‹ Afgar; ou, Les loisirs andalousChapitre 15 sur 61 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Je ne sais comment se nomme

Ce qu'il me fit, Mais ce que j'appris <le l'homme Me suffit...

OPORTO

A ce que je vois, Ton époux la première fois Ne t'a pas très bien instruite.

Toute femme sait Que le meilleur en amour c'est : Non le début mais la suite.

L'homme est maladroit Qui se dépêche et suit tout droit La méthode routinière, Le geste mal fait Par l'an, avec l'autre est parfait, Tout dépend de la manière !

Par les sentiers de traverse

On doit muser, Il faut d'abord qu'on s'exerce

Par le baiser.

On a cru manquer le coche

Il n'en est rien, C'est le but qui se rapproche, On le tient!

ZAYDKE

Cet homme en prison Me découvre un tel horizon, Que j'en ai la chair de poule !

OPORTO

Si ta t'enhardis Après ce que tu perdis, Tu perdras encor la boule!

ZAYDÉE.

Ces mots polissons Font courir comme des frissons Tout le long de ma colonne,

OPORTO

Moi j'en sens courir Qui ne sont pas pour amoindrir Le désir qui me talonne.

ENSEMBLE

Faisons-les courir ensemble

Ces frissons-là.

Le désir qui nous rassemble

Les rassembla.

Cet amour que l'on fignole

Est excitant, Et s'aimer à l'espagnole C'est tentant !

OPORTO

Ah Zaydée., tu m'as compris, tu me délivres d'un gros poids.

Il la prend contre lui.

ZAYDÉE, se dégageant.

Ecoute... laisse-moi... je ne sais pas ce qui vient de me prendre...

OPORTO

C'est moi...

ZAYDÉE.

Oui, mais quand on chante... on va beaucoup plus

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