‹ Affections congénitalesChapitre 123 sur 226 · INFÉRIEUR · texte numérisé non relu

INFÉRIEUR

, Avant les travaux de Bouisson', on connaissait peu les fissures de la lèvre inférieure. « On ne sait pas pourquoi, écrivait Boyer^, le bec-de-lièvre congénial n'attaque pas la lèvre inférieure. » J. Cruveilhier^ dit aussi qu'il « n'existe pas d'exemple authentique de division congénitale de la lèvre inférieure et de l'os maxillaire inférieur, bien que ce dernier os se développe par deux points d'ossification latéraux. »

Cependant quelques exemples de cette malformation avaient déjà été observés et reproduits par divers auteurs, entre autres parles deux Geoffroy Saint-Hilaire. Meckel* rappelle un fait de Seliger dans lequel une fissure de la lèvre inférieure coexistait avec un bec-de-lièvre. Nicati" rapporte que Lith de Jeude, directeur de l'école vétérinaire d'Utreclit, lui fit voir un fœtus de cinq mois assez bien conformé qui présentait une division réelle, mais peu profonde, de la lèvre inférieure sur la ligne médiane; l'os maxillaire était bien conformé. Couronné^ (de Rouen) raconte qu'il a observé une division congénitale de la lèvre infé-

1. Bouisson, des Fissures congénitales des lèvres : Journal de la Soc. de me'd. prat.'de Montpellier, 18iO; Tribut à la chirurgie, t. II, p. 861, et Dict. encyclop. des ■sciences méd., art. Bec-de-lièvre, l^c série, t. VIII.

2. Boyer, Traité des inaladies chirurgicaies, 4» éd., t. VI, p. 158.

3. J. Cruveilhier, Traité d'anatom. pathol. générale, t. I^r, p. 197.

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