Wagstaffe, loco cit
DE LA RÉGION INTERNE DE L’ORBITE 101
suture intermédiaire à l’os lacrymal ou unguis et à l’apophyse montante du maxillaire ; il fournit du reste un fait à l’appui de son opinion. Mais d’un autre côté Léon Tripier1 a vu un kyste orbitaire interne s’attacher par un long pédicule fibreux sur la lèvre antérieure de l’unguis, immédiatement au-devant du sac lacrymal, de telle sorte que ce chirurgien craignit d’ouvrir ce conduit en extirpant le kyste. Ce lieu d’insertion est remarquable en ce qu’il place le point de départ du kyste dans la région du sac lacrymal qui est un vestige normal de la fente fronto-maxillaire.
Les kystes orbitaires internes comme les externes se prolongent fréquemment dans la profondeur de l'orbite en suivant la paroi osseuse, par conséquent sans contracter aucun rapport direct avec le globe de l’œil, qui peut être cependant comprimé et déjeté en dehors. Nous avons pu réunir sept cas de ces kystes profonds, sans compter l’ancienne observation de Barnes 2 qui se rapporte à un kyste congénital présenté par un jeune homme de dix-sept ans. Le kyste était formé de deux poches contenant, l’une une substance athéromateuse, l’autre un liquide laiteux. Sa paroi allait se fixer profondément à un pouce du rebord orbitaire, vers la jonction de l’ethmoïde avec le maxillaire supérieur. Ce serait là un cas de kyste dermoïde branchial, né sur un point profond de la fente fronto-maxillaire; mais il serait oiseux d’insister sur un fait décrit avec trop peu de détails. Nous avons rencontré deux kystes orbitaires internes prolongés en arrière des paupières ; dans l’un d’eux, le stylet pénétrait à une profondeur de trois centimètres. Les autres cas appartiennent à Spencer Watson3 (2 cas), Taylor 4, Wagstaffe6, Lopez6. Ce dernier auteur a observé un