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ÉTUDE GÉNÉRALE

subit la mer dans ces parages surchauffés, et enfin la constitution montag'neuse de la plupart des îles. Ces conditions do chaleur et d'humidité sont à leur comble dans Java, Sumatra et Bornéo ; les Philippines, plus au nord, ont déjà des saisons plus contrastantes.

Fleuves. — La plupart des fleuves qui drainent ces îles humides ne sont que des torrents, car les montagnes enserrent de très près les rivages. Cependant les îles plus étendues, comme Sumatra et Bornéo, sont sillonnées par des rivières très puissantes. Tous ces cours d'eau sont remarquables par la prodigieuse abondance de leurs apports deltaïques : il en est dont le delta représente la moitié de la surface drainée par le réseau.

Côtes. — Les massifs montagneux qui longent les îles de la Sonde, au sud, donnent aux côtes de ce versant une conformation rocheuse. Au contraire, les rivages tournés vers les mers intérieures sont le plus souvent très bas. Dans l'ensemble tout ce littoral olfre peu d'excellents abris; ici ce sont les récifs madréporiques, là les dépôts d'alluvions fluviales qui g-ênent la navig-ation.

Vies végétale et animale. — Un pareil climat, chaud et humide, donne à la terre une merveilleuse fécondité. On peut dire que la végétation des îles d'Asieorientale, notamment des îles malaises, est comme une transition entre l'Asie et l'Australasie. Dans l'île de Timor la végétation a déjà le caractère australien : l'acacia et l'eucalyptus y apparaissent. C'est surtout dans les îles de l'ouest, à Java, à Bornéo, à Sumatra que se pressent les richesses vég-étales. On y voit des bambous de 30 mètres de haut, des fleurs de 2 ou 3 mètres de tour. Dans toutes ces îles s'étendent de vastes forêts vierg'es.

Le môme contraste se présente dans la vie animale : au nord du détroit de Lombok les races d'animaux sont apparentées avec celles de l'Asie, au sud avec celles de l'Australasie, ici les éléphants, les rhinocéros, les tigres, là les kangourous. Mais la civilisation humaine fera promptement disparaître ce contraste.

Races. — Les races humaines se sont fort mélangées dans cet archipel. On croit que la population primitive se com-

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posait de nèg-ros océaniens dans les îles orientales, d'indig-ènes au teint plus clair dans les iles de l'occident. Les premiers portent le nom g-énérique de néfjritos. La race prépondérante aujourd'hui est celle des Malais qui auraient soumis tous les indig-ènes vers le xii^ siècle. C'est une race d'hommes courts et robustes, au visage aplati, aux cheveux noirs, aux pommettes saillantes, au nez petit et ouvert en de larges narines.

Colonisation. — La colonisation portug-aise est la plus ancienne de ces parag-es. C'est en 1511 qu'Albukerque s'empara de Malacca, en 1529 que les Portug-ais prirent possession des Moluques. L'Espagnol Magellan avait touché aux Philippines en 1521 ; il y fut massacré. Au xvu'' siècle, les Hollandais dépouillèrent de ses colonies le Portugal, EnlOU2rut créée la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. En IGll, Batavia devenait la capitale des établissements hoUandaig. Les Portugais n'ont conservé que la moitié de Timor. Les États-Unis d'Amérique ont conquis les Philippines sur l'Espagne. Depuis 1888, les Anglais occupent dans Bornéo le district de Sarawak et se sont approprié, à la suite d'un accord commercial avec lesultan, la partie septentrionale de l'île.

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