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MISE EN VALEUR ET COLONISATION DE L'INSULINDE

sonnes, enleva des villages, rasa des forêts, el jeta des navires à l'intérieur des terres. Pendant que l'ancien îlot (''datait ainsi, des terres nouvelles surgissaient tout autour, dans des parages marins où il y avait auparavant une couche de 70 mètres d'eau.

Sumatra est prodigieusement arrosée de pluies comme Java; il en tombe 4™, 80 par an à Padang-. L'un de ses Meuves, le Djambi, est remonté |)ar les bateaux à vapeur jusqu'à GOO kilomètres de l'embouchure. Dans les forêts et savanes de Sumatra, on trouve en grand nombre les éléphants, les tapirs, les rhinocéros ; l'orang-outang- ne subsiste plus que dans un district du nord-est.

Les 4 millions d'habitants de Sumatra sont des Malais et des Battas ; les Malais hai)itent la plaine, les Battas vivent dans la montag-ne. La Hollande a fini par soumettre à ])eu près complètement le sultan d'Atjeh. La ville la plus importante de Sumatra est Padang (32000 hab.), sur la côte occidentale.

Bali, Lombok, Soembava, Florès, Timor, etc., etc. — Sur une étendue de 'ilJOO kilomètres, les îles de Bali, Lombok, Soembava et Florès continuent à l'est la zone volcanique à laquelle appartiennent Sumatra et Java. Le volcan Agoeng de Bali (3 700 m.), et le Timboro de Soembava sont toujours en pleine activité. On se rappelle toujours dans le pays la formidable éruption de ce dernier volcan en 1815.

Les îles de Soembava et de Timor semblent appartenir à une autre nature de terrains. Mais ce qui fait l'unité de l'archipel, c'est son climat de moussons. Toutefois les îles du sud-est, plus voisines de lag-rande fournaise d'asséohement de l'Australie, sont moins régulièrement arrosées de pluies que les îles du nord-ouest.

Il est vrai que le détroit, profond de 1000 mètres, qui s'étend entre BaU et Lombok, sépare des llores et des faunes dont les unes au nord rappellent l'Indo-Chine, les autres au sud-est l'Australie. Pourtant ce serait oublier la force de modification de la civilisation humaine appliquée aux plantes et aux animaux que de croire à la persistance de ce contraste observé entre les deux côtés du détroit de Bali. A mesure que les cultures se développent sur les deux rives du détroit, et que la flore et la faune sauvage dis|)araissent, le g-rand contraste disparaît aussi. Que le détroit ait mille mètres ou dix de profondeur, cela n'a aucune importance

pour la séiJiiration des plantes et des animaux terrestres. Parmi les petites îles du groupe néerlandais, on doit citer Banca et Billiton, auxquelles on donne avec raison le nom (le pays de rétain.

Bornéo. — Boi'néo est, après la Nouvollc-Guinéo, la plus grande île du groupe (740 840 kil. car., 1 fois 1/2 la France). Bornéo est une île essentiellement montagneuse. L'une de ses chaînes de montagnes, le Kina-Balou, a un sommet d'environ 3500 mètres. Surtout le pourtour se développent des plaines marécageuses formées par les puissants fleuves qu'expliquent les énormes pluies de Bornéo. L'un de ces fleuves, le Mahakan, mesure 900 kilomètres, dont 000 navigables. Le Barito et le Kajioéaa sont d'une égale puissance.

La végétation de Bornéo, encore à l'élat sauvage dans une grande partie de l'île, est extrêmement riche. Bornéo entière est une vaste forêt où l'on rencontre les plus précieux bois de construction, teck, bois de fer, santal, etc.

Il n'y a guère qu'un million d'habitants dans (■ctte grande lie. Sur les plat(Niux et les montagnes halntont les Dat/aks, dont la laille est plus élancée que celle des Malais, le teint plus clair, le nez plus saillant, le front plus haut. Sur les côtes sont fixés des Malais convertis à l'islamisme. L'élément étrang(ïr est comjjosé d'Araljos, de 30000 Chinois, do 200 000 métis, (l'est dans lai'égionla jilus civilisée et la|(his peuplée, à l'est du Barilo, que sont les dciux villes hollandaises, chef-lieu de résidence, Bdiidjei^massin (40000 hab.) et Ponlianak.

Célébes. — G(''lèbes est l'assc^mblage de (piatre presqu'îles très (lécoup(''es, se rattachant à un tronc commun assez étroit, l^nir 170 000 kilomètres carrés de superficii^ on compte à Gélèbes 6 000 kilomètres de côtes. C'est une île tr'ès montagneuse et où les points culmin.infs sont constitu(^s |>ar d(!s volcans. L'un d'cuix, le lioidlidïn, mesure 3 l'.'.O mètres. Célèbes est déjà uti peu plus sèche et moins r('!gulièi"ement chaude rpie Bornéo, Sunialia vX .lava; aussi est-elle plus salubre. Elle ne com|>te (|u'iiii niillioti d'habitanls : sur les côtes \gh Bouf/ftis, Malais (l'une ('ivilisalinn mixie à la fois hindoue (it musulman(^ ; à riiil<''rieur', les A/fi)iirous, presque hl.iiics comme lesDayaks de l'oi-iiéo et

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