X. — Chancres mous
8 cas
1 homme : 1 traité, 4 guéri.
7 femmes : 7 — 7 —
Parmi la grande variété des ulcéralioQs de Tanus, il n'est pàs toujours facile de distinguer le chancre mou. Plusieurs ulcérations existant en même temps à la marge de Tanus, à la vulve, à la face interne des cuisses ou aux fesses m'ont donné, ch?z 5 malades, un premier indice. Mais, pour acquérir une certitude, j'ai inoculé le pus sur la peau du ventre, et 5 fois j*ai vu naître un chancre au point de l'inoculation.
Malgré le petit nombre de chancres mous que j'ai observés à la région anale, j'ai remarqué leur tendance à l'ulcération et leur facilité à produire de la douleur. Chez 2 malades, les chancres avaient pris la forme phagcdénique. Chez un garçon de seize ans, rulcère était le siège de douleurs excessives, et revêtait les caractères d'une fissure. On saisissait, dans ce cas, la transformation d'une ulcération chancreuse en plaie fissuraire.
Tous les malades allectésdc chancre anal étaient jeunes. Leur âge moyen était de vingt-quatre ans et demi.
Des applications de poudre d'iodoforme, des cautérisations avec le nitrate d'argent ont sufli pour amener la guérisoii après un traitement de vingt jours en moyenne.
XL — Affeclions syphiiiliques.
48 cas ^ 7 hommes : 7 traités.
\ 41 femmes : 11 —
Les malades porteurs d'affections anales syphilitiques, aussi bien que ceux qui ont des chancres mous, ne sont admis qu'exceptionnellement dans les services de chirurgie.
Dans les cas que j'ai observés, la syphilis anale s'était manifestée : 3 fois sous la forme de chancre infectant dont l'induration était fort diftîcile à saisir ; 7 fois sous la forme
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de plaques muqueuses; 6 fois sous la forme de plaie ulcérée succédant soit au chancre soit aux plaques muqueuses; 2 fois sous la forme de syphilômc.
Cliez 13 malades, raftcction siégeait à la marge de Tanus; chez 5 malades, elle était située au-dessus du sphincter.
La coïncidence d'éruptions syphilitiques, de plaques muqueuses à la vulve, à la bouche, à Tisthme du gosier, confirmait le diagnostic. Dans 2 cas douteux, j'ai inoculé le pus des ulcérations, et je n*ai obtenu aucun résultat positif.
Lïige moyen des malades était de vingt-huit ans.
Après un traitement spécifique commencé à Thôpital, les malades sortaient guéris de leurs accidents locaux au bout de vingt-cinq jours en moyenne. Je n'en ai vu revenir aucun avec des rétrécissements dits syphilitiques du rectum.