‹ Afrique esquisse générale de l'Afrique et Afrique ancienneChapitre 212 sur 246 · D'AFRIQUE SOUS LA DOMINATION · texte numérisé non relu

D'AFRIQUE SOUS LA DOMINATION

byzantine. — Une ancienne tradition racontée par Procope (1) nous montre que les catholiques , depuis le règne de Genséric jusqu aux victoires des soldats de Justinien , n'avaient point cessé de conspirer , au moins en pensée , contre les conquérants barbares. En 533 , ils accueillirent Bélisaire comme un libérateur. Il est vraisemblable que dès l'instant où le représentant de Justinien parut sur les cotes de l'Afrique, ils l'aidèrent de leurs conseils et de leurs secrets avis. D'ailleurs , en ne résistant point à l'armée impériale , en lui laissant libre passage dans toutes les villes, depuis Syllectum jusqu'à Carthage , ils contribuèrent, autant qu'ils le pouvaient alors, à la chute de la domination vandale.

Une nouvelle réaction religieuse suivit de près la victoire de Bélisaire. Les catholiques s'empressèrent de profiter de la défiance que les hérésiarques et les schismatiques inspiraient à la cour de Byzance pour se venger de tous les maux qu'ils avaient soufferts. Ils s'adressèrent à Justinien. C'était principalement l'hérésie gui avait donné force et durée à l'empire vandale. C'était elle aussi qui , peu d'années auparavant, avait précipité du trône Hildéric, le protecteur des orthodoxes et Tarn i des Byzantins. Justinien ne l'ignorait pas , et , par politique autant que par zèle religieux, il prit, contre les ariens, les donatistes et les autres dissidents, de sévères mesures. Par un édit de 435 , il les écarta des fonctions publiques , les dépouilla de leurs biens, leur enleva leurs églises, et leur défendit d'élire des évéques, de conférer les ordres et de baptiser (2). Les juifs aussi furent enveloppés dans l'arrêt de proscription.

C'était donc la peur qui avait dicté cette loi violente. Plus d une fois alors

( 1 ) Voy. notre Hist de la domination des Fa ». dates en Afrique, p. 58.

(2j Baroniiu , ad. an. 635

L'UNIVERS

on accusa les dissidents de conspirer, non sur des preuves, mais seulement parce qu'on les craignait. Toutefois, il faut dire que les Vandales, dépossèdes et non exiles , que les hérésiarques et les schismatiques <mi s'étaient attaches a la fortune des conquérants barbares, désiraient ardemment la chute de la domination bvzantine. Ils prirent part, il n'en fautpas douter, à tous les troubles qui bouleversèrent l'Afrique depuis le départ de Bélisaire jusqu'à l'invasion arabe. Par la force des choses, ils devaient conspirer contre Justinien et ses successeurs, comme les catholiques, depuis Genséric jusqu'à Gelimer , avaient conspiré contre les Vandales.

Les Byzantins achevaient à peine de soumettre les provinces qui avaient appartenu aux Vandales que 1 Eglise catholique d'Afrique songea à se reorganiser. D'abord, pour traiter les nombreuses affaires que lui donnait sa situation nouvelle, elle tint un concile.

Ce fut à cette fin que deux cent dixsept évêques se réunirent à Carthage, en 534 , sous la présidence du primat Réparatus (i). Ensuite elle se remit dans des rapports assidus avec Rome et les autres Eglises du inonde chrétien (2).

Elle forma, peut-être dès la même époque , les quatre provinces ecclésiastiques qui subsistaient encore, suivant d'anciens documents, en l'année 649.

Ces quatre provinces étaient : 1° la Proconsulaire; 2° la Numidie; 3° la Mauritanie; 4° la Byzacène. Sous le nom général de Mauritanie se trouvaient comprises la Césarienne , la Sitifienne et la Tinaitane. La Tripolitaine avait été rattachée à la Byzacène.

Depuis la conquête accomplie par Bélisaire jusqu'à l'invasion des Arabes , l'Église d'Afrique eut sans doute beaucoup à souffrir des révoltes et des troubles qui à diverses époques éclatèrent à Carthage et dans toutes les provinces soumises à la domination byzantine.

