revenu sur sa décision? Je ne: lé crois pas; je n'en trouve -pas la

. preuve dans Ie discours qu'il a prononcé à la Cham-

bre des Communes sur la motion de M, Landry.

Lisez ce discours et dites-moi.si vous y trouvez aucune contradiction entre ce dernier el celui qu'il a prononcé à London ? i

Que dit-il à la Chambre des Communes ?

Pourquoi vote-t-il comme il le fait ? Il dit qu'il trouve, dans les faits qui sont produits devant ‘la Chambre, que Riel était un insensé, ou un de ceux dont l'intelligence se trouve tellement affectée, qu'on aurait dû commuer sa sentence. Il exprime là une opinion sur'une question médicolégale. Il s'exprime comme avocat, simplement comme avocat, il ne parle d'aucun autre aspect de la question. -

M. Blake a dt faire un grand effort, pour arriver ‘à adopter cette ligne de conduite; je comprends qu'il s'est trouvé tres embarrassé, car il ne voulait pas se déjuger, et, sans doute, il a voté ainsi

pour faire plaisir à l'honorable M. Laurier, chef du parti libéral de la province de. Québec, qui, dans une autre circonstance, avait volé avec lui. 1Fui-

sat

tout événement, dans son discours de London, il ya une désapprobation directe et complète de la ligne de conduite-snivié par le chef hbéra! de la province de Québec, l'honorable député de Saint-Hyacinthe, et c’est une désapprobation venant de la bouche d'un de ses amis préférés. Lo

Ii n'ya pas que M. Blake qui se soit prononcé de celte manière. , | . :

Si j'examine les votes et les délibérations de la Chambre ‘des Communes, j'y trouve des noms comme ceux-ci: L’honorable M. Cartwright, l’honorable M. Mackenzie, ex-premier-ministre, M. Palerson, et d’autres libéraux, qui ont volé avec le. gouvernement du Canada sur la motion Landry.

Si on laisse de côté les autres provinces pour arriver à r an

la Province de Québec :

on ne peut pas dire que l'union la plus parfaite

exisle, mème au point de vue du parti libéral, sur +

cette question. ‘

On a voulu faire un monvement dit enatioral». Qu'est-il arrivé ? Celui qui a été pendant quinze ans le‘chef-du parti libéral dans la province de Quebec, l'honorable M. Joly, Pex-dépulé de Lotbi- * niére, quand il a vu ue l'honorable chef de Yopposilion voulait faite. une question nationale du procès Riel, a tenu-ädésapprodver immédialement son altitude, Ji Jui infligea un véritable coup: dassommcir, en résignant, ‘el en donnant pour raison qu'il n'était pas d'accord avec son comté sur ce ‘point, disant implicitement qu'il n'approuvait pas l'agitation qui se faisait dans la province de Québ'e contre le gouvernement fédéral. Lt.

Mais il est possible qu'on ;n’ait’ pas attaché aulant d'importance à cet événement de la résignation de M. Joly, qu’on aurait du Je faire.

Swvant moi, cette resignation de M. Joly camporte une protestation énergique contre Lattitude prise par honorable chef de l'opposition. :

Quelque temps après, le député de Drummond et

Arlhabaska résigna aussi, en donnant pour raison ,

qu'il ne parlageait pas l'opinion de la majorité de ses électeurs sur la nature de l'agitation. M. Watts ne pouvait pas approuver cette espèce de coalition, cette espece de fusion qüi se faisait entre le chef de l’apposition et ses amis libéraux, avec d'autres personnes appartenant au parti conservateur. °

En d'autres termes, il n’approuvait pas l'attitude

prise par le parti libéral. Deli une divergence

compléte d'opinion entre lui et le chef de l'opposi-.

tion. : ‘ - .

Méme à la dernière session, que s'est-il passé

7, iz

# la

lorsqu'il s’est gi des résolutions de l’'honorabie dé- --

puté des Trois-Rivières ? ne

On a vu le spectacle singulier d’un homme siégeant à coté du chef de l'epposition, l'honorable M. Joly, alors député de Lotbinière, qui s'est levé et a dit qu'il regrettait beaucoup de ne pouvoir voter avec son ami. |

Nous avons vu l'honorable M. Joly, et ls député de Montréal-Centre, M. Stephens, et:le député de Huntingdon, M. Cameron, voter contre la motion de M. Mercier, indiquant par là que ces hommes, dès l'année dernière, n'étaient pas en conformité de sentiments avec le reste du parti libéral.

.: Que Pon prerine, dansda province de Québec, fous leslibéraux anglais, par exemple ! Eh bien ! le

AT

oa

/ , chef de l'opposition. ne les trouvera pas avec lui’ la leaching function; c'est-à-dire

.. Sun ce point, : on es; Anglais qui, ont coutume de l'appuyer, ne

; ‘* Pappuieront pas sur celte question, et js connais, | Quant ‘au ‘/eaching power, nous sommés ap

fia

ey os

lu fonction éducd. | trice ; l'informing power, c'ést-ätdire le ‘ponvoit de donner des’ informations, l'expressive power, ete. pelës,

i, antrautres, un député qui siége à votre gauche.. en ce moment, à exbroer la function éducatrice dang * M. PUrateur, qui sera fort embarrassé de voler le.parlement : et, dans quel sens doit-on-entendré ce pour la motion du députe du comté de Québec. —{mot? La Législature de Québec doit, autant que

Je crois avoir parle peutsétre trop longtemps sur de point. Js termine en/me résumant, ‘ Fe * - D'abord, il s'agit d'une} questiun concernant l'ad- -ministration de la justice: .

