‹ Affections congénitalesChapitre 62 sur 226 · Giraldès, Gazette des hôpitaux, 1860, p · texte numérisé non relu

Giraldès, Gazette des hôpitaux, 1860, p

petite corne surnuméraire. Une autre portion de la paroi de ce«nême kyste, épaissie par la présence de végétations en grappe en partie cartilagineuses, adhérait au larynx.

Les kystes dermoïdes développés du côlé du cou, ceux qui paraissent avoir leur point de départ vers le bord antérieur du sterno-mastoïdien, ont une certaine tendance à s'enfoncer dans le cou à mesure qu'ils augmentent de volume. Leur face profonde est souvent alors en contact avec les carotides et la jugulaire interne. Ce rapporta été noté dans certaines observations (Virchow*, Langenbeck ^).

Aucun des vingt-six cas que nous avons analysés ne se rapporte au type mucoïde ; toutes les fois, qu'on a procédé à un examen histologique, on a trouvé dans la paroi les caractères des kystes dermoïdes. Nous avons dit déjà que, chez les sujets de Legronx et de Giraldès, la paroi kystique épaissie présentait en certains points des végétations fibreuses et cartilagineuses. Le contenu offre les caractères variés de la matière sébacée. La présence de poils n'est signalée que deux fois par Richet ' et Gueterbock^ Enfin Malherbe^, de Nantes, a publié, dans le Bulletin de la Société de chirurgie, un cas de kyste dermoïde sous-maxillaire à contenu huileux; c'est le seul exemple que nous connaissions. Sur vingt-quatre cas dans lesquels le sexe est spécifié, quatre seulement appartiennent au sexe masculin, vingt au sexe féminin. Mais cette prédominance chez la femme ne serait peut-être pas confirmée par une autre série de faits : il convient toutefois de la mentionner.

Un certain nombre de ces kystes possèdent, avons-nous dit, une constitution complexe qui les distingue des kystes dermoïdes ordinaires. La paroi du kyste observé par Legroux" con-

. 1. Virchow, Cas de kyste du creux parotidien : Archiv. f. 'path. anat., 1866, Bd. XXXV, s. 208.

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