LUI
donne pas d'aimer encore et de pouvoir ce que nous devons faire; qu'il soit anathème! Quiconque dira que la grâce de la justification nous est donnée, alin que uous puissions accomplir plus facilement par la grâce ce qu'il nous est ordonné de faire par le libre arbitre , comme si , sans recevoir la grâce, nous pouvions accomplir les commandements de Dieu, quoique difficilement; qu'il soit anathème! » A Rome, Zozime s'était enfin prononcé, et il avait condamné les pélagiens. On ne se contenta plus alors, pour ramener les hérésiarques , des censures ecclésiastiques ; on eut recours au pouvoir temporel, à la rigueur des lois.
Nul, suivant saint Augustin, ne fut plus ardent dans cette persécution que le prêtre Sixte, qui occupa plus tard la chaire de Saint-Pierre. Honorius lit un édit qui bannissait de Home Pelage et Célestius, qui organisait contre leurs adhérents un système de délation, qui
fiunissait enfin, dans toute l'étendue de 'empire d'Occident, de l'exil et de l'expropriation, ceux qui étaient convaincus de pélagianisme. Toutefois, au temps même de la persécution , l'hérésie trouva des défenseurs". Le plus célèbre de tous est Julien, évêque d'Éclane. Il attaqua saint Augustin à propos du livre iutitulé du Mariage et de la concupiscence. Dès lors s'engagea entre eux, par écrit, une lutte qui ne devait avoir pour terme que la mort de l'illustre évêque d'Hippone.
Il y avait eu sur la question du pélagianisme dissentiment entre les évcques africains et le pape Zozime (I). Mais ce dissentiment , comme nous l'avons dit , n'avait pas été de lonaue durée. Plus tard, l'intervention de Y Église de Rome dans les affaires de l'Afrique devait amener un nouveau désaccord. Il éclata au temps de saint Boniface et de saint Célestin. Les évéques d'Afrique refusèrent, en deux circonstances , d'accepter les instructions qui leur venaient d'Italie. Le prêtre Apiarius, et plus tard, l'évêque Antoine avaient été condamnés, pour leur scandaleuse conduite, par les évéques africains. Ils ne vou-
(l) Indépendamment des écrivains catholiliques, voyez sur ce dUsenUment : Leydecker ; de Liberia te %cclc»iœ ajricanœ, p. $23 et sut v.
lurent point se soumettre a cette condamnation. Ils s'adressèrent à l'Église de Rome qui, prêtant l'oreille à leurs prières, essaya de les imposera ceux gui les avaient rejetés. Les évéques d'Afrique protestèrent contre cette intervention qui tendait à infirmer leurs décisions et à amoindrir leur autorité.
Us l'emportèrent; et le jugement qui avait condamné Apiarius et Antoine fut maintenu (1).
SEB4I-PÉLAGIENS ; DERNIERS T RA- YAI x de saint Augustin. — Comme nous l'avousdit, l'opinion desaint Augustin sur la grâce était celle de l'Église catholique. Toutefois, il y avait dans cette opinion quelque chose de si absolu , il fallait tellement, pour l'embrasser, sacrifier la raison à la foi, que des hommes jusqu'alors fermement attachés aux dogmes de l'Église se sentirent ébranlés. 11 se fit chez eux uue réaction : ils se demandèrent si saint Augustin n'était point tombe dans l'erreur en immolant d'une manière absolue le libre arbitre à la grâce, en l'annihilant, et conséquemment en détruisant la responsabilité humaine. Ils cherchèrent alors un système de conciliation.
Le mouvement se fit d'abord sentir en Afrique. Quelques moines d'Adrumet s'élevèrent contre un écrit où saint Augustin anéantissait, suivant eux , le libre arbitre. L'évêque d'Hippone se hâta de leur répondre par deux ouvrages ( de la Grâce et du fibre arbitre; de la Correction et de la grâce). Cette fois, il sembla transiger, et fit, si nous pouvons nous servir de cette expression, quelques concessions au libre abitre.
