Hoffmann, cité par Cruveilhier, loco cit
5. Zethermann, Rapport sur les travaux de la Soc. médicale de Suède, par Demangeon, 1810. Cité in J. Cruveilhier, Ti-aité d'anatom. pathol., t. 111, p. 343.
6. Dupuytren, cité par Cruveilhier, Essai sur l'anatom. pathol., t. I^r, p. 303, et Traité d'anat. path., t. III, p. 337, note.
une tumeur de la paupière supérieure renfermant une matière comme du beurre fondu, avec une grande quantité de poils longs de quelques lignes et adhérents à la paroi interne. A. Petit* aurait lu, d'après Gruveilhier, l'observation d'un fait analogue devant l'ancienne Société anatomique. Beer^ (1817) esquisse une description de ces kystes, en signalant principalement la présence des poils; Ast. Cooper' les étudie aussi dans un de ses mémoires et attribue leur origine à la dilatation d'une glande sébacée dont le goulot s'oblitérerait. Lawrence'' (1838) montre par un exemple la nécessité d'extirper complètement la paroi, si l'on veut éviter la reproduction de la tumeur ou une fistule permanente ; il note aussi son origine congénitale et son adhérence à l'apophyse orbitaire externe du frontal. Kohlrausch (1843) démontre le premier que la paroi a une structure analogue à celle de la peau. Enfin Lebert résume les faits précédents dans un mémoire important et ajoute deux observations nouvelles ^ Dans un cas, le kyste contient, outre des poils blancs, fins et courts, insérés sur la paroi, une matière jaune analogue à du suif fondu; dans l'autre, le malade, un homme de vingt et un ans, porte sa tumeur depuis l'âge de six mois ; elle offre le volume d'une petite pomme et est située audessus de la paupière supérieure, au milieu du sourcil. La paroi offre la structure de la peau et contient quelques glandes. Dans le contenu on trouve des poils et des cellules épithéliales pavimenteuses.
Dès cette époque la plupart des caractères anatomiques et cliniques des kystes du sourcil ont été énoncés. C'est alors que Yerneuil '^^ dans son Mémoire sur les inclusions scrofules ,
i. A. Petit, m Gruveilhier, loco cit.