CHAPITRE Vm
L'Arabie, massive peninsule de forme quadrangulaire, six fois grande comme la France (5 millions de kilometres carr^s), est limitee a Touestpar la mer Rouge, au sud par la mer des Indes, au sud-est par le golfe Persique et le golfe d*Oman. Du cdt^ de la Syrie et de la Mosopotamie ses frontieres sont ind^cises.
Relief. — C*est un plateau, une veritable continuation du
plateau saliarien, renfleau centre, incline du nord au sud, bord^g de chaines qui se rabattenten terrasses abruptes sur le littoral. La jonction iavec la Syrie se fait par le plateau secondaire de TArabie P^tr6e (duuom de la ville de Petra),'que liAite k Test le golfe d*Akaba, prolohgement de la mer Morte. Ge plateau se termine, au sud> par la peninsule triangulaire d'Akaba ou dn SinaL Get ^tiorme mafssif granitique est form^ de deux groiipes principaux, le groupe du nord, domine par les sept croupes du Serbal (2200 metres) et le groupe meridional, ou le sommet culminant, le Djebel Kaiharin, atteint 2 600 metres. — Les chaines ({ui bordent la mer Rouge, monts de VHtdjaZy mohts du pays d*imr, chaines de YYemeriy ont des sommets qui d^passent 2000 metres. Au nord-est d'Aden, se dressent les monts de YEa- (Iramaut (2400) qui vont en s*abaissant vert le golfe d'Oman. Le littoral de ce cdt^ est garni de montagnes qui paraissent ^tre les plus hautes de TArabie : plusieurs crates ont jusqu'i 3000 mMres. — Le centre de TArabie ou Nedjed est une haiite plaine entour^e de cdnes volcaiiiques qui vont rejoindre le Haouran syrien. De \k s'etendent vers le nord-est et vers Toiiest les imraenses champs de lave du Harra,
Climat. — Par son climat, TArabte est une region plutdt continentale que peninsulaire; La mer Rouge en effet ne lui concede pas le climat maritime. Elle rappelle les plateaux de riran 6u mieux les deserts de TAfriquc. La partie septentrionale appartient encore au regime mdditerraneen et connait les pluies d'hiVer, mais pcu abondautes. La cAte occidentale, et particuli^rement TYemen, appartient au domaine de la mousson indienne qui, apres avoir long^le continent africain, se replie vers le sud; suivant les saisons, les vents montent et descendant dans les deux mers lat^rales de TArabie. GrAce ^ la- mousson d'6t6, les massifs uiontagneux sont bien arrdsi^s. La saison humide de TYSmen rappelle celle du Soudan. Hdme Aden revolt quelquefois alors de 16 ^18 centimetres d*eau, mais la moyenne annuelle y est de 5 centfmMres seulehierit. A Mascate et dans TOman, les pluies tombent en d^cembre et en Janvier, corhme dans THedjaz. — Les monts du Nedjed doivent a leur relief une humidite qui produit des sources et cree des oasis. Plusieurs rivieres n6es dans le Nedjed coulent souterrainement jusqu^au golfe Persique. Le tiers au moins de la peninsule arabique est priv6 d*eau et n'olfre que de6'tl(Ssert8 :
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deserts de lave du Harra, deserts de sable on nefouds du nord ei dahna du sud, deserts rocailleux ou hamada,
(( Les dangereux passages appeles par les Arabes Nefoud ou Filles du Grand Desert n*ont que trop de litres d cette sinistre parents. Ce sont des bras du vaste ocean ar6nace qui couvre un tiers de la p^ninsule, fait de fr^quentes irruptions au milieu du fertile plateau central et ie coupe parfois presque enti^rement.... Devant nous s'etendait une plaine immense dont le sable rouge ^tait amoncele en monticules hauts de deux a trois cents pieds, qui couraient parall^lement du nord au sud ; leurs versants obliques, leurs sommets arrondis profond^ment silionnes en tons sens, attestaient la violence des temp^tes du desert. Le voyageur est comme emprisonn6 dans un abime de sable, de chaque c6le s*616vent des murailles brulantes, des colUnes, et, s'il regarde devant lui, il n'apergoit qu'une vaste mer de feu gonflee par le simoun qui soul6ve ses vagues rougeatres.... Dans ces solitudes, aucune v6^^tation ne vient r6cr^er la vue et rompre Funiformit^ du pay^age.... La couche inferieyre du sol est granitique; quant, a Tepaisseur du sable, je revalue en moyenne d quatre cents pieds; mais dans certaines regions, elle est beaucoup plus considerable et atteint jusqu'a six cents pieds.