Il y avait aussi en Gaule des hommes éminents qui n'admettaient pas dans toutes ses parties le système de saint Augustin. Parmi eux se trouvaient saint Hilaired' Arles et Cassien. Celui-ci ,dans des conférences spirituelles qu'il écrivit, vers 426, pour ses moines de Marseille, essaya de concilier le libre arbitre avec la grâce. Il ne porta pas atteinte, comme les pélagiens, aux dogmes de l'Église catholique ; seulement il prétendit que le
(l) Voy. sur les rapports de l'Église d'Afrique avec celle de Rome et sur les desaccords que nous venons, d'indiquer : Fleury ; Hist. ecclé- 3Ùut.t t. V, p. 494 , 615 , 627 , 679 , 680 et 683 ; el Roi ir hacher ; Nul. univers, de C Église calhol., t. VU, p. 648, 669 et suiv.; 608 , 677 et suiv.
AFRIQUE CHRETIENNE
libre arbitre était nécessaire pour l'accomplissement du bien, nécessaire comme la grâce. Il alla plus loin encore : il déclara que la grâce était donnée par Dieu à ceux qui l'avaient méritée, à ceux qui d'abord avaient voulu le bien par eux-mêmes en vertu de leurs propres déterminations. Ainsi, suivant Cassien, le libre arbitre était le principe de la grâce.
Ce nouveau système agita vivement les esprits. Les uns l'embrassèrent har- 1iment( ce furent les semi-pélagiens); d'autres, assaillis par le doute et plus timides, voulurent, avant tout, prendre conseil de celui qui, dans la grande quereUe suscitée par Pélage, avait été l'interprète de l'Eglise catholique. Ils s'adressèrent donc à saint Augustin. L'évéqued'Hippone ne refusa point d'entrer dans une nouvelle discussion.
Il poussa alors jusqu'à ses dernières conséquences la doctrine de la grâce.
Dausses deuxlivrestfe&z Prédestination des Saints (1) qu'il adressa à Prosper et à Hilaire, il admet sans réserve et dans le sens le plus illimité, en vertu de son principe de la grâce qu'il s'efforçait a établir, la prescience divine et la prédestination. Aux semi-pélagiens, qui lui objectaient que, dans un pareil système , on devait rejeter nécessairement comme inutiles la prédication, les exhortations, toute pénalité , il répondait : « Il est vrai qu'il faut user de discrétion en préchant au peuple cette doctrine; et ne pas dire : La prédestination de Dieu est absolument certaine, en sorte que vous êtes venus à la foi , vous qui avez reçu la volonté d'obéir, et vous autres demeurez attachés au péché, parce que vous n'avez pas eneore reçu la grâce pour vous en relever. Mais si vous êtes prédestinés , vous recevrez la même grâce, et vous autres, si vous êtes réprouvés, vous cesserez d'obéir. Quoique tout cela soit vrai dans le fond et à le nien prendre, la manière de le dire avec dureté et sans ménagement, le rend insupportable.
Il faut plutôt dire: La prédestination certaine vous a amenés de l'infidélité à la foi , et vous y fera persévérer. Si vous êtes encore attachés a vos péchés , recevez les instructions salutaires, sans toutefois vous en élever ; car c'est Dieu
(l) Le second livre a un titre particulier :
du Don de la Persévérance.
qui opère en vous de vouloir et de faire, et si quelques-uns ne sont pas encore appelés , prions Dieu qu'il les appelle , car peut-être ils sont prédestinés. Quant aux réprouvés, il ne faut jamais en pari 1er qu'en tierce personne, en disant, par exemple : « Si quelques-uns obéissent maintenant , et ne sont pas prédestinés, ils ne sont que pour un temps, et ne demeureront pas dans l'obéissance jusques à la fin. Surtout il faut exhorter les moins pénétrants à laisser les disputes aux savants (1). » Pour avoir trop accordé à la grâce, saint Augustin , on ne sauraitle dissimuler, arrivait au fatalisme.
