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MISE EN VALEUR ET COLONISATION DE L'INSULINDE. 2M

les Battns de Sumatra. Les Hollandais n'exploitent guère jiis(|u'i<'i que les provinces de Makassar et de Ménado.

Les Moluques. — On distingue :

1" Les J/olur/ties du sud, Boéroé, Géram, Banda et Amboine. Céram a des montagnes de})lus de 2 000 mètres. La plus prospère de toutes ces îles est Amboine, doni la capitale, Amboine, compte 20 000 habitants;

2" Les Moluques du nord, Gilolo ou Halmaheira, Tidor, Ternate. Moluques du nord et Moluques du sud sont des îles volcaniques.

Colonies américaines. — Les Américains ont conquis sur les Espagnols, on 1898, les iles PliiUppines qui s'étendent enti'e rarchi])el de la Sonde et F'ormose. Certains géographes les rattachent <à Tai^chipel hollandais par la transition des îles de Paragua, de Soulou et des Sangui. Il convient cependant d'observer qu'on se sert de l'argument des grandes profondeurs marines pour limiter l'archijjel malais du côté de l'Australie et de la Nouvelle-Guinée ; il serait j)eutètre logique d'en faire autant du côté des Philippines puisqu'il y a des profondeurs de 5000 mètres entre les deux groupes. Au reste, comment donner à des îles voisines de la Chine le nom d'Inde insulaire?

Les Phili])pines se composent d'une douzaine de grandes îles et de 1 200 petites, couvrant une superficie d'environ 300000 kilomètres carrés. Une seule, Luron ou Manille, a plus de 100 000 kilomètres carrés. Mlndanao ne lui est guère inférieure et 5 autres ont chacune plus de 10 000 kilomètres carrés. Le sol est généralement montagneux dans les Philippines qui comptent de ti'ès nombreux volcans. L'un d'eux, le Taal, mesure 2300 mètres. Les ravages des éruptions volcaniques ont été souvent terribles dans ces parages.

Les Philippines ont un climat de moussons comme l'Insulinde, mais avec des périodes de sécheresse que ne connaît point l'archipel hollandais. La tempéi^ature est également beaucoup plus variable que dans les îles du sud. Aussi la végétation est-elle riche, mais moins exubérante et plus délicate qu'à Java et à Sumatra.

11 y a 9 millions d'habitants aux Philippines. On suppose que les nthjritos ou petits nègres, aujourd'hui au nombre de 20000, sont les descendants de la population primitive.

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Ce sont des noirs disproportionnés, aux pieds massifs, aux membres grêles, au corps maigre que domine une tête énorme enveloppée d'une chevelure abondante, laineuse et crépue. Les nombreuses peuplades de File, Tagals, Bisayas, etc., sont une transition entre les Malais et Icsnégritos. Il y a déjà 50 000 Chinois aux Philippines.

La ville la plus importante des Philippines t^i Manille, au sud-ouest de Tile de Luçon (350 000 hab.), belle rade, dans des parag-es insalubres.

Colonies anglaises. — Les Ang-lais occupent, au nord do Bornéo, un territoire de 00 000 kilomètres carrés, peuplé de 200000 habitants. C'est un pays très riche. La vallée du Lupar abonde en houille et en fer; des sources nombreuses de pétrole ont également été découvertes.

Les forêts fournissent des bois de construction en aljondance. C'est une grande compag-nie coloniale (|ui s'est constituée pour mettre en valeur le sol et le sous-sol du Bornéo ang-lais. L'île de Laboiuin, h l'ouest du Bornéo britannique, est ég-alement colonie ang-laise.

Colonies portugaises. — Du vaste empire qu'ils ont les premiers fondé dans ces parages découverts par eux, les Portugais n'ont conservé que la partie nord orientale de Timor et l'ile de Gambing'.

Géographie économique. — Llnsulinde est placée; sur lun des g-rands chemins de la navigation internationale, entre l'Australie et l'Asie du sud-est. Mais ce groupe d'îles est surtout riche et important par lui-même. Jadis ce fut le pays des épiées, qui attira de loin les conquérants européens par l'ajjpât de denrées précieuses ; aujourd'hui ce sont des terres de culture intense et de colonisation agricole, comme il en existe peu à la surface du monde.

Ressources agricoles. — Les terres de l'Insulinde sont dune exlii^'uic liihessc, (iifexpHque le climat ])res(|ue per- ]HHuellement buniid(3 de (;es parag'cîs et lachaleur constante qui y l'ùg-ne. N(jn seulement il y a de beaux terroirs volcaniques à Java, à Sumatra et dans d'autres îles, mais les [)luics intenses qui toml)ent sur les montagnes, formeni au voisinage d{! la nier, à l'issue des lleuves, des plaines deltaïques dune incomparable fécondité.

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