« ....Nous arrivSmes au bord dune large depression en forme d*entonnoir ou Tabsence de sable met k nu la base calcaire du sol. On rencontre fr^quemment au milieu du desert de semblables depressions.... Leur vaste etendue les empSche d*etre combines par le sable que souievent souvent les tempetes. L*excavation dans laquelle nous passdmes la nuit ne mesurait pas moins d*un quart de mille k sa partie superieure et sa profondeur depassait huit cents pieds* ».
La temperature de TArabie est bri!ilante. Aden, Makalea, Hascate ont merite le nom d* « enfers » . Dans la premiere de ces villes, la temperature moyenne de Thiver est superieure k celle des etes europeens. A Mascate, au mois d'avril, on reieve 40 degres k Tombre. La nuit, le tbermometre descend de quelques degres k peine. Dans le Tehama et TAssir, on a ^ supporter des chaleurs de 42 et mSme de 50 degres. L'ardeur du soleil est tellement puissante qu*elle fait eclater la pierre. Les plateaux
ii^a\gniVe.^Une ann^e dans V Arabic centraU*
du Nedjed jouissent d*un air plus pur, plus salubre; les variations entre le jour et la nuit y sont beaucoup plus grandes.
Hydrographie. — L'Arabie n*a pas de rivieres permanentes. 11 n'est pas une seule riviere du versant occidental qui pendant toute Tannee traverse entierement la zone du Tehama pour atteindre la mer Rouge. L'eau s*^puise en route, bue parle soleil ou d^tournee dans les cultures riveraines. L'Oued-er-Roumma, iongue vallee iluviale de 1 500 kilometres, entre la chaine du golfe Arabique et le bas Euphrate, roule, au temps des pluies, une enorme quantite d*eau qui se perd dans les sables.
Cdtes. — L* Arabic est s^par^e de TAfrique par le long couloir de la mer Rouge. Cette mer, extr^mement sal6e, chauff^e par un soleil implacable, priv^e pendant T^t^ de tributaires, est un vaste bassin d'evaporation. On a calculi que, chaque ann^e, une tranche d'eau de 7 metres d'epaisseur 6tait enlevee k la mer Rouge. Soixante annees suffiraient pour la dessecher entierement, si les courants, venus de la mer des Indes, ne reparaient les pertes dues k Taction solaire.
Les cdtes de I'Arabie ont un d^veloppement total de 3 700 kilometres. La zone Uttorale comprise entre la mer Rouge et les chaines bordi^res, particulierement depuis les montagnes de Madian jusqu'a TYemen, est designee sous le nom de Tehama ou Pays Briilant. Cette bande de terre basse, depourvue d'humiditiB et de vegetation, peut etre comparee au « Ghermsir » de la Perse et k la o tierra caliente » du Mexique. Le littoral est peu accidente ; il est horde de bancs de corail, d'ilots et de recifs madreporiques qui ofFrent de grands perils a la navigation. Au delk du golfe d*Akabah qui deiimite, a Test, la p^ninsule du Sinai; la cdte se developpe jusqu*au detroit de Bab-el-Mandeb, suivant une ligne sinueuse peu entam6e. Les navires ne trouvent dans les ports qu*un abri pr^caire. F^es iles sont rares et peu importantes. Les iles Farsarij habitues par des pecheurs de perles et de corail, offrent un bon mouillage Farsan-el-Kebir ; Kamaran, occup^e par I'Angleterre, a aussiun bon mouillage. Plus loin s'eleve Tile Zougour, L*ilot de Perim, long de 5 kilometres et demi du sud-est au nord-ouest et large de 1800 metres, partage en deux passes le detroit de Bab-el- Mandeb (porte de Taffliction). Du c6te de TArabie, la passe de Menheli a 3200 metres de large. Perim appartient a T Angle-
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terre depuis i857. La Franco a acqtiis 8ur la t6te qui iui fait face le terriloire de Cheik-Said.
