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Duzan, Du Cancer chez les enfants, thèse de Paris

700 FIBROMES Eï SARCOMES

La première année est de beaucoup la plus chargée. Une proportion assez élevée se maintient jusqu'à sept ans, ensuite les cas deviennent moins nombreux. Sur 242 tumeurs malignes dont la structure était indiquée, il y avait 136 sarcomes^ c'est-à-dire plus de la moitié des cas. Les indications fournies par cette statistique sont incomplètes en ce sens que l'auteur n'a pas recherché quelle est la nature des tumeurs aux divers âges, et, en définitive, on ne sait si ce sont les sarcomes ou les autres néoplasmes qui sont les plus fréquents dans la première enfance. La question de l'origine congénitale de toutes ces tumeurs n'a pas été posée, malgré le chiffre élevé de 54 cas cfltribués à la première année.

Il n'est pas douteux que les tumeurs malignes congénitales, et spécialement les sarcomes congénitaux, ne soient rares. Virchovv* dit, dans son Traité des tumeurs, qu'il n'en connaît presque pas d'exemples, et il n'en cite ef^ctivement que trois ou quatre, empruntés à J, Paget, Th. Bryant, T. Holmes. On peut aujourd'hui en ajouter quelques autres, mais encore en nombre assez limité, si l'on prend soin de n'admettre parmi les sarcomes que ceux dont la présence a été constatée à l'époque de la naissance.

On étendrait singulièrement le groupe de ces tumeurs en y faisant entrer celles qui se sont développées dans l'enfance ou plus tard sur des- angiomes congénitaux ; mais ce serait créer une confusion trop grande. La congénitalité doit, en effet, s'entendre, en pareil cas, en conservant son caractère rigoureux; et ce qui est congénital, c'est le neevus et non pas le sarcome. Le naevus a conservé plus ou moins longtemps ses qualités propres; puis, sous l'influence d'une cause quelquefois saisissable,' le plus souvent obscure, une transformation rapide s'opère, le tissu sarcomateux se substitue à l'angiome ou se montre à côté de lui. L'affection congénitale, stationnaire

1. Virchow, Traité des tumeurs, éclition française, t. II, p. 234.

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