VI. — Blennorrkagies urêthrales
Bien qui; les sujets alleints de blennorrltagie uréllirale se soient présentes en grand nombre, je ne les ni admis
<\^^exceptionnelieinen(. Ils étaient dirigés ilans les services Aç vénériens, et si j'en ai retenu tiiielquos-iin-^, c'est parce ^u'ilsprésentaient une complication. tVélaicnt : 12 fois, une dysurie avec *\v>litt» It-g/Tf ;
2 fois, une rétention eomj»Ictc d urine par coni^C'^lion passagère de la muqueuse urctlirale à la suite d'un excès de régime ou d'un coil ;
1 fois, une uréthrorrhagîe survenue dans les mêmes circonstances;
3 fois, une adénite inguinale; i fois, une conjonctivite ;
3 fois, une arthrite au poignet et aux deux genoux, une arthrite au poignet et au coude, une coxalgie.
3 fois, un état hypochon«lriaque.
On est généralement porté à considérer la blennorrhagie comme peu de chose. Cependant c'est une maladie grave par sa durée et par ses suites. La plupart des épididymites, des orchites, des rétrécissements, viennent de la blennorrhagie. On la retrouve dans l'étiologie de beaucoup de cystites, d'abcès de l'anus et du périnée. Les blennorrha^iîiques, qui ooteu une épididyniite ou une orcliit*^ double, sont presque sûrement stériles. Kniin les blennorrliagiques, qu'ils soient affectés ou e-xem[)ts de compliraliuns, restent longtemps contagieux pour les personnes de rantrcsexe. Nombre d'endomélrites et d'ovaro-salpiugites, qui rendent les femmes stériles, ont pour origine la biennorrliagic de l'homme. La Pï^iocipalc cause de lu stérilité dans les deux sexes est la blennorrhagie.
^u début, les injections dans le canal de l'urèthre avec ^^ liquide antiseptique sont utiles. Elles peuvent arrêter le développement de !a blennorrhagie ou la rendre moins in- ^^Qse. Mais elles doivent être faites avec précaution, car ®"gs causent quelquefois une indammalion du col de la vessie.
Les bains prolongés, le repos, même le séjour au lit, sont les meilleurs moyens de prévenir les épididymitcs, les orchites et les cystites.
'"^s balsamiques à Tintérienr trouvent leur indication,
168 MALADIES DES ORGANBS OÉNITADX DE L'HOMME
lorsque la période d'acuité est à son déclin, et lorsque l'écoulement tend à devenir moins purulent.
Enfin, dans les cas de rétention d'urine ou de dysurie, il faut passer une sonde et renouveler le catliétêrismc jusqu'à ce que le cours normal des urines soit rétabli.
Vil. — Cowpérites.
5 cas. — 3 traités ; 2 opérés.
\J inflammation de la glande de Cowper a toujours eu pour cause une blennorrtiagic uréLhrale négligée, et, chez 1 malade, l'abus des injections semble l'avoir déterminée.
Une tuméfaction plilegmoncuse, dure et douloureuse à la pression, située à égale distance de l'anus et des bourses, a été le caractère objectif fondamental. En uiêrae temps les malades souffraient perdant la miction et la défécation. Le toucber reclal provoquait une douleur très vive, lorsque le doigt venait appuyer contre la région périnéale.
3 fois la cowpérile s'est guérie par résolution, après uu traitement de deux semaines, par le repos, les bains, les applications émollientes et résolutives. Toutefois, en explorant le périnée, au moment de la sortie des malades, j'ai constaté, dans sa profondeur, une petite induration persistante, bilobée, grosse comme un noyau de cerise, qui n'était presque plus douloureuse à la pression.
2 fois la cowpérite a su|ipuré. 11 a été difficile de savoir si la suppuration s'était formée dans la glande elle-même ou dans le tissu cellulaire ambiant. Quoiffu'il en soit, il existait un abcè.s, qu'il fallut ouvrir. Plusieurs abcès du périnée doivent avoir pour origine une inflammation de la. glande de Cowper.