Le littoral dxi golfe d'Aden et dc la mer d*Oman, borde d'escarpements et de falaises, cfst atissi iiihospitalier. A 170 kilometres k Test du d^troit de Bab-el-Mandeb s'ouvre la baie d'Aden^ large d une dou2^ine de kilometres, profonde de 6» dominie par deux hauts massifs qui en retrecissent Tentree. Le Djebel Chamchan k Test, baut de 350 metres, est un ancien cratere. Les escarpements qui tombent k pic sur le littoral forment le promontoire d'Aden, souvent compart k celui de Gibraltar. A Textremite de la baie se trOuve le port principal. Steamer Point ou la marine. Les autres mouillages de cette c6te sont Haoura, Makalla, principal port apr^s Aden, Kechin et Dafar, Les Anglais occupent les iles Khourian-Movrianf dont les gisements de guano sont ^puises. Plus loin, Tile Massirah, longue de 70 kilometres, se relie au rivage par des bancs de sable.
Au delk du Rdz-eUHadd, s'ouvre le golfe d*Oman. Au fond d'une baie demi-circulaire bordee de rochers et ferm^e par une ile se trouve Mascate, principalport de TOman. Matrah et Sohar en sont les avant-ports. Le renflement de la c6te qui s*avance dans la direction du littoral persan et qui se termire par reperon du raz Masandam, forme le detroit d'Ormuz par ou Ton p^netre dans le golfe Persique.
Ce golfe presente de grandes ressemblances afvec la mer Rouge. Les rives sont basses, sablonneuses. L^ sont les principales pecheries de'perles. A Touest du Raz-Rekkan se creuse le golfe de Bahrein. Des deux iles de ce nom, Tune a 50 kilotnetres de long et 18 de large. Au nord-ouest, les ports d'^/- Katifei d'Hof-Hovf soni ensables. A Tenlree d'une lai^e baie, Koteit^ plus salubre, tend k devenir Feritrepdt de TEuphrale et de I'Arabie.
Flore et Faune. -- Les divers climats de TArabie donnent k la peninsule une physionomie variee. La partie septentrionale appartient k la region des steppes. La seule vegetation est celle des plantes ligiieuses qui apparaissent au printemps. L*Arabie centrale, a Texception des basis, est un immense desert ou ne poussent que les lichens. Sur les plateaux et les montagnes croissent les plantes de la zone temperee. Les penles sont couvertes de •vignes et d*arbres fi-uitiers. L'Hedjaz possMe jusqu'4 130 vari6-
l(^s de dattiers. L'Assir, TY^men, THadraraaut ont la flore du Soudan. C'est le pays producteur dea plantea aroi^atiques, de la inyrrhe, de la gomme, de Tencens. L'Yemen est une vraie terre africaine. Les plantations de caf6 s'y ^tajgent entre 400 et 1 500 metres.
La faune de TArabie est tr69 pauvre. Sur les confins du desert vivent lions, pantheres, l^,opards, chac«ds. L*^ntilope habite les monts du Nedjed. Les regions de sable et de rocbes sont parcou* courues par les bouqyetins ^t les gajselles. L*Yferaen est riche en singes. L'61epbant est absent, de TArabie, Le chameaune s'y rencontre pas k Tetat sauvage. Les Arabes s'en servent coname animal, de charge et de course, C'est ici qu'il possMe, au plus haut degre les qualit^s qui le rendent si pr6cieux am nomsuies. La monture par excellence est.le chevcU. La race arabe a une superiority, incontestee. On trouve le cheval d^ns le Nefoud, dans les steppes Yoisines de la Syrie et de TEuphrate, mais sa Traie patrie est rArabie des herbes, ou la r^giou septentripnale.
