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XV. — Epididymites et Orchites

190 cas. - ISS traités ; 2 opérés. mort.

Dans le recensGnienl des ianammalions tesliculaires, j'ai réuni les épididymiies aux orchites, parce qu'elles coexislent souvent et parce qu'elles ont les mômes causes. Si le testicule esl particulièrement gonflé et douloureux, on dit qu'il y a orchite. Si, au contraire, les lésions portent spécialement sur répididyme, on diagnostique une épididymite. Nais rinilammation n'atteint guère l'un ou l'autre organe isûlémeol. Et souvent le canal déférent est lui-môme eoflammé. C'est aiusi que, dans 103 cas, il y avait prÉdorninaoce de l'inllamniation épididymairc ; dans 63 cas, prédominance de l'indaramalion tesliculaire ; dans 16 cas, inflammation à peu près d'égale intensité sur le testicule et sur lY-pididyme ouorcliido-épididymite; enfin, dans 8 cas, il y avait fuuiculite ou inflammation particulière du canal durèrent.

La bleniiorrbagio uréthraie (125 fois) a été de beaucoup la cause la plus fréquente de l'àpididymitc et de rorobile. Après la blcnnorrliagic, j'ai rencontré les traumatisme» (37 fois), contusion du scrotum, marclio forcée, grand

MALADIES DES 0ROANE8 GÉNITAUX liE l'HOMME

effort muscutaire, onanisme {1 cas) ; chez plusieurs sujets qui avaientsubiim des traumalismes précédents, une blennopphée avait favorisé le développement de l'inflammation. 9 fois, la maladie avait été pri>duite par un calhétérisrae de l'urèthre ; 1 fois, par une cystite ; 1 fois, par une uréttirite rliiimatismale, et 1 fois, par les oreillons. Dans 15 cas, la cause est restée inconnue.

L'épididymite etl'ûrchiteblennorrhagiquesont été observées surtout chez les sujets qui avaient moins de trentecinq ans. 19 seulement avaient dépassé cet âge. Elles m'ont paru uu peu plus fréquentes pendant les mois de la saisoa chaude, que pendant les mois d'automne et d'hiver.

Le testicule droit est plus souvent atteint que ie gauche, dans la proportion de 72 à 64. Chez 9 malades, linllammation avait envahi les deux testicules.

L'épididymite, ou l'orchite, s'est présentée sous la forme aiguë chez la plupart de mes malades. Elle revêtait la forme subaigue dans 30 cas, et la forme chronique dans 10 cas.

Très souvent l'inflammation testiculaire produit un épanchement de sérosité dans la tunique vaginale. Cet épanchement est ordinairement peu abondant et passager. Mais, chez 8 malades, il prit la forme d'une hydrocèle qu'il fallut évacuer.

Chez 2 malades, l'orchite s'est compliquée d'un rhumatisme articulaire, et, chez 2 autres malades, d'une péricardite et d'une endocardite. Le virus blennorrhagique avait été la cause commune à l'orchite et à l'innammation des séreuses cardiaques et des synoviales articulaires.

Les autres complications ont été : des rétrécissements de l'urèthre (4 cas), des congestions de la prostate (4 cat»), des cystites (2 cas), la syphilis (3 cas).

Au bout de neuf jours, en moyenne, les phénomènes inflammatoires s'étaient amendés. L'épididyme et le testicule étaient encore plus ou moins tuméfiés, mais indolores, et, avec un suspensoir, les malades pouvaient reprendre leurs occupations habituelles. La tuméfaction de l'épididyme met ensuite des mois à se résoudre. Elle se termine souvent par une induration qui dure toute la vie. Je ne sais dans

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quelle proportion a lieu la résolution complète ou la terminaison par induration.

iai vu, 3 fois, le testicule s'atrophier à la suite de Tépididymite, sans qu*il y ait ou suppuration.

Chez 3 malades, le testicule suppura. 2 fois Tabcès s'ouvrit spontanément; 1 fois je Tincisui.

Le traitement des épididymites et des orchites est un traitement médical, sauf les cas d*épanchement vaginal considérable et sauf les rares cas de suppuration. Repos au lit, relèvement des bourses, compresses résolutives, compression ouatée, emplâtre de Vigo, bains, médication contre la blennorrhagie uréthrale, tels sont les moyens que j'ai mis en usage.

L'épididymite est très sujette à récidiver, pour peu que l6s malades soient soumis aux mêmes causes qui l'ont produite une première fois.

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