Mais ce qui contribua surtout a l affaiblir , et , si nous pouvons nous servir de cette expression, à amoindrir son do-

(1) Hardouln; Concil. t. Il, p. 1164 et 1177. — Réparatus venait de succéder sur le siège

- J.\Vk/i*> uii-au — — — — ■ -

épiscopal de Carthage a Boniface.

(2)Voy. Morr*Ui(4/r.cAw<.)i ad an. 535; t. III, p. 2R2etsqq.

maine , ce fut la guerre continuelle que firent à l'empire et à la civilisation les populations indigènes. Salomon, Jean Troglita, Gennadius, eux-mêmes, les plus illustres de tous les généraux qui vinrent de Constantinople, nej>urent toujours refouler et contenir les"tribus du désert. Guidées, pendant un siècle, par des chefs qui , comme Yabdas, Antalas , Carcasan et Gasmul, avaient ravi sans doute à la tactique romaine quelques-uns de ses secrets , elles ne cessèrent de faire des progrès, gagnant chaque jour une nouvelle part de territoire sur la civilisation, et ramenant jusqu'à la côte le paganisme et la bar-

Les Arabes, de 647 à 697, achevèrent l'œuvre des tribus indigènes et portèrent à la domination romaine le dernier coup. En moins d'un demi-siècle, en effet, ils établirent l'islamisme, par la force du sabre , sur toute la côte septentrionale de l'Afrique. Alors les évêques et les prêtres s'enfuirent et se dispersèrent; les uns se retirèrent sur les terres encore soumises aux empereurs de Constantinople; les autres en Italie; d'autres, enfin, comme Potentinus, évêque d'Utique , cherchèrent un asile en Espagne (1).

conclusion. — Apres cette terrible invasion il resta pourtant des chrétiens en Afrique. Nul, aujourd'hui, ne saurait dire précisément à quelles conditions les conquérants arabes laissèrent au milieu d'eux, pendant plusieurs siècles , cette part de la population romaine qui n'avait abandonné ni son culte , ni sa foi. Un seul fait nous semble hors de doute, c'est que l'existence de cette population, vouée par l'islamisme au mépris et aux outrages, exposée sans cesse à une complète extermination, ne fut qu'une longue suite de souffrances.

Nous savons, en effet, par d'anciens documents , combien fut triste et misérable l'état de l'Eglise d'Afrique , pendant le moyen âge. Elle souffrit alors, non-seulement de la persécution , mais encore de ses discordes. Elle ne cessa pas d'être en proie à ces querelles et a ces divisions qui, dans le cours du qua-

(l) Morcelli ( Africa christiana ) ; ad an, 069; t. III, p. 392.

AFRIQUE CHRETIENNE

trième siècle, avaient tant fait pour sa ruine. En Tannée 893 , des députés de l'Afrique vinrent à Rome et s adressèrent au pape, lui demandant ses conseils et sa médiation pour arrêter un schisme qui avait éclaté entre les évêques (1).

Plus tard , vers 1054, une lettre venue de Carthage à la cour du souverain pontife atteste une nouvelle discorde. Le métropolitain Thomas écrit à Léon IX pour se plaindre de l'évêque de Gummase, en Byzacène,qui se croyait et se disait son égal. Le pape reconnaît, dans sa réponse, les droits de Thomas.

« Après le souverain pontife, lui dit-il, nul n'est plus élevé, en Afrique, que l'archevêquedeCarthage.» Il déclare que les autres évêques ne peuvent ni sacrer, ni déposer, ni assembler des conciles sans l'assentiment du métropolitain.

Léon IX voyait avec tristesse l'état de l'Église d'Afrique, et ce n'était pas sans une profonde douleur, comme il le disait lui-même, qu'il ne comptait que cinq évéques dans une contrée qui jadis en réunissait plus de deux cents pour ses conciles (2).

