‹ Affections congénitalesChapitre 124 sur 226 · Meckel, Lehrbuch d. pathol. Anatoniie, Bd. I, s · texte numérisé non relu

Meckel, Lehrbuch d. pathol. Anatoniie, Bd. I, s

5. Nicati, loco cit., et thèse, de Laroche, Paris, 1823, no 41.

6. Couronné, Annales cliniques de la Soc. de 7néd. prat. de Montpellier, 1819, p. 107.

Heure, sans ajouter aucun détail. Troncliin' eut l'occasion d'observer une dame qui venait le consulter pour des troubles digestifs graves qui l'avaient émaciée et menaçaient son existence. Cette dame était atteinte d'un bec-de-lièvre de la lèvre inférieure qui lui faisait perdre sa salive. Tronchin ayant reconnu que le bec-de-lièvre inférieur était l'origine des troubles digestifs, fit l'opération du bec-de-lièvre et guérit complètement la malade. Bouisson ajoute un nouveau fait se rapportant à un fœtus du musée de Strasbourg. Le sujet portait sur le milieu de la lèvre inférieure un sillon antéro-postérieur qui dépassait à peine en profondeur le bord libre de la lèvre; cet organe, d'ailleurs développé imparfaitement, avait peu de hauteur. Le fœtus n'avait pas d'autre vice de conformation.

Nous devons encore ajouter une observation très importante de Parise ^ dans laquelle la division comprend toute la lèvre inférieure, le maxillaire sous-jacent et la langue, et deux faits plus récents d'E. llamilton^ Tels sont les cas simples. On ne fera qu'une mention des cas complexes de Faucon, de Verneuil, de Lannelongue, dans lesquels il y avait simultanément une division de la lèvre inférieure et une tumeur du maxillaire inférieur. La fissure labiale ne constituant alors qu'une partie accessoire de la difformité congénitale, nous y reviendrons, en étudiant les tumeurs elles-mêmes.

D'après les indications historiques que nous venons de donner, on voit que la fissure médiane de la lèvre inférieure est une anomalie rare. On peut y distinguer, comme dans le becde-lièvre, plusieurs degrés : tantôt elle est limitée à la lèvre, tantôt elle divise en même temps le maxillaire et même la langue.

La fente labiale, considérée à part, varie en étendue depuis

1. Tronchin, in Samuel Cooper, Dict. de chirurgie, et Bouisson, loco cit.

Page 1