Il semble que saint Augustin ait été absorbé tout entier, dans les dernières années de sa vie par sa lutte contre le pélagianisme. Il n'en est rien pourtant. Pendant les discussions les plus vives, il trouvait encore du temps pour écrire sur mille sujets divers. Il répondait souvent, par de longues lettres, à tous ceux qui lui proposaient des difficultés à résoudre ou lui demandaient des conseils. Il composait son Enchiridion; un petit livre adressé à saint Paulin de Noie, sur la piété envers les morts et son traité contre le mensonge. Il reproduisait aussi par écrit sa conférence avec révéque arien Maxime et rédigeait ses Rétractations. Sur la fin de sa vie , cédantaux prières de Quodvultdeus, qui fut plus tard évêque de Carthage, il
Îiromit d'écrire une histoire des hérésies. I ne recula point devant les difficultés que présentait un semblable travail.
« Il exécuta sa promesse , dit Fleury , et envoya quelque temps après à Quodvultdeus un traité des hérésies où il en compte quatre-vingt-huit commençant auxsimoniens et finissant aux pélagiens.
Il ne prétend pas toutefois avoir connu toutes les hérésies, puisqu'il y en a de si obscures qu'elles échappent aux plus curieux; m avoir expliqué tous les dogmes des hérétiques qu'il a nommés, puisqu'il y en a que plusieurs d'entre eux ignorent. A ce premier livre, il prétendait en joindre un second, où il donnerait des règles pour connaître ce qui fait l'hérétique et se garantir de toutes les hérésies connues et inconnues; mais la mort qui le prévint ne lui permit pas
(l) Traduction de Fleury.
L'UNIVERS
d'exécuter cette seconde partie (1). • l'invasion des vandales; mobt de saint augustin; souffrances
DE L'AFRIQUE CHRÉTIENNE — Ell 426,
saint Augustin avait désigné, avec Tassentiment du peuple d'Hippone, le prêtre Héraclius pour son successeur. Il lui avait confié , en partie, l'administration de sou Église et s'était ménagé ainsi quelques instants de silence et de recueillement. Mais il ne jouit pas longtemps du calme qu'il avait cherché. L'invasion des Vandales en Afrique ne devait pas tarder à troubler sa retraite et à remplir d'amertume ses derniers jours.
Nous avons dit ailleurs, avec quelque
(I) Nous croyons devoir signaler ici à nos lecteurs l'article Saint Augustin publié dans un recueil nouveau que nous avons déjà cilé et qui a pour titre : Dictionnaire des Sciences philosophiques. On y trouve d'abord la classification suivante : « Parmi les nombreux ouvrages de saint Augustin plusieurs appartiennent plutôt à la philosophie qu'à la théologie ; d'autres appartiennent à l'une et à l'autre; d'autres, enfin, sont purement théologiques ; nous indiquerons ceux des deux premières classes. Les écrits de saint Augustin à peu
{irès exclusivement philosophiques sont : i' les rois livres cojitre les Académiciens ; 2° le livre de la fie heureuse , 3° les deux livres de l'Ordre ; 4°' le livre de l'Immortalité de Vâme ; 6° de la Qualité de l'Ame; 6° ses quatorze premières Lettres. — Ses écrits mêlés de philoso-
fihie et de théologie sont : l° les Soliloques ; 2° le ivre du Maître; $\es> trois livresdu Libre arbitre; \* des Mœurs de l'Église ; b° delà Fraie Religion ; C° Réponses à quatre-vingt-trois questions ;7a Conjérence contre Fortunat ; 8' Trentetrois Disputes contre Fauste et les manichéens; 9° traité de la Créance des choses que Von ne conçoit pas;\& les deux livres Contre le Mensonge ,- 11° Discours sur la Patience ; 12° de la Cité de Dieu; 13° les Confessions; 14° Traité de la Nature contre les manichéens ; 15° de la Trinité. » L'auteur de l'article résume ensuite les doctrines philosophiques contenues dans ces divers ouvrages. Il divise son résumé en deux parties : d'une part , les idées sur Dieu : de l'autre, les idées sur l'homme. En un mot, il expose, pour employer ses expressions, la Théodicée et la Psychologie de saint Augustin. Nous renvoyons sur ces points, étrangers à la question qui nous occupe , au recueil que nous signalons. Toutefois, nous devons dire ici que l'auteur de l'article aurait pu trouver encore , en ce qui concerne les doctrines philosophiques de saint Augustin , des renseignements précieux dans plusieurs ouvrages que nous avons cités, et qu à tort, suivant nous, il exclut de sa liste. Nous ajouterons , en finissant , que nous adoptons sans réserve son opinion sur la Cité de Dieu , vantée au delà de ce qu'elle contient , comme il le dit, par des écrivains qui n'en connaissent que le titre ou qui n'en ont lu que de courts fragments. Voy. Dictionnaire des Sciences philosophiques . par une société de professeurs de. philosophie; art. Saint Augustin.
