‹ Affections congénitalesChapitre 48 sur 226 · Fergusson, the Lancet, 1869, 1, p · texte numérisé non relu

Fergusson, the Lancet, 1869, 1, p

4. Giraldès, obs. recueillie par Campenou, in thèse de Guéria, Paris, 1876, p. 23. 3. De Saussure Ford, American Journal ofthe médical sciences, 1879, 2e série,

t. LXXVII, p. 91.

134 KYSTES DERMOÏDES

]a présence d'un kyste uniloculaire contenant un liquide café au lait avec des paillettes micacées. Son extrémité supérieure se terminait au-dessus du lobule de l'oreille par un pédicule qui s'enfonçait dans l'excavation parotidienne. Le cas de Giraldès, observé chez un jeune garçon de onze aijs, était congénital. La tumeur remplissait complètement la région parotidienne, soulevant en haut le lobule de l'oreille et descendant à deux doigts au-dessous de l'angle du maxillaire, sans faire aucune saillie du côté de la bouche. Une incision donna issue à une bouillie blanchâtre analogue à un caillot; l'examen 'microscopique d'une portion de la paroi, fait par Hayem, y démontra la présence d'un revêtement épithélial. La cavité kystique était uniloculaire.

Les deux faits de Yirchow et de Saussure Ford sont l'un et l'autre remarquables par une structui;e beaucoup plus complexe de leur paroi. Yirchow note la présence de masses cartilagineuses adhérentes à cette paroi en dehors du revêtement épidermique et des glandes sébacées. Quant à l'observation publiée par de Saussure Ford sous le nom de tératome ou de tumeur tératoïde, on a quelque peine à y découvrir les traits caractéristiques d'un kyste dermoïde. Il s'agit d'une mulâtresse de quarante-quatre ans chez laquelle s'était développée, vers l'âge de dix-huit ans, une tumeur qui, née derrière le lobule de l'oreille, s'accrut-lentement pendant une longue période, puis avec rapidité dans les deux dernières années. Le chirurgien, voulant l'extirper, dut s'arrêter à cause d'une hémorragie menaçante. La portion de tumeur enlevée contenait des tissus complexes, des masses de tissu fibreux avec des noyaux cartilagineux irréguliers, des îlots graisseux, des plaques de tissu muqueux avec des glandes remplies de produits épidermiques. Bref, il résulte de cet exposé qu'on peut considérer cette tumeur comme un adéno-chondrome kystique plutôt que comme un kyste dermoïde, malgré le titre de tératome adopté par l'auteur.

L'exposé de ces faits dispense de tout autre commentaire, et les kystes dermoïdes périauriculaires n'offrent aucune considération qui mérite d'être mise en évidence en clinique ou au point de vue de la thérapeutique.

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