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Parise, Bull. ge'n. de thérapeutique

3. Edward Hamilton, Congénital deformity of the lovoer lip : the Dublin Journal of médical science, july, 1881, t. LXXII, p. 1.

une encoche superficielle jusqu'à une fissure complète de toute la hauteur de l'organe. On peut regarder comme un degré très atténué de fissure la disposition décrite parBouisson, l'encoche médiane ne divisant pour ainsi dire que le bord muqueux de la, lèvre.

L'un des enfants observés par E. Hamilton portait à la fois un bec-de-lièvre bilatéral compliqué d'une division du voile du palais et une malformation singulière de la lèvre inférieure. Sur le bord muqueux de cette dernière, une petite papille mamelonnée s'élevait de chaque côté de la ligne médiane. Ces deux 'saillies remplissaient exactement les fissures latérales de la lèvre supérieure, en sorte que, la bouche étant fermée, la perte de substance d'en haut était comblée par l'exubérance d'en bas. On aurait pu croire que cette disposition était le résultat de la succion ; mais elle existait sai;^s aucun doute au moment de la naissance. Le chirurgien irlandais, après l'opération de la lèvre supérieure, supprima les petits tubercules de la lèvre inférieure d'un coup de ciseaux courbes et réunit ensuite la muqueuse par un point de suture. La famille de cet enfant présentait plusieurs cas de bec-de-lièvre. Le second fait rapporté par le même chirurgien est plus net. Un enfant, atteint d'ailleurs d'un pied bot varus congénital, présentait une division médiane d-e la lèvre inférieure comprenant le tiers de la liauteur de cet organe. Les deux bords de la fente étaient de la même coloration rouge que le bord normal des lèvres. 1^'était la seconde difformité du même genre que Hamilton rencontrait. Elle fut réparée par avivement et suture entortillée.

Le seul trouble fonctionnel qui mérite d'être signalé est l'écoulement involontaire de la salive, qui, chez la malade do Tronchin, allait jusqu'à compromettre la santé.

Si on laisse de côté, ainsi qu'il convient, les cas de tumeurs congénitales du maxillaire inférieur compliquées de fissure labiale, qui sont des exemples de polygnathie, on ne trouve «qu'un seul exemple de division simultanée de la lèvre infé-

rieure et du maxillaire correspondant, celui de Parise. Il est fort remarquable à plus d'un point de vue. La fissure qui divise toute la hauteur de la lèvre se continue en bas avec une cicatrice large de trois millimètres, descendant sur la ligne médiane du cou jusque vers la fourchette sternale en s'effaçant insensiblement. Le maxillaire est divisé en deux moitiés réunies sur la ligne médiane par un tissu fibreux que recouvre la muqueuse. Les deux fragments osseux, séparés par un intervalle de trois à quatre millimètres, sont mobiles l'un sur l'autre. La division s'étend encore à toute la longueur de la langue. L'enfant ne porte aucune autre difformité, mais il est chétif, et il a succombé au bout de quelques semaines.

Le fait de Parise mis à part, tous les autres cas de fissure se présentent à l'état simple, sans modification ni dans la forme ni dans le volume du maxillaire inférieur.

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