‹ Affections congénitalesChapitre 63 sur 226 · Gueterbock, loco cit · texte numérisé non relu

Gueterbock, loco cit

• 5. Malherbe, Bull, et Mém. de la Soc. dechir., 1878, t. IV, p. 258, 6. Legroux, loco cit. ,

tenait des masses fibreuses et cartilagineuses; de même dans le cas de Giraldès*, une grappe de parties solides avec noyaux ostéo - cartilagineux était rattachée à une portion de la paroi épaissie et fixée au côté gauche du larynx. On doit encore à Gilles ^ deux cas de kystes congénitaux sous-maxillaires, dont un paraît être d'origine branchiale. Il contient « une masse saillante de nouvelle formation et dans laquelle on peut facilement reconnaître un condyle et une apophyse coronoïde ». Il est à remarquer que les tumeurs qui présentent cette structure plus complexe ont été observées à la naissance. C'est là d'ailleurs une règle générale, sur laquelle nous aurons dans la suite l'occasion de revenir, que les kystes dermoïdes ont d'autant plus de tendance à prendre le caractère végétant qu'ils se développent à une période plus précoce; les productions complexes, dites tératoïdes, remontent à la période de l'embryon où les arcs branchiaux à peine formés sont constitués surtout par du tissu embryonnaire, dont les transformations anormales peuvent conduire aux productions les plus diverses. Il semble que l'activité nutritive qui préside au développement de la tumeur ne cesse plus depuis lors, c'est-à-dire qu'elle se continue durant la vie fœtale. Aussi ces tumeurs sont-elles apparentes dès la naissance même. Elles ont, de plus, une structure complexe comme si elles avaient participé aux transformations de tissu dont les arcs bran^îkiaux sont le siège.

On constate, au contraire, que les kystes dermoïdes simples, c'est-à-dire sans végétation de la paroi, ne sont pas apparents à la naissance et ne se montrent guère qu'entre dix et vingtcinq ans. L'enclavement épithélial s'est cependant fait sans

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