Cescinq évéques étaient réduitsàdeux vers 1076. Ce fut alors que Grégoire VII écrivit, à Carthage, au métropolitain Cyriaque , pour lui recommander, lorsqu'il n'y aurait que deux évêques en Afrique, de procéder à l'élection d'un troisième , qui se rendrait à Rome et s'y ferait sacrer. C'est afin, dit le pape, que plus tard les consécrations puissent se faire, en Afrique même, par les évéques réunis au nombre prescrit par les canons; et il sacra lui-même, pour commencer, Servandus, qui devait être évêque d'Hippone. Alors, tout ce qui rappelait l'ancienne gloire de l'Afrique était tellement oublie, que Grégoire VII ne savait en quelle province était le siège épiscopal illustré par saint Augustin. Dans la lettre qu'il écrivit à propos de l'élection de Servandus, il place Hippone dans la Mauritanie Sitifienne. Quant au métropolitain Cyria-

(1) Frodoard;IV,2.

(2) Decus ccclesiarnm a/ricanarum tta conculcatum a gentibus mmium dotemus, ut modo vix qutnque inveniantur episcopi f ubi olim ducenti quinque solebani per concilia plenaria computari. Harduuin ; Concil. t. VI, p. 050.

ue, il fut victime des interminables iscordes de ses frères les chrétiens. Accusé par eux auprès des Sarrasins, il eut à supporter les plus odieux traitements et les plus cruels outrages(l).

Ce sont là les derniers et tristes souvenirs laissés par l'Église dont nous voulions écrire l'histoire. Vers 1146, la secte des Almohades, qui vainquit et extermina celle des Almoravides , porta en Afrique le dernier coup au christianisme (2).

Les chrétiens d'Europe savaient encore vaguement au moyen âge que par delà la Méditerranée, non loin de l'Italie, de la France et de l'Espagne se trouvait une côte belle et fertile où avaient existé jadis des églises sans nombre et de populeuses cites, et ils s'émurent aux lamentables récits que leur firent, sans doute, ceux qui avaient échappé par la fuite au fer des Almohades. Alors, dans ce temps d'héroïque ignorance où rien ne paraissait impossible à quiconque croyait et voulait fermement, plusieurs songèrent à reconquérir, au profit du christianisme , cette terre désolée. En l'année 1226, de pauvres religieux, n'ayant pour ressources et pour appui que leur foi et que leur zèle, s'embarquèrent pour l'Afrique, où ils essayèrent en vain de prêcher l'Évangile. En 1270, un roi de France campa avec son armée sur les ruines de Cartnage. Mais alors et depuis, pendant sept siècles , les efforts de ceux qui soumettent les peuples par l'épée ou par la parole demeurèrent impuissants. Toutes leurs entreprises échouèrent, et quand ils parvinrent à prendre possession de

(1) Hardouin; Conc, t VI , p. 1341. — Greg. vu Epist., lib. 1 , 22.

(2) H resta pourtant quelques chrétiens sur la côte d'Afrique. Placés au milieu d'une population fanatique et barbare, ils étaient dans une situation déplorable. Guillaume de IS'angis nous apprendT qu'au tmps de l'expédition de saint Louis , il y avait encore a Tunis des prêtres et des églises. Lps musulmans Jetèreut en prison tous les chrétiens quand ils apprirent que l'armée française avait touché les côtes de l'\frique. Erat in urbe Tuuarum multUudochristianorumjugo Uimeii servitutis Sarracenorum oppressa . et fratrum Prœdlcalorum congregatto. ac ecclesiœ constructas in quibusjidelesquotidieconjluebant:quosontnes, ece sut régis prœcept»^ Samaceni captas incarceravera ntcum fines suos intra visse Fra ncoru m exercitum cognovissenl. (Jesta Philippi III ; voy. les Historiens de France, t. XX , p. 478-

LUMVERS. AFRIQUE CHRÉTIENNE.

quelques points de la côte, leurs établissements durèrent peu. L'Europe pourtant ne s'est jamais lassée et ses espérances n'ont pas été vaines. La race de guerriers qu un écrivain ecclésiastique appelait de tous ses vœux , au commencement de notre siècle, pour une dernière

croisade , s'est enfin montrée ; elle est sortie de la France, pays privilégié auquel la Providence avait réservé la gloire ae rattacher l'Afrique au système politique des nations européennes et de la faire participer de nouveau à la vie du monde chrétien et civilisé.