') Noug?n’ - -accuper de l'administration de la justice que quand 1 il s'agil de-la province de Quebec. ' ° -. Or, u s'agit ici d'une {question concernant l'administration de la justics dans les territoires du Nord-Ouest, et, par conséquent, hors de notre contrôle. no . Lo It ne s'agit pis d'une question ordinaira d’ad- ' ministration de la’ justice, mais de l'exercice

‘de la préropative royale de pardon : ce pouvoir Te Mappartient qu'au gouverneur-général, Il s'agit

4, de l'autorité de la’ chose jugée : sur ce point sou-

“<> vent discuté, lé peuple, qui a envoyé des députés à

la-‘Chambre des Coinmunes, pourra, quant à Vexer-

Cice de Ja’ clémence ‘royale, exprimer, quand je

temps viendra, son épimon. Mais quant au droit

de l'Assemblée Législative de la province ds Qué-

bec d’intervenir’dans une matière qui ne la re-

" garde pas, elle ne peut intervenir que pour faire

des félicitations, des compliments ou des adres.

ses; elle n'a pas le droit d'intervenir en de-

“hors de ses attributions, dans une malière qui ne

‘ la concerhe pas, pour adopter des motions de cen-

sure ou de blime contre une ‘autre autorité, surtoyt

quand la constitution lui ôte ce pouvoir, comme

“dans le cas actuel, . .

- . Au fond'de toute cette question, il y a- une tac-

s tique de parti Ona voulu faire une plale-forme

” politique de cette question, contrairement au désir

exprimé par l'honorable M. Blake, chef du pafti fi-

: béral à Ja Chambre des Communes. .

M. POratenr, on a peut-être attaché trop d'impor-

tance à expression; dont je me suis servi l'autre

jour, à savoir, qu'il 'y. avait, dans cette Chambre,

Pexpressive power. Je n'ai pas inventé catta expres-

sion ; c’est un mot que je trouve dans les autorités,

- où je trouve bien d’autres choses à l’encontre,de la motion maintenant soumise. . 5

“ de trouve qu'il entre dans les attributions d’un

| aS

CR avonsle pouvoir conslitutionnel de nous |

possible, répandre dans le peuple des idéés saines, en rapport avec Ja constitution, et en rapnort avec la justice ; et le devoir des représentants dans cette , Chambre, est, n0 1 pas de développer dans l'esprit du peuple des idécs fautses, des-idées subversives, . mis bien de diriger l'opinion publique dans la vé- . ritablé. voie, dans la voie de la justice, de la vérilé, Jans la voie que la constitution nous indique. Eh bien lie dis donc que l'attitude que Fon prend est contraire À ces principes, et que luin de vouloir faire . l'édtication du peuple, l'on veut induire le: peuple à avoir des idées erronées, à inculquer dans son . : esprit, des notions fausses sur la constitution qui ‘ * nous régit, sur des. matières de la plus haute im: | portance, comme celle, de l'administration de la justice, de l’exercive de la prérogative royale de ¢ vardon, et autras questions qui s'y rapporlent,: . :

Je crois, M. l'Orateur, que’ nous devons réfléchir deux fois avant de nous engager dans celte voie, et jinvite les honorables députés à le faire. La circonstance est plus solennelle qu'on ne le pense,” J'invite les honorables a*putés, une fois pour toutes - 4 mettre fia à des discussions comms celles-ci, qui ne sont pas conformes à l'esprit de la constitution, qui ant pour elfet d'induire le peuple à mêler une infinité de-choses qui ne devraient pas être confondues et qui répandent des idées fausses sur {es pres miets principes qui régissent la société.

Sur ce point, je c. vis que nous sommes allés assez . loin, et nous ne devons pas encourager J’altitude ‘ ,°~

des honorables dépulés de autre côté de la Chambre.

Ilest de notre devoir -de voter contre ces deux motions, et, en le faisant; non seulement nous nous faisons l'écho des sentiments da -la Province, mais nous nous conformons aux autorites et aux précér. dents anglais, nous nous conformons' au précédent qui-vient de nous être donné par là Legisia. «| ture d’Untario, et même nous tombons d'accord sur. . , «° ce point avec le grand chef du parti libéral, dont.les' . paroles Gioquentes ont déjà été citées par moi, pa- | roles que jè"me Dermettrai ds répéter : “ Je ne Veux pas ouvrir lés’portes de l'avenir avec unerclef

ouvE d € TS du passé rouillés de. sang.” | (Applaudisséments corps délibérant comme £elui-ci,le pouvoir législatif, | prolongés.)' — | Le Où ' , ‘ + ‘ek : à ee 5 4 ' - ES A * ‘ ‘ ‘ à ST a on Iuprimenia GÉNÉRALE A. COTE kr Ge ' ! J “ mo toe ‘ us ! Me | Reproduction du Journal de Québec. : : Pour 1 : . Loe rit : à \ | : a : ~ ii = = I — : a c | {* ‘ ‘ | \~ y £ :

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