Hulke, Medical Times and Gazette, 1872, vol. II, p
Le siège primitif de ces tumeurs n’est le plus souvent pas déterminé d’une manière exacte dans les observations. Cependant celles qui se développent exclusivement du côté de la bouche prennent naissance sous la muqueuse buccale : cela est évident. De même celles qui ne font relief que sous la peau doivent être dès l’origine situées dans un plan anatomique voisin de la peau. Il n’est pas démontré pourtant qu’on en ait rencontré dans le tissu cellulaire sous-cutané sans prolongement sous-aponévrotique ou intermusculaire. Les kystes dermoïdes peuvent d’ailleurs apparaître sur tous les points compris entre l’os hyoïde et la région auriculomastoïdienne en dehors, et entre la symphyse du maxillaire et le pharynx en dedans. Leur accroissement a lieu, ici comme ailleurs, dans le sens de la moindre résistance de la part des couches anatomiques du plancher buccal; de là les variétés sublinguales, sus-hyoïdiennes et mixtes. Les kystes proéminant exclusivement du côté de la peau n’occupent qu’un côté du cou. Ils se développent principalement de haut en bas, les muscles sus-hyoïdiens s’opposant à leur extension vers le plan médian. Gross1 , de Nancy, a opéré une femme de vingt-deux ans qui portait depuis dix ans un kyste sus-hyoïdien latéral. Cette tumeur s’étendait depuis l’apophyse mastoïde jusqu’à la ligne médiane antérieure. Elle faisait saillie à l’extérieur et du côté de la bouche. Les kystes sublinguaux, arrêtés en dehors par le maxillaire, en bas par les muscles mylo-hyoïdien et digastrique, par l’aponévrose cervicale, repoussent facilement la langue en dedans et s’avancent en avant jusqu’au frein et même au delà sans rencontrer d’obstacle. C’est ainsi que Buchanan2 a eu l’occasion d’enlever chez une femme de vingt et un ans un kyste dermoïde volumineux du plancher de la bouche occupant à peu près la ligne médiane. Mais ce kyste avait débuté de très bonne heure,