Populatioiui^ — . Les peuples ne sont ^tablis h demeure fixe que sur les cdtes et dans les steppes de la M^sopotamie.. Le desert ^st la patrie deVArab^ par excellence on Bedouin. Leg nomades, vivent en tribus qui se divi^nt et se modifient sans cesse. Au sud-ouest subsistent quelques debris de la race hymiare, cong^n^re des Ph^niciens, qui fonda une nation el, npua les ipremieres relations avec TAbyssinie et I'lnde. L- Arabic renforme un grand nombre de.n^i^reg import!^ d'Afrique commei esclaves oil conune ^Idats. — L' Arabic a ^t^ le berceau de Tlslamisme. Au xviu^ si^cle eUe a prodtfit la sectc des^oAa^ttot qui, apr^s. avoir conquis une partie de la p^ninsule, . opt ^t^ d^t^its ea
Mographie poUtique. — La forme de gouyernem^nt varie IbeaucoUp en Arabic. Dn grand nombre de peuplades ont gard^ une. organisation analogue k celle des nomades. Gertaij^sgroupes de families sont constitues en oligarchies. On trouve des rao^ narchies temper6es ou absolues. La plupart des fitats n'ont qu'une tres faible 6tendue, parfois une oasis. Les Etats considerables sont formes de tribus distinctes qui ne se relient au ;gouyernement suzerain que par le paiement de la dime,
Le BOMAiNB DK8 Tones comprcud thiSoriquement unc superficie de 560 000 kilometres carr&; il est divis6 en deux villayets, ceux <de VHedjaZf adjacent k la Syrie, et de V Yemen, sur la c6i^ sud-
ouest de TArabie. On lvalue la population des ^tablissemenls ottomans k ^ million d*habitants. Le district d'El^Ahsa, sur le golfe Persique, depend du gouverneur de M^sopotamie, qui commande d^j^, dans la Mesopotamia inferieure, h des peuples arabes en grande majority.
La yille de la Mecque (40 k 50000 hab.) doit son importance aux souvenirs religieux des musulmans, k la reputation de ses peierinages, beaucoup plus qu*k son activite commerciale. Les Khadzi qui viennent s'y sanctifier ou qui vont visiter k Medina le tombeau du Propb^te debarquent pour la plupart au port de Djedda,
G^ographie £conomiqae. — L*Arabie est parmi les pays les moins favoris^s du monde. Ge n*est que dans les oasisy dans la region montagneuse du sud-ouest, sur le pourtour des e6tes, en un mot Ik ou il y a de Feau, qu'une population sedentaire (les fellahs) a pu se fixer et donner ^ V agriculture et k Velevage un certain d6veloppement. Dans certains cantons de TArabie Heureuse (Y^men et Hadramaut) Tirrigation est organis^e d*une fa(?on tr6s savante et fertilise merveilleusement le sol. Les deux produits caract^ristiques de I'Arabie sont les dattes et le cafe. 11 reussit particuli^rement sur les coUines de r Yemen, mais la production annuelle ne repr6sente plus guere que le 1/200 de la production totale.
L'industrie de la peche n'est active que sur les cdtes du golfe Persique et elle ne se s'applique qu*i la recherche des perles, - C'est la principale source des revenus de I'iman de Mascate. Le • produit annuel de toutes les p^cheries est lvalue ^ plus de-
Vi millions de francs. . ■ ■ • > '
Les produits mine'raux ne manquent pas completement en Arabie, mais Yindustrie proprement dite n'existe pour ainsi Aite pas.
En Arabic, il n'y a naturellement pas de routes k proprement parler et les chemins de caravanes sont beaucoup moins commandes par les besoins du commerce ou de I'agriculture que par la coutume religieuse des pelerinages musulmans au tombeau de Mahomet. lis convergent done tous k Medine et a la Mecque, suivant des itin^raires plus ou moins directs, qui sont: determines par la presence des sources et des pufts. La voie la plus importante au point de vue historique est celle qui conduit de la Mecque k Constantinople par Damas. La plus frequentee
aujourdliui parce qu'elle est la phis commode et la plus cdurte est celle qui commence au port de Djedda.