FIN DE L'AFRIQUE CHRETIENNE

APPENDICE

LISTES D'ÉVÉQUES.

Nous avons dd faire un choix parmi li*s nombreuses cités qui couvraient le sol de l'Afrique ancienne. D'abord nous avons pris Carthage, la grande métropole chrétienne, ensuite quelquesunes des villes ijui sont soumises aujourd'hui à la domination française.

Cabthage.

Jgrippinus; c'est le premier évëque connu. Son épiscopat peut être reporté aux dernières années du second siècle.

Optatus fut évéque au commencement du troisième siècle. Il succéda peut-être à Agrippinus.

Cyms doit être placé après Optatus, suivant Morcelli.

Donatus mourut en 248.

Cyprianus (S. Cyprien ) lui succéda.

11 fut décapité en 258.

Carpophorus lui succéda, suivant Morcelli.

Luciamts fut évéque vers la fin du troisième siècle.

Mensurius occupait déjà le siège épiscopal à l'époque où fut promulgué l'édit de Nicomédie. Il mourut en 311.

Cœcilianus. Ce fut à propos de son

élection que commença le schisme des

dpnatistes. On sait positivement qu'il

vivait encore en 321 . Il assista peut-être

au concile de Nicée en 325.

Ru/us est nommé dans un concile de

Gratus présida un concile à Carthage en 349.

Restitutus était évéque de Carthage en 359.

Geneclius en 381.

Aurellus monta sur le siège épiscopal de Carthage en 391. Il mourut vers 426.

Capreolus était évéque vers 435.

Quodvultdeus prit possession du siège episcopal vers 437.

Veogratias fut évéque de 454 à 457.

Eugenius fut sacré en 479. 11 fut chassé d'Afrique par le roi Thrasamund et mourut dans les Gaules à la fin du cinquième siècle.

Fabius Furius Fulgentius Planciada?

Morcelli le rejette de sa liste.

Bonifacius monta sur le siège épiscopal vers 523. Il mourut en 535 après la chute de la domination vandale.

Reparatus lui succéda. On sait qu'il se rendit à Constantinople en 551 .

Primasius. Morcelli pense qu'il ne mourut pas avant l'année 565.

Publianus était encore évéque en 581 .

Domimcus occupait déjà le siège épiscopal en 591. Il vivait encore en

Fortunius était évéque en 640.

fictor occupait encore le siège épiscopal en 649.

Après l'invasion des Arabes il faut franchir quatre siècles pour retrouver un évéque de Carthage.

Thomas occupait Te siège épiscopal en 1054. Il fut en relation avec le pape Léon IX.

Cyriacus, évéque de Carthage en 1076, fut en relation avec le pape Grégoire VII.

De 1461 à 1804, douze prélats européens, suivant Morcelli ont porté le titre d'évéques de Carthage.

ClBTA (CONSTANTINE).

Crescens est le premier évéque connu.

En 255 , il vint à Carthage pour assister au concile présidé par saint Cyprien et où devait être débattue la question du baptême des hérétiques.

Paulus était évéque lorsque fut promulgué l'édit de Nicomédie (303). 11 mourut vers 305.

Syloanus succéda à Paul us.

Zeuzius occupait le siège épiscopal en 330;

Generosus , vers 400.

APPENDICE

Pro/uturus succéda à Generosus ; on ne saurait porter au delà de 410 la durée de son épiscopat.

Fortunatus assista à la conférence de Cannage, en 411. Il fut un des sept commissaires choisis par le parti catholique.

Honoratus Antoninus était évêque sous le règne de Genséric.

f'ictor est le dernier évêque de Cirta ou Constantine dont l'histoire nous ait conservé le souvenir. Il vint, en 484, au concile convoque à Carthage par Hunéric , roi des Vandales.

