Parker, Med/caZ Times and Gazette, 1881, p
702 LIPOMES
encore à la variété diffuse des lipomes qu'appartient un cas que nous avons rencontré, chez un enfant de neuf ans, au-dessous de la rotule et à la partie supérieure de la jambe. Ce lipome, qui avait été aperçu dès l'âge d'un an, avait pris un développement assez considérable ; il occupait le quart supérieur de la face antérieure et des deux faces latérales de la jambe.
Aucun de slipomes superficiels précédents n'avait d'attaches profondes, soit avec les os, soit avec les aponévroses, comme dans la variété des lipomes ostéo-périostiques. Ce sont des tumeurs sous-cutanées qui n'ont de spécial que le jeune âge des sujets lorsque leur origine n'est pas absolument congénitale. Assez souvent leur développement est en rapport avec un angiome, et le fait n'est pas douteux dans l'une de nos observations.
Jallet* (de Poitiers) a observé une sorte de diathèse lipomateuse manifestée dès la première enfance. Ee sujet de cette observation, une fille âgée de douze ans, portait deux énormes lipomes, situés, l'un sur le dos, l'autre sur le cou. Celui du dos avait le volume d'une noix à l'âge de quatre mois. Il acquit plus tard des dimensions énormes ; sa circonférence mesurait quatre-vingts centimètres au moment de l'opération. Le lipome du cou, apparu plus tard, était moins gros ; il avait cependant encore d'assez vastes proportions, sa circonférence atteignait quarante centimètres. L'extirpation du lipome dorsal démontra qu'il était sous-jacent au trapèze et au rhomboïde et qu'il se prolongeait par un pédicule profond dans la gouttière rachidienne jusqu'au-devant de la colonne vertébrale, si bien que l'on fut obligé de sectionner ce pédicule. Cette opération, qui avait nécessité une très large incision, causa une hémorragie très abondante, suivie de la mort de l'enfant.
La plante du pied et la paume de la main sont aussi parfois le siège de lipomes diffus chez les très jeunes sujets.