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17 millions seulement. A cet ^gard, le contraste ayec Tlnde est frappant; mais ici la forme des valines longitudinales, enserr^es entre de hautes barri^res paraUeles, ne permettaii pas aux habitants de se d^velopper en groupes compacts. A Texception des valines basses et des deltas, une seule contree, comparable, mais en petit, k la vaste plaine du Gange, pouyait offrir une place k une grande agglomeration d'hommes, c'est la region du Gambodge, entre la M^nam et le Mekong. G*est 1^ que s'est d^velopp^e la civilisation Khmer dont tant de mines attestent encore la splendeur,
Les pays de Touest sont habitus par diffigrentes populations qui se rattachent h une souche unique, les Khamti sur les deux versants du Brahmapoutra et de Tlraouaddy, les KakyeUy les Karen dans la valine de la Salouen et dans le delta de Tlraou^ddy, enfin les plus civilises, les Birmang. Leur culte officiel est le bouddhisme, mais en r^alit^ ils adorent les demons. Le groupe des Thai se divise en trois grands rameaux : les Chan ^pars dans tout le Siam, les Laos entre la Salouen et le Mekong, formant divers royaumes, les Siatnois qui habitent la region du littoral. Ils sont bouddhistes. Les regions montagneuses de TAnnam sont peupl^es par differentes tribus sauvages qu*on a rattach^es k une famille oceanienne. Tels sont les Muong^ les Kha, les Pnom^ les Moi, etc. Les Cham et les Khmer ou Cambodgiem sont les restes de deux races d^chues qui ont ^lev^ de puissants empires. Ces derniers ont ^^ chassis au xvii® si^cle du bas Mekong, pal* les Annamitei, Ceux-ci sont de toutes les populations de I'Indo-Ghine celle qui se rapproche le plus des Chinois. Les for^ts de te p^ninsule de Malacca sont habitues par une race noire sauvage i peine connue.
G^ographie politique, — Indo-Ghinb anglaiss. — Les Anglais se sont empar^s des bouches de Tlraouaddy en 1824 et 1825, el ont force les Birmans k leur cMter les provinces d*Arra^«, Mergui, Tavay et Yeh, et en 1853 les provinces dte Martaban, Rangoun e% PegGU. En 1885, ils ont commence Tannexion complete de laBirmanie. Le g^n^ral Prendergast, parti de Rangoun, a remonte Flraouaddy et a occupy Uandale, capitale de la Birmanie (1886). Les Anglais etaient d^j^ maitres de Malacca depuis 1826 et deSingapour depuis 1856.
La Birmanie britannique proprement dite qui est sous la d^pendance du gouvernement indien, occupe plus de 20000 Jcilo-
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metres carr^s. Sa population est evalu^e k i millions. Le pays est divis6 en trois districts : A^^rakan, Pegou et Tenasserim, 11 faut y joindre les deux groupes insulaires des Andaman et des Nicobar. La capitale est Rangoun (140000 hab.). Les villes importantes sont Moubnein^ pr&s de ia Salouen, Promt, BaiMeiHf Ayah et Tatoung.
Dans la Birmanie, Mandate est la seule des quatre anciennes capitales qui subsiste. Amarapoura^ Sagain et Ava sont en mines. Bhamo est une grande place de commerce aux tronti^res de Chine.
Les colonies anglaises du detroit ou « strait*s settlements » comprennent la partie m^ridionale de la p^ninsule. Quelques pays, le royaume de Kedah, h Touest, les royauraes dePatani et de Kelqntane k Test, sont, il est vrai, tributaires de Siam, mais I'Angleterre a sur la c^te orientale ses colonies de Poulo-Pinang^ Wellesley^ Malacca et de SingapouVy et elle a le protectorat du royaume de Perak.