étendue, comment et par quelles causes les Vandales se précipitèrent sur l'Afrique (1). Genséric, appelé par le comte Boniface, quitta l'Espagneet, passant la mer, aborda , au mois de mai de l'année 429, sur les côtes de la Mauritanie. D'abord il conquit et ravagea tout le pays compris entre l'Océan et V Ampsaga. Puis, quand Boniface, réconcilie avec Placidie, rejeta l'alliance des barbares pour redevenir le défenseur de l'empire, le chef vandale poussa vers l'est et se jeta sur la Numidie.
A la nouvelle des désastres qui étaient venus fondre sur l'Afrique , saint Augustin dut se repentir amèrement d'avoir quelquefois, au moment des discordes religieuses, appelé sur les ennemis de sa doctrine la rigueur des lois et la persécution. Lesdonatistes, en effet, poussés au désespoir par lesédits d'Honorius, n'avaient pas hésité à se lever en masse pour prêter aide et appui, en haine des catholiques , à la horde barbare qui venait attaquer l'empire.
Les manichéens, les pélagiens, les ariens , qui eux aussi étaient proscrits par les lois, avaient suivi l'exemple des donatistes. A ces sectaires s'étaient joints sans doute les hommes, derniers restes de la race punique, qui,en dépitdu temps, du christianisme et de la législation impériale, n'avaient pas cessé d'observer, au sein même de Carthage, les pratiques de la religion apportée jadis sur les côtés de l'Afrique par les colons phéniciens. Voilà les puissants auxiliaires que la persécution avait donnés à l'invasion barbare; et ils ne furent pas les seuls que rencontra l'armée vandale. Elle se recruta encore au sein des populations voisines du désert qui n'étaient qu'à moitié chrétiennes, parmi les tribus maures, et même dans les campagnes et les villes romaines. Les uns , guidés par l'appât du gain, accouraient dans le camp de Genséric pour piller et ravager, les autres, propriétairesruinés, voulaient se dérober à la déplorable condition où les avait précipités, à force d'exigences et de rigueur, la fiscalité romaine.
(I) Voyez dans ce volume notre Histoire de h domination des Vandales en Afrique , p. 8 et suiv. C'est le complément indispensable, â partir de l'année 429, de notre Histoire de l'Afrique chrétienne.
Rien désormais ne pouvait résister, en Afrique aux soldats de Genséric. Boniface essaya en vain de les arrêter. Il fut battu et rejeté dans Hippone. Là se trouvait saint Augustin, qui entendit bientôt retentir à ses oreilles les cris de l'armée barbare. Les maux que souffraient alors l'empire et l'Église lut causèrent une immense douleur, qui sans doute hâta sa mort. Au moment où il ferma les yeux, il ne restait plus, dit un contemporain, des innombrables églises qui couvraient autrefois le pays que celles de Carthage, d'Hippone et de Cirta.
OBGANISATION DE L 1 G LISE d'a- FRIQUE DEPUIS LA FIN DU DEUXIÈME SIÈCLE JUSQU'AU COMMENCEMENT DU
cinquième. — - L'Afrique chrétienne et civilisée, suivant l'expression d'un écrivain ecclésiastique , sembla mourir avec saint Augustin. En effet , depuis les rapides conquêtes de Genséric, elle ne fit que languir et décliner. Mais avant d'entrer dans cette période de décadence, portons encore une fois nos regards vers le passé, pour étudier l'organisation de l'Église d'Afrique au temps de sa force et de sa grandeur,
Carthage, nous l'avons dit , fut pour l'Afrique le point de départ des prédications chrétiennes. De Carthage le christianisme se répandit de proche en proche jusqu'aux extrémités de la Proconsulaire. Puis, il entreprit la conquête de la Numidie. Dans les premiers temps de l'épiscopat de saint Cyprien , l'Église d' A trique ne possédait que les deux provinces que nous venons d'indiquer. Elle en eut bientôt une troisième, qui fut la Mauritanie. Les idées chrétiennes ne s'étaient pas seulement répandues à l'occident de la Proconsulaire, mais encore à l'orient. Elles avaient pénétré dans la Byzacène et la Tripoliiaine, qui formèrent, dès le commencement du quatrième siècle, deux nouvelles provinces ecclésiastiques.
