‹ Affections chirurgicales du tronc v.2Chapitre 29 sur 48 · X.1II. — Gangrènes · texte numérisé non relu

X.1II. — Gangrènes

5 cas. — 3 traités ; 2 opérés. mort.

Si j'iMimiiic toutes les gangrènes dues aux iulittrations (i'urinc (cliap. XII), il ne reste plus qu'un 1res petit nombre de faits où \BigaHgrênff s'est manifestée sous l'inlluence d'autres causes.

Chez 1 malade de trente-neuf ans, une gaugrène de ta bourse droite avait été le résultat d'une injection de teinture d'iode, faite en ville pour guérir uoe bydrocèle vaginale. L'injection avaiteerLainenient étt^ poussive dans le tissu cellulaire du scrotum. Le? escliares s'éliminèrent et, au bout de vingt-cinq jours, le malade sortait en voie de gdérison.

Sfots, àlasuite d'écorchures du prépuce, une lymphangite gangreneuse produisit des eschares sur cet organe. Comme le gonllement inflammatoire avait amené un phimosis citez l'un des malades, il fallut débrider le prépuce avec le tbermooautère .

Enfin, chez 3 malades, la gangrène m'a paru spontanée. II s'agissait de deux hommes déjà avancés eu Age : Tan avait soixante-trois ans et une insuffisance mitrale. Le fourreau de la verge et le gland se raortiilèrent sans cause appréciable. A la chute des eschares, il y enl une liémorrhagie abondante venant du corps caverneux. Néanmoins le malade guérit et passa dans un service de médeeiiiti pour sonaffection cardiaque. L'autre, âgé de cinquante-cinq ans, paraissait exempt de toute tare pathologiqne (obs. 298).

Les tissus des enveloppes du scrotum el du pénis sont tellement extensibles que les pertes de substance, souvent très étendues, à la suite de la chute des eschares, se réparent facilement sans laisser des traces diiformes.

Obs. 208. — Gangrène spontanée du icrotum ; pla<iuea gan- (/réneuiiis sur ie glandttà la 'Krge\ gw&ison. — ft...(A(lrien\ qui est le sujet de cette observation, est habituellement bien portant, II a 55 ans actoellemont. A 35 ans, il a contracté une

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chaad^pissequia duré quatre ou cinq joui's seulement. Depuis \l n'a jamais otc gêné pour uriner. Il ne se souvient pas avoir tait une chute, ni reçu des coups sur le périmée. En un mot, on ne peut trouver aucun antécédent du côté des organes urinairesetdes parties voisines, ('onlonnier de son état, il travaille assis chez lui, toute la jouraée.

On moisenviron avant son entrée à Thôpital, G. . . a été pris de malaise, de céphalalgie. Néanmoins il put continuer son travail. Mais, il y a huit joui^s, il fut obligé de se mettre au lit, sans qu'il se fût aperçu d'aucun trouble du côté des organes gAiito-urinaires. Trois jours après, sa verge s'œdématia et il ne P^t plus découvrir le gland. Cependant il urinait facilementet ne sentait aucune douleur dans le canal. Bientôt apparui*ent, snrles bourses et sur la verge, des plaques grisâtres qui s'étendirent assez rapidement. L'état général s aggravant, il entra à l'hôpital le 4 juin 1881.

Les bourses sont tuméfiées, rouges. A leur partie antérieure on voit des plaques grisâtres, molles, larges de cinq à six centimètres carrés, qui se confondent sur leurs limites avec les tissus environnants. La verge est tuméfiée et présente an-dessous du gland, qui est découvert, deux cercles grisâtres, sphacélés, intéressant le fourreau de la verge et formant un sillon assez régulier. Sur le gland on voit aussi des points gris, sphacélés, do la grosseur d'une tête d'épingle. On ne peut songer à une gangrène par infiltration d'urine. En effet, lecathétérisme ne lait reconnaître aucun rétrécissement. La miction est normale et a toujoure été normale. Il s'agit d*one gangrène spontanée du scrotum et de la verge chez un malade, qui n'est ni diabétique, ni glycosurique.

Je cautérise avec le thermo-cautère les plaques de gangrène, en suivant leurs contours, afin de hâter leur élimination. Je cautérise aussi les plaques grisâtres du gland. Cette cautérisation est complètement insensible.

Compresses phéniquées sur les parties malades, changées plusieurs fois par jour. Potion do Todd. Extrait de quinquina deux grammes.

Lg6 juin. Les plaques de sphacèle sont à peu près limitées. A leur centre le tissu cellulaire s'élimine par filaments. Lors-

) DKS ORGANES GÉNITADX DE h HOMME qu'on lave les tissus au moyen d'une injection phéniquée, on voit les filaments du tissu cellalaire se gonfler et présenter un aspect analogue à celui Uu coton mouillé. Après le nettoyage de laplaie, on distiûguenettement les deux testicules recouvertsd'one membrane rosée.

Le 7. Le malade a peu d'appétit. H a de temps en temps des exacerbations douloureuses. Il urine sans gêne, pas plus fréquemment que d'habitude.

Les bourses sont à peu prés complètement sphacélées. Il ne reste, à la racine du scrotum, qu'une zone de peau saine, d'environ deux centimètres, irrégulièrement découpée, plus étroite en avant qu'en arriére. La partie supérieure des testicules est à peine cachée par cette bande de tissu sain. Par places, on voit des plaques do sphacèle, grises ou noirâtres. A la verge, les points sphacélés sont à peu prés détachés et n'ont pas de tendance à s'étendre.

Les pansements consistent à laver les plaies avec de l'eau phéniquée deux fois par jouret à les recouvrir de compresses phéniquées.

Le 9. Les plaques de sphacèle ont presque toutes disparu. La cloison des bourses est disséquée, et présente des traînées de tissu conjonctif qui la réunissent aux testicules. On peut constater que la vaginale est intacte, mais qu'elle est le siège d'un épancheraent.

Le 10. La tunique vaginale gauche se déchire spontanément et laisse apercevoir le testicule qui est sain. A droite la tunique vaginale est toujours intacte.

Le 13. L'état général s'est amélioré. Les tissus sphacélés ont complètement disparu. Les testicules recouverts de la tunique vaginale, intacte à droite, perforée en deux endroits à gauche, sont rosés, Des bourgeons charnus végètent sur la cloison entre les testicules et au niveau de cequirestedu scrotum.

Le 23, La cicatrisation du scrotum avance beaucoup, et tend à recouvrir les testicules.

Le 1°' juillet. Le malade va de mieux en mieux. L'état gé-j néral est très bon. La cicatrisation marche assez rapidement:^

Le 20. Les bourses sont presque complètement reforM» La peau, attirée par la rétraction cicatricielle, recouvre

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testicules. Il ne reste plus qit'uue petite surface bourgeonnaate à la partie antérieure et inférieure des bourses.

Le 26. Tout est cicatrisé. Les testicules sont remontés vers le pubis par unscrotum raccourci, mais bien formé. Le malade guéri parten convalescence à Tasile deVincennes.il urine normalement. Il n'est ni albuminurique, ni glycosurique.

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