Ihdo-Chihe FRANgAiSB. — En 1858, la.n^cessit^ d*assurer la s^curit^ de nos missionnaires et de nos relations commerciales amena une expedition fran^aise dans Tlndo-Chine. L'empereur d'Annam, apr^s quatre annees de guerre (1862), nous c^da la basse Gochinchine avec les trois provinces de Saigon^ Bien-Hoa et Myiho k Fembouchure du Cambodge. Cinq ans apres, la France acquit les trois nouvelles provinces de Vinh-long^ Chaudoc et Ha-Tien. En m^me temps le royaume de Cambodge se plagait sous notre protectorat. Le Mekong fut explore par le capitaine de Lagr^e et le lieutenant Frangois Garnier, mais celui-ci s*assura qu'une route plus facile vers le Yang-tse-Kiang etait ouverte par la valine du Song-Koi. Une petite expedition fut pr^paree. Le vice-roi du Tonkin se montrant hostile, Garnier attaqua et prit d*assaut la forteresse d*Hanoi. Le Tonkin entier fut conquis en quelques semaines, mais peu apr^s Garnier mourait assassin^ (1875). Cependant, en 1874>, le roi d*Annam signait avec la France un traits de commerce. Ce traite ne fut pas ex^cut^. L'ambassadeur frangais k P^kin crut desarmer Thostilit^ de la Chine en lui offrant des conditions qui parurent trop avantageuses et ne furent pas ratifi^es. Pendant ce temps (1882) le commandant Riviere, laiss^ seul dans Hanoi, tentait une sortie ou il fut tue. Une arm6e frangaise partit pour le venger. Bac-Ninh, Hong-Hoa et Tuyen-Quan furent prises. La
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Chine signa le traits de Tientsin, par lequel elle reconnaissait ie prolectorat franQais sur le Tonkin et TAnnam (1884-). Mais la m^me ann^e la surprise de Bac-Le provoqua la guerre. L'amiral Courbet bonabarda Fou-Tcheou el fit le blocus de Formose, pendant que le general de iN^grier battait les Ghinois au Tonkin. La paix definitive fut conclue en 1885.
Vlndo^hine frangaise (530000 kil. car.) a 6t6 formee par Tunion des 4 pays : Cochinchine, Cambodge, Annam et Tonkin. Chacun de ces pays conserve son autonomie administrative et son budget. Le d6cret du 7 d^cembre 1888 a cre6 le Conseil superieur de I'lndo-Ghine.
La CoGHi?iCHiNE (60 000 kil. car.) est divis^e en 6 provinces. Les villes principales sont Saigonj k plus de 80 kilometres de la mer, Cholon, Mytho, Bien-Hoa, Vinh-Long, Hatien siu* le golfe de Siara.
La garnison frangaise est de plus de 2000 hommes.
L*Annam (275000 kil. car.) est habite par environ 2 millions d'indig^nes, auxquels il faut ajouter les Mois, qui habitent les montagnes formant le versant oriental de Mekong.
La religion de la majority est le culte des g^nies. Les classes instruites suivent la doctrine de Confucius. Le bouddhisme est tolere. II y a environ 420000 catholiques.
La capitale Hue a 30000 habitants. Son port est Thuan-An. Bin-Dinh compte 15 000 habitants. Sur la c6te on trouve Tourane, Quin-Nhon et Fai-Fo,
Le Tonkin (90000 kil. car.) est peuple par 42 millions d*habitants environ, dont 400 000 Chretiens.
La capitale est Hanoi (150000 hab.), k 85 kilometres de la mer. Les villes importantes sont Bac-Ninh, k 35 kilometres pres dti canal des rapides, fTon^-ffoa, sur le Song-Koi, Tuyen-Quan, sur la riviere Claire, Thai-Nguyen, Lang-Son, au nord-est. sur les frontieresde Chine, Sontay,si[i sommet du delta, iVm^-BiwA, Nam-Dinh, Hai-Dzuong, Hai-Pkong, Lao~Kai, pres de la frontiere du Yunnan.
Les troupes stationnees en Annam et au Tonkin sont de 25000 hommes. II faut ajouter 5 regiments d'infanterie indigene.
Le total des recettes pour TAnnam et le Tonkin a ete en 1888 de 17 320 000 francs, celui des depenses de 17034620 francs.