Aux cinq que nous avons nommées, il faut joindre une sixième qui fut formée plus tard d'un démembrement de la Mauritanie. Réduire en une seule province la vaste contrée qui s'étend de l'Océan à l'Ampsaga , à une époque où le christianisme l'avait couverte d'évéchés et d'églises, c'eût été rendre bien
difficiles l'administration et la surveillance ecclésiastiques. On la divisa donc, comme nous l'avons dit, en deux parties, et ce fut vers la fin du quatrième siècle que l'on vit paraître comme provinces distinctes, la Mauritanie césarienne et la Mauritanie sitifienne. Peut-être y eut-il, vers cette époque, un autre démembrement, à la suite duquel on forma une septième province de la Mauritanie tingitane. Un métropolitain était préposé à chacune des circonscriptions territoriales que nous avons indiquées; le premier de ces métropolitains était l'évéque de Carthage.
Avant l'arrivée des Vandales on voyait dans les villes et les campagnes de l'Afrique des églises et des,couvents sans nombre. Carthage seule possédait près de vingt édifices de ce genre (1).
LISTE DES ÉVÉCHÉS DE L'AFRI- QUE, AUX IVe ET Ve SIÈCLES. — Mais
rien ne saurait nous représent r avec plus de vérité et d'une manière plus frappante l'état florissant de l'Église d'Afrique, dans le quatrième siècle et au commencement au cinquième, que la simple nomenclature des évéchés qui étaient constitués , à cette époque, dans les diverses provinces que nous avons énumérées. Nous donnerons ici cette nomenclature d'après le savant ouvrage de Morcelli (2). La liste sèche
(l) Voici , d'après Morcelli , rénumération des basilique» de Carthage : Basilica Perpétua- Restiluta ( c'était la cathédrale ) ; Faustt basitica ; Sancli Agilei basilica ; basilica Major aut Major um ; basilica martyrum Scillitanorum ; basilica Celerinœmartyrîs ; basilica Novarum; basilica Grattant ; basilica Theodosiana ; ba • sitica Honoriana; basilica Theoprepria; basilica Tricetlarum ; basilica Pétris basilica Pauli; basilica martyrisjuliani. En outre, deux églises avaient été bâties, dans les faubourgs, en l'honneur de saint Cyprien; l'une sur le lieu de son supplice; l'autre dans la rue des Mappales, à l'endroit où II avait été enseveli. Après la chute de la domination vandale, Justioien lit élever à Carthage deux nouvelles églises , Tune à la Vierge, l'autre à sainte Prime. U ajouta aussi un couvent à ceux qui se trouvaient déjà dans la ville il le lit bâtir près du Mandracium. Voy. Morcelli ( A fric, christ. ); t. t. p. 49. — M. Dureau de la Malle, dans ses Recherches sur la topographie de Carthage ( p. 214 et suiv. ), ajoute un nom à ceux qui nous ont été Tournis par Morcelli. Il appelle basilique de Terlul/ien celle où se réunissaient les tertullianistes au temps de saint Augustin.
( 2) Afric. christ.; t. I , p. 34 sqq. Morcelli a retranché de sa liste soixante évèchés environ , parce qu'il ne pouvait , comme il le dit (ibidt. p. 41 ), en assigner la véritable position.
L'UNIVERS
et aride qui va suivre ne sera point sans intérêt , nous le croyons , jour tous ceux qui applaudissent aux efforts que nous faisons depuis treize ans pour reporter sur la côte septentrionale de l'Afrique le christianisme et la civilisation, et qui se plaisent à chercher, si nous pouvons nous exprimer ainsi, des espérances et comme un gage pour l'avenir, dans tous les faits qui attestent l'ancienne splendeur de cette belle contrée.
