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se propre expression. Cette permission cependant était conditionnelle. Mr Simpson lui avait dit: “Je “ vous permets de travailler sous n'importe lequel des “ contre-maîtres de la filature, mais à deux conditions : “ la première c’est que vous trouviez un contre-maître “ qui veuille Lien vous accepter, et la seconde que vous “ observiez les règlements auxquels sont astreints les “ ouvriers de la fabrique.”
Mr. Simpson considérait, nul doute avec raison, que fournir ainsi à l’accusé l’occasion d'apprendre l’art de fabriquer des tissus, c'était lui faire une faveur exceptionnelle et toute spéciale ; et pour cette raison, il fut entendu que Shortis travaillerait sans exiger de salaire,
Muni du permis que venait de lui octroyer Mr. Simpson, l'accusé se présente au cabinet de Mr Young, le contre-maître de la carderie, pour solliciter un emploi dans son département. Pour toute réponse Mr Young lui dit qu'il avait trop à faire pour s'occuper de lui, mais que si l’un des sous-contremaîtres voulait lui donner quelque travail à faire il n'y mettrait ancun obstacle. Nouvelle demande de Shortis, cette fois auprès du sous-contre-maître Reid qui consentit à le prendre à son emploi.
Le voilà installé dans la carderie.
On était occupé dans le temps à monter une nouvelle machine à carder et Shortis fut employé en qualité d'assistant du sous-contre-maître Reid chargé de ce travail.
L'accusé est entré dans la carderie vers la mi-octobre et il y est demeuré jusque vers la fin de l’année 1804, c'est-à-dire pendant environ huit ou neuf semaines.
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On demande à Monsieur Young :
# Q. Quel ouvrage lui avez-vous donné à faire ?
“ R. Je l'ai mis sous les ordres de Reid qui alors “ était occupé à monter une machine à carder.
“ Q. A part cela, a-t-il travaillé à autre chose ?
“KR Ila travaillé un peu partout. Je ne me suis “ pas occupé de ce qu'il fuisuit.
“ Q. Vous a-t-il suggéré quelque idée nouvelle ayant “ pour objet de perfectionner quelques unes de vos “ machines?
“ R. Oui.”
Il parait qu'en effet l'accusé lui a offert l’assistance de son génie dans deux occasions, une fois pour perfectionner une machine destinée à ouvrir les balles de coton et une autre fois pour confectionner un comptetr mécanique muni d'une clochette.
Messieurs, il est très possible que l'accusé possède certaines dispositions pour la mécanique. Il n'y aurait là rien qui serait en contradiction avec ies assertions de la défense et avec les opinions des spécialistes les plus autorisés,
J'ai déjà invoqué sur ce point le témoignage de Trélat :
“ Chez les imbéciles, dit ce docteur, quelques facul- “ tés peuvent étre développées, très développées mème. Il n’y aurait donc -rien d’extraordinaire de trouver chez l'accusé un talent particulier, une aptitude spéciale qui serait parvenne jusqu’à un certain développement.
M. Shortis, le père, nous a dit que souvent il avait observé chez son fils une facilité remarquable dans tout ce qui touchait à la mécanique, et je le crois. “ Du-
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