Nous n'avons pas besoin de dire que nous n'avons pas nommé ici les évéques donatistes. 11 en est un pourtant qui mérite d'être mentionné à cause de sa grande réputation ; c'est Pétilien.

Hippo-Regius (Bone*).

Théogène est le premier évêque connu. Il assista au concile convoqué en 255 par saint Cyprien.

Fidentius occupa le siège épiscopal vers 304 ( ? ).

Leontius. On ne Saurait préciser l'époque où il occupa le siège épiscopal.

Il tut peut-être le successeur de Fidentius.

Fanstinus était donatiste. Suivant Morcelli , il fut contemporain des empereurs Constance et Julien.

Valerius était déjà évêque d'Hippone lorsque saint Augustin revint d'Italie.

Augustinus ( saint Augustin ), de 395 à 430.

Heraclius avait été désigné au choix du clergé et du peuple par saint Augustin lui-même. Il aevait lui succéder; mais il est vraisemblable, qu'il ne rem- " plît pas ses fonctions, puisque la ville d'Hippone fut saccagée et orûlée par les Vandales. Elle ne se releva que plus tard.

Servandus fut sacré évêque d'Hippone par le pape Grégoire VII, vers 1076.

De tous les évéques qui ont résidé àHippone , Servandus est le dernier dont le nom soit arrivé jusqu'à nous. Nous devons dire qu'à partir du quatorzième siècle un grand nombre de prélats eu-

(*) La ville moderne de Bone, comme nous l'avons dit dans notre histoire des Vandales, est située à quelque distance de l'emplacement $ Hippo-Regius.

ropéens ont porté le titre qu'avait il lustré saint Augustin. Morcelli en compte quarante-trois (de 1375 à 1795).

Sitifi (Sétif)*.

Seoerus, vers 400.

Novatus assista à Carthage , à la conférence de 411 et au concile de 419.

Donatus vint au concile convoqué en 484 , par Hunéric , roi des Vandales.

Optatus vint au concile convoqué en 525 par Boniface, évêque de Carthage.

IOL'CvESAREA. ( CHBRCHBL )

Quatre noms seulement ont échappé à l'oubli.

Fortunatus était évêque de Iol-Cœsarea, en 314. Il assista au concile d'Arles où furent condamnés les donatistes.

Clemens occupait le siège épiscopal au temps de la révolte de Firmus, vers

Deuterius assista à la grande conférence qui eut lieu à Carthage , en 411, entre les catholiques et les donatistes.

Apocorius, enfin, vint au concile qui fut convoqué, en 484, par Hunéric, roi des Vandales.

CUICULUM ( JlMMILÀH).

Pudentianus assista , en 255 , au concile de Carthage où fut discutée la ques tion du baptême des hérétiques.

Elpidephorus assista, en 348, au concile de Carthage présidé par le métropolitain Gratus.

Cresconius assista à la conférence oui eut lieu à Carthage , entre les catholiques et les donatistes, en 411.

t'ictor vint au concile convoqué, en 484, par Hunéric, roi des Vandales.

Crescens se rendit à Constantinople et assista, en 553 , au cinquième concile oecuménique.

Icosium (Alger).

Crescens assista , en 411 , à la conférence de Carthage. Il était du parti des donatistes.

iMUrentius assista , en 419 , au concile convoqué à Carthage par l'évéque Aurelius.

fictor vint au concile convoqué, en 484. par Hunéric , roi des Vandales.

APPENDICE. 59

IGILGILI (JlGEL). SàLDjE (BOUGIE).

Urbicosus assista, en 4 1 1 , à la confé- Pasrhasius est le seul évêque de cette

rence deCartnage. vi||e dont ,e nom ait échappé à l'oubli.

Domitianus vint au concile convo- n . t au conci|e convoqué, en 484, par

qué en 484, par Hunénc, roi des Hunéric roi des Vandales.

TABLE

DE L'AFRIQUE CHRÉTIENNE

ibitînc, ville de la Proconsulaire; courageuse conduite des chrétiens de cette Tille sous Dioclétien ; ses martyrs; p. 18. a.