Le Cambodge, place sous le protectorat de la France, est un royaume de 100 000 kilometres carres environ, peuple dun
million et demi d'habitants. La capitale est Pnom-Penh, sur le Mekong (environ 30 000 hab.).
Le budget de 1888 comporte 3275000 francs de recettes et [3 059236 francs pour les depenses.
La garnison franqaise est de 300 hommes.
Le royaume de Sum est le plus vaste des Etats independents de rindo-Chine. II couvre une superficie de 720 000 kilometres carr^s et compte pr^s de 6 millions d'habitants, dont 1 million de Malais dans les provinces du sud et 1 million de Ghinois. La capitale, Bangkok, est une 6norme ville de 600 000 habitants, chinoise en bonne partie.
Geographie 6conomique. — L'Indo-Chine est encore un pays vierge sur une grande partie de son etendue. Peu peuplde, elle ofTre un champ libre k la colonisation. Le climat s'oppose, il est vrai, k Texploitation du sol par les Europ6ens et la population indigene ne pourra s accroltre que lentement. Nul doute cependant que les ressources pr^cieuses que renferme en tout genre ce pays ne d6cuplent de valeur, quand les nations de I'Occident y auront introduit leurs instruments et leurs m^thodes. Situ6e au centre m6me de toutes ces regions si riches et si peupl6es de TExtr^me Orient, Inde, Chine, Malaisie, dou^e elle-m^me de c6tes articulees et de bons ports, elle ne pent que prendre une part tous les jours plus grande k l'activit6] commerciale extraordinaire dont cette partie du monde est actuellement le theatre. Elle est enfm une des principales voies d'acc^s vers Tinterieur de la Chine, vers le plateau du Yunnan et le cours moyen du fleuve Bleu.
Agriculture. — L'Indo- Chine est, comme la Chine et I'lnde, un pays agricole par excellence : la chaleur humide des tropiques et ralternative harmonieuse desmoussons en ont fait un des terroirs les plus feconds du globe. L'agriculture y est localisee dans la zone des terres basses et sur la lisi6re du littoral qui constituent la region la plus riche, ou du moins la plus connue et la mieux exploitee.
Les forets vierges couvrent une bonne partie de Tlndo-Chine particulierement dans le haut pays; elles renferment en quantites presque inepuisables des bois de construction de toutes sortes, des essences precieuses pouvant servir k reb^nisterie k la teinturerie. L'industrie et le commerce ont d^jk su tirer parti du bambou, dont le travail est facile et remunerateur; mais c est
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le bois de teck qui a jusqu'^ present attir^ le plus Fattention des Europ6ens. Au Tonkin, M. Dupuis a obtenu 5 000 hectares de terres incultes entre Hone-Gay et Tile de Kebao pour Texploitation des bois.
Parmi les cultures alimentairea^ il faut citer en premiere ligne le riz, qui est la principale ressource du pays. L'Indo-Ghine en produit, annee moyenne, beaucoup plus que la consomlnation des habitants n'en reclame, et un excedent considerable reste chaque ann6e disponible pour I'exportation en Chine, dansi'Inde et en Europe. Les possessions anglaises, la Cocliinchine et le Cambodge tirent d^ji de grands revenus de ce commerce. Le Tonkin, plus peupl6, ne produit encore que la quantite necessaire a Falimentation du pays ; mais il n'est pas douteux qu'il ne devienne prochainement lui-merae pays d'exportation. En 1889 il a ete fait concession k des Frangais de 9 500 hectares de terre qui sont entres en production I'annee suivante.
Avec le riz, Vigname^ la patate, le mais, le millet contribuent aussi k I'alimentation. Les legumes d'Europe s'acclimatent particuli^rement au Tonkin, dont le climat a saisons tranch^es se pr^te bien k cette ceuvre. On a tent6 recemment d'y introduire la vigne, mais il n'est pas sur qu'elle y prosp^re. La culture du the a ete introduite avec succ6s en Birmanie par les Anglais. La mtoe plante se trouve k Tetat sauvage dans nos possessions; tout permet done de supposer qu*elle y prospera autant et plus que dano I'lnde mtoe. La cannea sucre est plant^e a Siam ; mais elle ne donne pas de benefices r6mun6rateurs, pas plus que dans les colonies frangaises de Cochinchine et du Song-Koi.
