Lopez, Annales d’oculistique, t. LXXVIII, 1877, p
KYSTES DERMOIDES ET MUCOÏDES
kyste de la paupière supérieure, appelé à tort kyste séreux, puisque le contenu était épais et filant; sa cavité pénétrait à une profondeur de six centimètres et demi. On comprend les difficultés d’une extirpation complète en pareil cas.
Les kystes dermoïdes de la paupière inférieure peuvent être rangés, quelques-uns du moins, parmi les kystes orbitaires internes. Broca1 a enlevé un kyste situé au-dessous de la paupière inférieure sur la partie moyenne du rebord orbitaire ; un « prolongement caudal » le rattachait à l’os unguis, en sorte que Broca n’hésita pas à faire naître cette tumeur dermoïde de la fente fronto-maxillaire. La présence d’un tel pédicule n’est pas mentionnée dans les autres faits de kystes dermoïdes de la paupière inférieure ; ces kystes sont placés au-dessous de l’orbiculaire et adhérents au tarse (Cunier2, Bull 3).
La région orbitaire interne est le lieu de prédilection des kystes dermoïdes à contenu huileux. Aux trois cas de Verneuil4 (1877) vinrent aussitôt ou peu de temps après se joindre ceux de Perrin5, de Le Dentu6, d’Albert7 (de Vienne), de Berger8, de Després9, de Hirschberg10, de Lannelongue. Charvot11 a pu ainsi réunir onze cas de kystes huileux prélacrymaux; A. Broca et Vassaux12 en ont ajouté trois. Le hasard de nos recherches nous a fait rencontrer encore une obser-