Adeèodat, tils de saint Augustin; p. 31. a et b.

Agrippinus, premier évéque connu de Carthage ; son opinion sur le baptême ; il tient un concile : p. 2. a.

Almohades (les ) font disparaître de l'Afrique jusqu'au dernier vestige du christianisme;

ypius, ami de saint Augustin; p. 30. b; 31. b; M. a.

Ambroise (saint) baptise saint Augustin; p. 31. a.

An tains, chef des tribus maures; p. 54. a. An Un ne ' l'évéque ) condamné par les évéques

africains est soutenu en vain par l'église de

Rome ; p. 42. a.

Antonien, évêque deNumidie; p. 14. a.

Apiarius ( le prêtre ) condamné par les évéques

africains est soutenu en vain par l'église de

Rome ; p. 42. a.

Apologétique { V ) de Tertullicn ; p. 3 etsuiv. Apringius, Juge impérial en Afrique ; p. 38. a

et b.

Arabes: leur conquête; lis anéantissent le christianisme en Afrique; p. 64. b.

Arianisme ( 1' ) triomphe en Afrique par les Vandales ; p. 60 et suiv.

Ariens ; leur conduite à l'arrivée des Vandales; p. 44. b.

Arles. Voy. Conciles.

Amobe ; sa conversion; II .écrit un ouvrage pour la défense du christianisme; p. 19. a.

AttarU Voy. J un nu- Ce leste.

Augustin (saint). Sa vie et ses ouvrages; p. 30-46.

Aurélien (l'empereur ) persécute les chrétiens

d'Afrique: pag. 16. b.

Aurélius; évéque catholique de Carthage; p.

Bélisnire; son expédition en Afrique: il met fin à la domination vandale et rend la paix à l'église catholique ; p. 63. a et b.

Boni/ace (le comte): p. 44. a et b.

Boniface, évêque de Carthage; p. 63. a.

Botrus, prêtre de Carthage , ennemi de Cédlien ; p. 19. b.

Curcasan, chef des tribus.des Maures ; p. 64. a.

Varpophore, évéquede Carthage : p. 16. b; 17. b.

Carthage, point de départ de la prédication chrétienne en Afrique; p. 2. a; 45. a ; l'évéque de Carthage primat de l'Afrique; 45. b.

Cassien ; sa doctrine ; p. 42. b.

Cécilien, évêque de Carthage; il succède à

Mensurius ; sa lutle contre le parti de Donat des Cases-Noires ; accusations portées contre lui ; il est reconnu comme évêque légitime par les conciles de Rome et d'Arles ; p. 19 et suiv.; sa mort; p. 27. b.

Cécilius, maître de saint Cyprien ; p. II. a

Célestius, ami de Pélage; il propage en Afrique le pélagianisme : p. 39 et suiv.

Celeusius, prêtre de Carthage, ennemi de Cécilien; p. 19. b.

Celsus, vicaire impérial en Afrique, sa conduite à l'égard des donatUtes ; p. 24. a et b.

Christianisme. A quelle époque le christianisme fut-il Introduit en Afrique? p. 2. a;

* à quelle époque y fut-il anéanti? p. 55. b.

Circoncellions { apparition des ); p. 24. b, 25. a et b ; leurs excès ; ibid. et p. 28. a ; caractère du soulèvement des circoncellions ; leurs doctrines; p. 26 et suiv.

Cirta ; persécution à Cir ta; p. 16. b.

Conciles africain», p. 2. a; II. a; 13. b; 16. a; 19. b; 20. a; 28. a; 28. b; 32. a. 33. a et b; 35, et suiv.; 40. a; 41. b; 52. a; 63. a ; 54. a.

Concile de Rome présidé par Miltiade; les donatistes y sont condamnés ; p. 20 et suiv.

Concile d'Arles ; les donatistes y sont condamnés; p. 23. a et b; 24. a.

Conférence entre les évéques catholiques et les évéques dooatistes à Carthage, p. 35 et suiv.