Les epicesy qui n'ont pas encore fait I'objet d'une exploitation active, pourront ^tre cultivees avec profit, surtout dans les regions meridionales et dans la peninsule de Malacca.
Le iabac vient bien, et la culture sollicit6e par la consommation locale tr^s considerable, s'en repand vite. Les raeilleures feuilles sont fournies par la vallee basse de la Salouen. Le be'tel du Cambodge est tr^s estime. La production du colon ne d6passe pas les besoins du pays, mais elle pourrait, le cas ech^ant, prendre de grandes proportions. La culture du coton couvre au Tonkin plus de 8 000 hectares. En un an le port d'Haiphong a exports 526000 kilogrammes de coton, vendu sur place au prix de 60 k 65 francs les 65 kilogrammes.
Velevage est plus developp6 dans I'lndo-Chine que dans Tlnde. Les p^turages sont meilleurs et plus nombreux; ils nourrissent d'ifnnienses troupeaux, particuli^rement de gros bdtail, boeuf et bufftes.
Les boeufs du Gambodge sont estimes comme animaux de trait et de boucherie. Les buffles du Laos servent aussi de bfites de somme pour les lourds charrois.
Les petits chevaux de Krmanie sont tr6s estimes des Anglais, qui les exportent en grand nombre.
L'elevage du pore est une des grandes industries agricoles de nndo-Chine entiere. Ces animaux sont surtout nombreux dans le Cambodge et le Tonkin ; Saigon et Haiphong en exportent un nombre considerable en Chine et en Malaisie. Hong-Kong seul en pe^oit de ce dernier port plus de 30 000 par an.
Les voiailles, les oiesj les canards abondent ^galement dans la peninsule. C*e$t une des grandes richesses des colonies frangaises, et particuli^rement du Tonkin.
La faune sauvage est tr^s largement representee dans le pays : ^l^pluats, rhinoceros, tigres, pantheres, sangliers, oiseaux de passage. La chasse de tons oes animaux procure un large supplement d*alimentation. Mais la peche a beaucoup plus dMmportance.
On produit special k Tlndo-Chine est fourni par les nids comestibles d^hironddles saianganes. La r^colte s*en fait surtout le long de la c6te du Tenasserim. Ce sont encore les Chinois qui "Sont les plus friaad^ de ce mets. Le kilo se paye jusqu*^ 500 francs.
La principale production animale industrieile est la soie, Mais I'empire de Siam merite seul jusqu'i present d'etre cite.
IfiDusTRiE. — L'lndo-Chine, si bien dou^e pour Tagricultttre, pourra devenir encore, mais toutefois dans des conditions moins faYorables, un pays d'industrie.
Deux causes contribueront k amener ce r^sultat : tout d*abord les indigenes font preuve d'une grande habilete traditionnelle. £asuite les aliments de I'industrie moderne, houille, m^taux, plantes textiles, existent en abondance dans le pays et pourront s'y developper.
Les metaux precieiix n*y sont plus aussi abtmdants qulls Telaient autrefois : mais on en trouve encore des gisements diss^mines en divers endroits; ceux du P^gou et de la Birmanie
semblent dtre les plus riches. Pourtant il est douteux qu*ils vaillent les frais de Texploitation.
On a trouT^ des d^p6ts dehouille assez considerables ^Malacca, au Tonkin, en Annam. Les mines du Tonkin s'etendent sur une longueur de plus de 100 kilometres non loin de la c6te et paralleiement k elle. Us couvrent une superficie de 1000 kilometres carr6s. La Societe frangaise des charbonnages du Tonkin a commence k exploiter en ao6t 1888. Les actions emises k 500 francs sont cotees aujourd'hui 5 000. Une autre society s*est fondle, la Societe des mines de Tourane. Les actions sont entierement souscrites. Enfin on a commence k exploiter les mines de Tile de Kebao. Ces diverses concessions minieres sont en voie de prosperite. Hone-Gay devient une yeritable ville. A Kebao on se preoccupe de la fagon la plus pratique pour faire arriver k bord des steamers les charbons qui sortent actuellement dans, des chalands amenes k Haiphong par des remorqueurs. A Dong- Trien Texploitation, bien que de date toute recente, a ete menee si activement que les charbons de cette mine tiennent actuellement la place la plus important^ sur le marche de Haiphong.