Nous avons (ait subir a la liste de Morcelli quelques changements. Tous les noms marqués d'un astérisque ont été modifiés, déplacés ou ajoutés. Ces corrections ne nous appartiennent point. Elles avaient été faites, par un savant membre de l'Académie des Inscriptions, sur l'exemplaire de VAfrica ehristiana que nous avons eu entre les -
ECCLESJjE PHOVINCIjE PROCONSI'LARIS.
Abaritana.' Abbenzensis.
Abbir majoris.
Abbir Germanicianae , quœ et Abbiritina Abltinensis.
Absasallensis.
Abtugnensis , quae et Autumnîtana et Aptun-
giensis.
Abziritensis , Advocatensis.
Aftjburi'ensis,quaB et» Altibariensis.
Amaderensis , quae et Ammederensis.
Aptucensis.
Araditana.
Arensis.
Assuritana.
Ausafensis.
Ausanensis.
Auzuagen sis, quai et Ausuagensis gemina. * Basandidacensis.
Belalitensis.
Bencennensis.
Beneventensis.
» Betagbarensis.
Bilteuds.
Binensis.
Bollitana.
Bonustensis.
Bosetensis.
Bullamensis.
Bullensis ,'Vullensis.
Bulleriensis.
Bulnensis Buritana.
Bu*lacena.
Buzencis, Oeciritana- Calibiensis.
Canapitanoruœ.
Carpitana.
CarthagUiiensis.
Cefalensis.
Celerinensis.
Cellensis.
Cerbalitana.
Ciballanensis.
Cicsitana.
Cilibiensis.
Cincaritana.
Ciuintuturbi.
Clypiensls.
Cubdensis .
Culeitanensis, quae et Culsilana et Curbitana, que et Curubitana.
Drusilianensis.
Duassenemsalltana.
Egugensis.
Furnitana.
Giggensis, quae et Ziggensis.
Girbrnsls, quae et Gerbensis et Gervltana. Gisipensls, quae et Gisipensium Giutra mbacarieusis.
Gorcnsis.
Gunelensis quœ et Gunelmensis.
Hillensis.
Hipponis Diarrhvti, quss et
Zaritorum et Hipzaritensis.
Honoriopolitana.
Horreensis.
Labdensis , quae Lacubazensis.
Larensis sive Larium.
Lil>ertinensts.
* Lupercianensis.
Maltianensis.
Maxulitana.
Meglapolitana.
Meizitana, quae et Melsitana.
Memblositana.
Membresitana ,
brositana.
Migirpensis.
Missuensls. Mizigilana.
Mullitana.
Musertitana.
» Muslitana.
Muzuensis.
Naragsaritana, quae et Nagargarilana.
Neapolitana.
Migrensium majorum Numnulilana.
Ofilana.
Pappianensis , qu« et Pupianensis.
* Pariensis.
Pertusensis.
Pisitensis.
* Pocofeltensis.
Pupitana , quae et Puppitana.
Rucumensis , quae et Rucummae et Rusucensis.
Sajensis.
Scilitana.
Sebargensls.
Sedelensis.
Seminensis.
Senempsalensis.
* Serrensis.
Siccenensis.
Siccensis.
Sicilibbensis, quae et Sicilippae et Siciliae. Simidicensis.
Siminensis, quae et Simminiensis.
Simingitana.
Simittensis, quae et Semitensis.
Sinnarensis ,quje et Sînuarltensis.
Succubensis.
Tabonnsis.
Tabuceusis.
AFRIQUE CHRÉTIENNE
Taciœ Montanensis , quœ etTatiœ Mont. et Ta-
canensis.
Tadduensis.
Tagorensis.
Talborensis.
Tauracinœ.
Telensîs.
Yheudalensis, quœ et Theodalensil et
lensis.
Thînisœ, quœ et Hnnisensis.
Tauccaboris, quœ et TuccaborenMs.
1;bursicensis Burœ.
7 igiinmensis.
1 îmedensis , quœ et Timid» Régi».
1 isili lensis , quœ et Tisilensis.