Les principaux bbjets d'exportation, le caf^, les gommes, soht apport^s sur la c6te^ dos de chameaux.
C'est d*ailleurs sur la mer que sont situ^es, k part Sara, toutes les yilles de commerce importantes, mais les ports sont peu nombreux, eu 6gard k Timmense ^tendue des c6tes. lis sont d*ailleurs tr^s d^laiss^s et la plupart sont en decadence. Djedda, qiii a vu en 1877 le mouvement des ^changes 8*61ever encore k 120 millions de francs, n*a plus fait dans les ann6es derni^res que 15 & 20 millions d'affaires : c*est une d^ch^ance complete. — Hodeida, le debouch^ du Y^men, conserve plus d'importan<^e; ' et le doit surtout k I'exportation du caf^. Koveit, au fond du golfe Persique, ne se rjel^yerait qu*en devenant, conune plusieurs ing^nieurs en ont 6mis Tid^e, la t^te de ligne du futnr chemin de fer indo-europ^en ; ce qui est peu probable. Mascate, qui est compl^tement sous Tinfluence anglaise, est une ^tape importante de commerce entre Bombay et Bassorah, non loin des c6tes de Perse Le mouvement de son port atteint pr^s de i8 millions, dont 10 k rimportation.
Bail et Riad sont k Tint^rieur les deux principaux centres du conunerce des caravanes.
Les possessions europeennes de ces parages ne sont pas davantage des places de commerce de grand avenir. Leur importance est surtout politique et militaire. Les nations de TOccident tournent d*ailleurs leurs convoitises beaucoup plus sur les c6tes egyptiennes de la mer Rouge que sur la c6te arabe. Seules TAngleterre et la France ont pris pied sur cette derni^re. Mais c*est surtout sur la cdte meridionale que les Anglais se sont etablis. lis poss^dent les lies Kurian-Murian sur les cdtes d'Oman, et ils ont fonde plus k Touest le comptoir et la citadelle d'Aden, ou plutdt ils ont rendu k cette position une partie de Timportance qu*elle eut jadis. C'est aujourd'hui une ville de 40 000 ames, fort bien situee pour commander le detroit de Bab-el-Mandeb et servir d*^tape commerciale ou de sentinelle maritime entre Tlnde .et TEurope. Le nombre des navires qui y relftchent est tr6s considerable : Steamer^Point, la a marine » d*Aden, est un des plus importants d^pdts de charbon de la route d*Europe en Orient. — La valeur des echanges avec les pays arabes repr^sente d*ailleurs une sonrnie tres mediocre, dans le mouvement
du port. Le& forts deTilo^ iePerim comple^tent ceux.d*Aden; ila commandent Tentr^ m^e.du detroit.
Mais les Frangais ont des droits sur le territoire arabe de Ckeik'Satd, qui est en face de Perim; ils ne les ont point fait yaloir jusqu*^ ce jour, mplgr^ I'int^rSt politique majeur qui en r^uUerait. Au point de yue commercial, c*est notre colonic;d*Obocky sur la cdte d'Afrique, qui est dcstin^e k nou^ afTranchir d*Aden et de ison charbon.
Bibliographie.
!B^rckh«rdt. Trwelt in Arabia, trad. Paris, 1835« 3 vol. iDeflers. Voyage au Yimen, Paris, Klinsieck, 18S9^ 1 toI. inrS, Haltzau. Beise in der Kiisiengegend vott Hedschas. Leipzig, 1868, 2 vol. . Palgrave. Une annie dans V Arable cenlraU^ trad. 2 vol. in-8. Paris, 18&1. lUtter. Arabien, Berlin, 1846-1841 Yoa,Wrede. Reiae in Hadamaut, Brunswick, 1873. 2e\if!^e. Arabien und die Araber. Halle, 1875. £. Reclus. Giographte universelie, t. IX, p. ^7.
Sujets de deroirs.
Influence du climat de I'Arabie sur la repartition, de^ populations et le^ incBurs.