L'extraction du mineral d'antimoine a Ackot est menee avec beaucoup de succes. Ce produit est destine k devenir une grande source de richesse pour le Tonkin.
La presqu'ile de Malacca est un des principaux pays producteurs de Yetain; les plus importants gisements sont ceux de la province de Wellesley el surtout du district de Malacca. Qs sont tons entre les mains des Ghinois. De puissants depdts de fer, des gites de cuivre, de plomb, de zinc existent en plusieurs points en Birmanie, au Gambodge, au Tonkin. Les mines argentiferes de Cao-bang sont exploitees depuis 1888. II a ete concede au Tonkin 150 hectares de gisements d*antimoine et 200 hectares de terrains argentiferes. Mentionnons encore d*abondantes sources de pe'trole en Birmanie, sur Tlraouaddy, non loin de Pagaii. Les salines du littoral d*Arakan sont assez riches.
La Birmanie est riche encore en pierres pre'detises. On cite les mines de rubis, de saphir, de jade, auxquelles travaillent, dit-on, 10 000 ouvriers. L*argile, le kaolin ont ete signaies et exerceront de plus en plus I'industrie indigene, si apte aux travaux de la ceramique.
Vindust^ie proprement dite est encore entiereraent dans Ten-
fance, bien que les indigenes paraissent avoir pour les travaux industriels des aptitudes plus grandes peut-^tre que les habitants de rinde.
Les principales industries indo-chinoises sont : la fabrication d*objets de ceramique, tuiles, briques, poteries, la construction des barques et des jonques, I'incrustation de meubles de luxe, le tissage des nattes, le travail du bronze pour la fabrication des cloches de pagodes, la sculpture sur bois, le d^corticage du riz, etc., etc.
Commerce. Voies de communication. — Llndo-Ghine n'a pas seu- Vement d'importance par elle-ra^me, comme pays propre de production. C!est aussi un point de transit et c*est une des portes de la Chine. Cette seule consideration suffit bien a montrer quelle port^e considerable a. dans cette peninsule, la question des voies de communication. 11 s*agit en r^lite, pour les Fran^ais et les Anglais, d'attirer dans leurs domaines respectifs les denr^es da la Chine m^ridionale et d y porter les leurs.
Les fleuves ne permettent pas de p^n^trer bien avant dans I'int^rieur du pays. C*est VIraoiiaddy qui a le cours le plus tranquille et qui porte sur le plus long trajet les jonques, sinon les vapeurs. Bhamo, jusqu*ou pent remonter facilement la navigation, est a 1200 kilomMres de TOc^an. C'est au contraire la Salouen qui, de tous les fleuves indo-chinois, ofTre les plus grands obstacles, et qui est le moins susceptible d'etre utilisee. La Menam n*est gu6re employee que sur son cours infSrieur, ou est concentr^e toute Tactivit^ du Siam, mais elle pent porter de faibles embarcations jusqu*k Zimm^, par son affluent le Moping.
La navigation du Mekong n'est siHre encore qu'en aval des cataractes de Khong, k 600 kilometres de Tembouchure. Mais les Messageries fluviales dtendent de plus en plus leui:s services vers rint^rieur k mesure que ce fleuve est mieux connu et am61ior6 ; k Taide de travaux d'art et au prix de quelques transbordements, il deviendra une grande voie de commerce vers le royaume de Siam.
« Aucun grand navire ne peut franchir les embouchures du Mekong k cause des bancs de sable qui les barrent et qui s*6tendent k une grande distance en mer. Mais, au-dessus de leurs embouchures, la plupart des bras du grand fleuve peuvent porter, m^me dans la saison des basses eaux, des navires de