TRIB. CO..... MAVR. CAS
A. MIL. FBAE. COH. SIHG. ET VEX.
EQQ. MAVROR. IN TER RITORIO AVZIEJtSI FRETElf DEIlTtVM DEC. DVARVM COLL. AVZiEW SIS ET RVSCVM1EHSIS ET FAT.
FROV. OB IÏCS1CNEM IH Ct VES AMOREM ET SIlfCVLA REM ERGA PATRIAM ADFEC TIOHEM ET QVOD EIVS VI R TVTE AC VIGtLAHTIA FA RAXEN REBELLIS CYM SA TBLL1TIBVS SV1S FVERIT CAPTVS ET INTERFECTVS ORDO COL. AVZIKWSIS IWSIDUS BAVARVM DE CEPTO P.P. F. D.D. VIII EAL.
FEBR. PR. CCXXr.
« A Quintus Gargilius... fi!» de Qaintus, chef de «ta cohorte.... Britannique, tribun de I» cohorte «des Mnures Césariens formant l'aile milliaire, « chef de la cohorte des cavaliers singulaires et m voxillaires maures campés dans le territoire «d'Ausn , décurion des deux colonies d'Auxa et « de Hnscunia , et patron de la proviuce; pour son « amour insigne envers ses concitoyens , et son « affectiou particulière envers sa patrie; et attendu
L'UNIVERS
Théodose fit passer les transfuges par les armes, et décapiter les deux chefs maures. De là il alla prendre et raser le camp fortifié de Gallonatis, et se dirigeant vers le château Tingitan à travers le mont Ancorarium , il tomba sur un parti de Mazikes commandés par Suggena, et les tailla en pièces. Le comte militaire d'Afrique successeur de Romanus (qui avait alors été démasqué et renvoyé à la justice de l'empereur), fut chargé d'aller dans la MauritanieSitifienne surveiller les postes afin de garantir la province de toute invasion, et Théodose lui-même se dirigea contre les Musons; mais à peine avancé jusqu'auprès du municipe d'Audia (*), ayant appris qu'il aurait affaire à une multitude innombrable de gens de toutes les tribus, tandis qu'il n'avait avec lui que 3 500 hommes, il prit le parti de battre en retraite, et quoique vivement harcelé, il arriva sans grave accident au domaine de Mazuca, et déjà à Tipasa, où il rentra au mois de lévrier 373.
m que c'eut par son courage et sa vigilance que le « rebelle Karaien , avec sa bande , a été pria et mis « à mort ; le sénat de la colonie d'Auza a fait élever « ce monument à uoe victime de la trahison des Bail varrs , aux frai» du trésor public , en vertu d'un m décret des décurions, le 8 des calendes de février, « l'an de la province aai. »
La restitution de cette inscription offre quelques difficultés ; la date de l'année provinciale soulève plus d'une question, el le chiffre même nous en parait erroné. Le nom de Faraxen, sa capture, sa mort, le campement avancé d'Auza, la trahison ultérieure des liavares, voilà assez de motifs de certitude que l'inscription se rapporte à la guerre de Théodose contre Fit mus, et qu'elle doit être réellement de l'année 373.
(*) Ammien Marcellin , dont nous n'avons qu'un texte très-imparfait, parle certainement du même lieu en trois endroits, où les éditions portent néanmoins trois leçons différentes ; munkipium ou castellum Addense, Audiense, et Duodknse; la seconde leçon est évidemment la meilleure, et nous rappelle très-bien, sous une forme adjective , le nom d'Audia , le même que Auza; la permutation de di en z est une des particularités les mieux constatées de 1 ancien ue prononciation africaine.
FtJItB D8 FlBMUS ; SA SOftT. —
Théodo6e s'occupa alors de rompre adroitement la ligue formée à grands frais par l'ennemi , et de gagner par des promesses ou des menaces, les tribus circonvoisines telles que les Baïures , les Cantavriens , les Avastomates , les Casaves , les Davares et autres limitrophes. Firmus effrayé du danger d'une défection, se sauva au loin dans les monts Caprariens, puis dans le municipe de Conta : ses alliés se dispersent , Théodose dévaste leur camp abandonné, établit des chefs dévoués sur les tribus qu'il soumet sur son passage, va battre chez eux les Caprariens et leurs voisins les Abannes , et tournant vers Conta, il se rend maître de la place, d'où Firmus s'était enfui à son approche pour se réfugier chez les IsaQiens; Théodose va les attaquer et les battre, et s'enfonce plus avant jusqu'aux montagnes des Jubalènes, patrie de Nu bel et de Firmus : là les difficultés du terrain l'arrêtent, et il revient au château d'Audia, où il reçoit les soumissions des Iessa liens.
Ayant porté son camp auprès du château de Média, il s'occupa de nouveau à chercher les moyens de se faire livrer Firmus; apprenant qu'il était revenu chez les Isafliens, il alla le leur redemander, mais inutilement, et après un combat acharné dont l'issue fut douteuse, il retourna au château d'Audia, où il fut encore harcelé par les barbares ; hâtant sa marche, il tomba a l'improviste , par des chemins de traverse, sur le pays des Iéssa liens dont il se défiait, le dévasta, et continuant sa route par les villes de la Mauritanie Césarienne, il rentra à Sitifis. Knfin, dans une dernière cam-
8agne, Théodose ayant fatigué les Isaiens par de nouvelles attaques, leur roi lgmazen se décida à traiter secrètement avec lui de l'extradition de Firmus, par l'intermédiaire de Masstlla chef des Mazikes dévoué aux Romains; Firmus, averti du danger, n'y échappa qu'en se donnant la mort. Son cadavre, chargé sur un chameau, fut porté au château de Subicara près duquel
campait Théodose, qui rentra alors triomphant à Sitifls.