‹ Afrique esquisse générale de l'Afrique et Afrique ancienneChapitre 100 sur 246 · MAX. TRIB. FOTEST. III. IMP. V · texte numérisé non relu

MAX. TRIB. FOTEST. III. IMP. V

C. IVMVS VERVS MAXIMIHI F. IfO BIMSSIMV5 CAES. PRIIfCEPS IVVEWTVTIS GERM. MAX. SAR MAT. MAX. DACICVS MAX.

VIAM A KARTUAGIIf E VS QVE AD FIMES IfVMIDIAE FROVIKCIAE LOSGA INCVRIA CORRVPTAM ADQVfi DII.AP SAM RESTITVERVITT.

n L'empereur et césar Caïus Julius Vérus Maxi- « minus I'ius Félix, auguste, le Germanique , le «. Sannaiique, le Dacique, grand pontife, revêtu do « la puissance Iribunitîenne pour la troisième fuis, « empereur triomphant |»our la cinquième fois ; et « Caïus Julius Verus , fils de Maximin Auguste , • très-noble César, prince de la jeunesse , le Ger- « manique , le Sarinatique , le Uacique ; ont ré- « tabli la routa depuis Carthage jusqu'aux fron- « tières de la Numidic , qu'une longue Dégligence ». avait laissé dégrader et dépérir.»

ce choix (*) ; mais le gouverneur de Mauritanie Capellianus, ennemi personnel de Gordien , et qui venait d'être destitué par lui , se mit en marche avec les nombreuses troupes gu'il avait sous ses ordres pour contenir la turbulence des Maures, et se dirigea vers l'Afrique afin de soutenir la cause de Maximin; Gordien le jeune alla au-devant de lui , mais il fut défait et tué; et son père , à cette nouvelle, mit luimême fin à ses jours, six semaines après sa proclamation. Mais un troisième Gordien, son petit-fils, fut aussitôt amené à Home par ordre du sénat, et déclaré césar, puis auguste.

Obsebvation sur la nullité du rôle provincial de là numi-

DIE DANS LES TROUBLES DE L'AfRI-

quë A cette époque. — Sabinianus, proconsul d'Afrique, ayant voulu , quelque temps après (**) , tenter une insurrection dans sa province, à son propre bénéfice, le commandant de la Mauritanie , contre lequel il avait d'abord eu l'avantage , le repoussa vigoureusement , réduisit les rebelles à livrer le coupable, et de cette manière mit fin à la révolte.

Ainsi entre le premier Gordien et "Capellianus, entre Sabinianus et le commandant de la Mauritanie, on voit naître des collisions directes, comme s'il n'existait point entre leurs gouvernements respectifs une province de flîumidie à traverser ; cependant nous avons en même temps , dans un autre ordre de faits , des témoignages certains de l'individualité provinciale de la Numidie : le christianisme, dès longtemps introduit et propagé en Afrique, y avait fondé de nombreuses églises , dont les pasteurs , décorés du titre d'évéque , se réunirent fréquemment en conciles : une assemblée de soixante-dix évêques se tint à Carthage dans l'une des dernières années du deuxième siècle, et saint Cyprien énonce que ces prélats appartenaient à la province d'Afrique et a la Numidie ; lui-même réunit en 254 un con-

) L'an a3?.

;*•) L'an a4o.

cile de soixante-onze évéques tant de la province d'Afrique que de la Numidie, et il présida en 255 un autre concile de quatre-vingt-cinq évéques, dont les actes nous sont parvenus, et constatent qu'ils étaient de la province d'Afrique, de la JNumidie, et de la Mauritanie.

Le ty ran Celsus. — Alors nue de toutes parts s'élevaient dans remire ces prétendants éphémères que histoire a dédaigneusement appelés les trente tyrans, l'Afrique eut aussi le sien , plus misérable encore que les autres : le proconsul Vibius Passiénus et le duc de la frontière libyque Fabius Pomponianus s'ingérèrent, en 265 , de proclamer auguste un ancien tribun rentré dans la vie privée et cultivant ses terres , nommé Celsus; on le revêtit, pour l'inaugurer, du manteau de pourpre de la Déesse Céleste de Carthage; mais la semaine était écoulée à peine, que son cadavre était livré aux chiens par les habitants de Sicca , pendant qu'on le crucifiait en effigie. Nous voyons, dans ce récit de Trébeliius Pollion , figurer pour la première fois un duc de frontière ; la frontière libyque qui lui est attribuée doit probablement s'entendre de celle de l'Afrique proconsulaire, du côté de la Libye propre ou de la Libye intérieure ; c'est de la même charge sans doute qu'était revêtu sous Aurélien un Firmus cité par l'historien Vopiscus comme duc de la frontière africaine , en même temps que proconsul. Probus, qui depuis fut empereur, avait été chargé par le même prince d'apaiser des troubles à Carthage, et depuis son élévation à l'empire lui-même chargea Sextus Julius Saturninus, qui fut plus tard son compétiteur , de délivrer l'Afrique des Maures qui l'avaient envahie.

VL ADMINISTRATION ROMAINE DE- PUIS L'ORGANISATION PROVIN- CIALE DE MAXIMIEN-HERCULE JUS- QU'A CELLE D'HONORIUS.

Divers partages de l'empire.

A l'avènement de Probus, en 276,

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alors que Florianus, proclamé parle sénat, était reconnu dans l'Europe, l'Afrique et l'Asie Mineure, tandis que le premier avait pour lui le reste de l'Asie avec l'figypte; l'empire se trouva un moment partagé, ainsi qu'il l'avait été aux temps des Triumvirs , et que Caracalla avait eu dessein de le partager avec Géta , en deux grandes divisions, qui allaient bientôt se reproduire d'une manière plus durable, jusqu'à se perpétuer enfin sous les noms d'Empire d'Occident et d'Empire d'Orient : et dès ce moment la région d'Afrique demeura comprise dans la division occidentale. Carus, en partant en 283 pour l'Orient avec Numérien , laissa à Carinus l'Italie, l'Illyrie, l'Afrique et le reste de l'Occident, pour les gouverner avec la plénitude de l'autorité impériale. Quand Dioclétien, en 286, se fut donné pour collègue Maximien-Hercule, il lui Ht un apanage dans lequel se trouvaient l'Italie, l'Afrique et l'Hispanie ; puis , en 292, les deux augustes s'associant deux césars, Maximien-Hercule partagea son lot avec Constance-Chlore son gendre, à qui il abandonna tout l'Occident au delà des Alpes, et peut-être même la Tingitane comme annexe de l'Hispanie, se réservant l'Italie et l'Afrique avec les îles intermédiaires.

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