Constant ( l'empereur ) persécute les donatistes; p. 28. a.

Constantin ( l'empereur ); sa conduite à l'égard des donatistes; p. 20. b; 23. a; 24. a et d.

Cyprien (saint); sa vie et ses ouvrages; p. il— 16

Cyriaque, évêque de Carthage au moyen Age ; p. 55. a.

Cyrus, évêque do Carthage; p. II. a.

Decius (l'empereur ) promulgue un édit de

persécution; p. 12. a.

Deuterius, évêque donalistede la Mauritanie;

Dioclétien ( l'empereur); ses édits de persécution ; p. 16. b; 17. b.

Donat prédécesseur de saint Cyprien sur le siège épiscopal de Carthage; p. II. a.

Donat, des Cases-Noires ; se fait à Carthage le chef du parti opposé à Cécilien; p. 19. b;JI donne son nom au schisme, p. 20 b; il ae porte comme accusateur de Cécilien, dans le concile de Rome; p. 21. b; il est condamné comme calomniateur ; p. 22. a et b ; son retour en Afrique; p. 22. b.

Donat, évêque donatiste de Carthage, succède a Majorin; p. 27. b; son opposition aux volontés de l'empereur Constant ; p. 28. a.

Donat, évéque donatiste de Bagala ; sa lutte contre l'empereur Constant; p. 28. a.

Donatistes; origine du schisme des donntlsles ;

TABLK

p. 19 et suiv; lenr requête à Constantin; p. 20. b ; Us sont condamnés dans le concile de Rome ; p. 22. a et b ; dans le concile d* Arles ; p. 23. a et h ; 24 a ; par l'empereur, à Milan ; p. 24. a; leur obstination; ibid.; ils sont persécutes; p. 24. b ; ils se soulèvent ; ibid. ; appréciation du schisme des donatistes; p. 25 et suiv.; conduite des donatistes sous le régne de Julien; p. 29. a; leurs divisions au temps de saint Augusliu ; p. 33. a; sont poursuivis avec acharnement ; p. 34 et suiv.; leur conduite à l'arrivée des Vandales; p. 44. b.

Église* (nombre des ) à Carthage et en Afrique; p 46. b.

1 tienne ( le pape saint ) ne partage point sur le baptême des hérétiques l'opinion de saint Cyprien; p. 15. a.

Eugène, évèque de Carlhage, persécuté par les rois vandales ; p. 62. b.

Évéchés ■ ( liste des) de l'Afrique t P- 40 et suiv.

Evèques (listes d*) voy. l'appendice p. 6a et

, . Tvodïus, ami de saint Augustin ; p 81 . b.

Fasir. chef des circoncellions : p. 26. a. Félicusime excite un schisme a Carthage ; sa

lutte contre saint Cyprien; p. 13. a.

Félicité (sainte ): son martyre; p. 6 et suiv. Félix, évèque de Tibiure ; son courage au temps

de la persécution de Dioctétien; sa mort;

Félix, évèque d' Aptonge , impose les maint à Cécilien et le fait évèque, p. 19- b; sa justification; p. 22. a; 23. a.

Fortunut, évèque schismatique de Cartilage; p. is. b.

Fortunat, prêtre manichéen, dispute avec saint

Augustin ; p. 32. a.

Foitunius, évèque donatiste; p. 33. a.

Fundanus, évèque d'Abitine ; sa lâcheté au

temps de la persécution ; p. 18. a.

Galerius Maxime ( le proconsul d'Afrique ) Juge et condamne à mort saint Cyprien; p. 16. b.

Galerius (le César) pousse Dioclétien à la persécution ; p. 17. a et b.

Gargiliennes { les Thermes ; ; les donatistes et

i les catholiques s'y rassemblent pour leur conférence; p 36 a.

Gasmul, chef des tribus maures; p. 64. a.

Gélimer remplace Hitdéric; réaction de l'arianisme sous son règne; p. 63. a.

Gennadius, général byzantin, combateo Afrique les tribus maures ; n. 64 . a.

