‹ Affections congénitalesChapitre 106 sur 226 · Mirault (d'Angers), Gaz. liebdom., 1868, n» 38, p · texte numérisé non relu

Mirault (d'Angers), Gaz. liebdom., 1868, n» 38, p

8. A. Guérin, Bull, de la Soc. de chir., 1869, t. X, 2^ série, p. 151 et 161.

9. Butcher, Dublin Journal ofmed. sciences, 1881, vol. LXXII, p. 402.

Richet a imaginé une pince spéciale de petite dimension agissant à la manière de l'entérotome de Dupuytren ; il la laisse appliquée trente-six ou quarante-huit heures ; elle emporte directement et en général sans écoulement sanguin le triangle de cloison qu'elle a saisi.

La résection une fois faite et la réduction obtenue, le tubercule osseux vient se placer plus ou moins exactement entre les deux maxillaires. Souvent il est un peu trop élevé ou un peu trop abaissé. De plus, il reste flottant, rien ne le maintenant en place; il est donc exposé à se déjeter soit en bas soit en haut. Cette mobilité ayant de sérieux inconvénients, Debrou^ puis Broca^ et la plupart des chirurgiens ont pratiqué l'avivement et la suture du tubercule réduit. C'est ce que nous avons eu plusieurs fois l'occasion de faire. Lorsque le tubercule est de dimensions convenables pour être introduit à la manière d'un coin entre les deux maxillaires, il suffît d'aviver ses faces latérales, puis les faces correspondantes du maxillaire, et de réunir les os affrontés avec un ou deux fils d'argent traversant de chaque côté le maxillaire et le tubercule. On peut encore rendre l'affrontement des muqueuses plus parfait en ajoutant quelques sutures à la soie ou au crin de Florence. Lorsque le tubercule osseux est d'un volume excessif et qu'il ne peut être mis en place convenablement, on retranche un petit fragment sur l'une de ses faces ou sur les deux, en respectant autant que possible les follicules dentaires. Le tubercule peut, au contraire, être trop petit et ne remplir que d'une manière très incomplète l'espace intermaxillaire qu'il doit occuper : on se contente alors de le fixer à l'un des maxillaires seulement.

La réunion des parties molles est pratiquée simultanément comme il a été dit précédemment ; elle se fait promptement d'habitude. Le tubercule conserve longtemps, quelquefois plu-

1. Debrou, Journal de thérapeutique, 1844, vol. XXVll, p. 441.

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