CHAPITRE PREMIER
KYSTES THYRO-HYOÏDIENS
On aurait pu réunir les kystes thyro-hyoïdiens aux kystes sus-hyoïdiens et linguaux dans une môme description. Beaucoup de caractères communs rapprochent ces deux groupes : situation médiane sus-laryngée, attache à l’os hyoïde, développement vers la peau et quelquefois du côté de la houche et du pharynx, origine branchiale, structure dermoïde ou mucoïde. Mais ayant surtout ici en vue une étude topographique des kystes branchiaux, on doit tenir compte de ce que la petite région intermédiaire à l’os hyoïde et au cartilage thyroïde est très distincte et très bien limitée. De plus, les kystes thyro-hyoïdiens ont mérité depuis longtemps d’occuper un chapitre à part dans les livres classiques, en raison de leur fréquence et de leur physionomie propre. Nous devons donc continuer à les étudier séparément, bien que leur analogie avec les kystes sus-hyoïdens entraîne quelques redites inévitables.
Boyer1 est le premier chirurgien qui ait signalé les fistules interminables qui suivent l’ouverture spontanée ou chirurgicale des kystes thyro-hyoïdiens. « Il se forme quelquefois,
1. Boyer, Traité des maladies chirurgicales, 4° édition, t. VII, p. 31.