Genséric, roi des Vandales, persécute les catholiques; son règne; p. 50 et suiv.

Glorius, évèque donatiste; p. 33. a.

Gratus, évèque catholique de Carthage ; p. 28. a et b.

Grégoire VII (le pape); ses rapports avec l'église d'Afrique ; p. 65. a et b.

Héraclien (le comte) ; sa révolte en Afrique;

Heraclius (le prêtre) est choisi pour succéder

à saint Augustin sur le siège épiscopal d'Hippone; p. 44. a.

Hilaire d'Arles , ses rapports avec saint Augustin; p. 42. b; 43. a

HÙarien, procurateur en Afrique, sous Septime Sévère; il Juge et condamne Perpétue» Félicité et leurs compagnons ; p. 7. b.

Hildéric, roi vandale; sa tolérance a l'égard des catholiques ; p. 52. b, et 53. a.

Honorius ( l'empereur ); favorable aifx catholillques; p. 35 et suiv.; sévérité de ses édits contre les donatistes; p. 37. b; il sévit contre les pélagiens; p 42. a.

Hunéric, roi des Vandales; son intolérance; il persécute les catholiques; p. 62. a et b.

Innocent IV (le pape) condamne Pélage et Célestius, et approuve l'opinion des évèques africains dans la question du péiagianisme ; p. 41. b.

Julien ( l'empereur ) rend la paix à l'église donatiste; ses vues; p. 28. b ; 29. a.

Julien (évèque d'Eclane) ; ses discussions avec saint Augustin; p. 42. a.

Junon- Céleste, l'Astarté des Phéniciens; son culte; son temple; p. 33. b;34. a.

Justinien ( l'empereur ), après les victoires de Bélisaire, protège les catholiques et persécute Jes ariens et les autres dissidents ; réaction violente en Afrique; p. 63. a el b.

Lambèse; persécution SLambè&e; p. lé. b.

Léon IX ( le pape ) intervient dans les querelles de l'église d'Afrique; sa lettre à J'évéque Thomas; p. 64. b, et 66. a.

Lucien ( le martyr ) ; son orgueil ; il lutte contre saint Cyprien : p. 12. b.

Lucien , évèque de Carthage; p 16. b.

Lucilla, femme riche et puissante, soutient par son crédit et ses richesses les ennemis de Cécilien; p. 19. b.

Macaire persécute les donatistes; p. 28. a et b. Macarienne ( persécution ) ; p. 28. a et b. Majorin est opposé comme évèque à Cécilien;

M a n ichéens ; leur conduite à l'arrivée des Vandates en Afrique; p. 44. b.

Marcellin (le trihun ) préside la conférence des évèques donatistes et catholiques à Carthage]: il est favorahle aux catholiques; p. 85 et suiv., sa mort; p. 37. b.

Masse-blanche; c'est le nom donné aux reiiques des martyrs d'Utiq ue; p 16. b.

Maxida, cfief des circoncellions ; p. 26. a.

Maxime ( l'évèque arien ) discute avec saint Augustin ; p. 43. b.

Maximianistes ; p. 33. a.

Mo xi mien, évèque donatiste de Carthage ; p. 33 a.

MensuAus évèque de Carthage; p. 18. b. Sa prudence; son courage; sa mort; p. 18. b; 19. a.

Milan (arrêt de) qui confirme les sentences prononcées contre les donatistes par les conciles de Rome et d'Arles ; p 24. a.

Milliade[ie pape) condamue les donaùstes; p 21 et 22.

MorcelU ; son ouvrage inlitulé Africa chrts~ Jirtna; appréciation de cet ouvrage ; note de lap. 1. . ^

Nébridius, ami de saint Augustin: p. 3o. b. ISicomédie ( édit de ); p. 17. a et b. Novat, prêtre carthaginois; ses intrigues à Cartbage et à Rome; p. 13. a et b.

Optât, second évéque de Carthage; p. 2. a. Optât (saint ), éveque de Mi lève; son ouvrage sur le schisme des donatistes; p. 29. a et b. Orow(Paul); p. 34. b.

Païens, encore nombreux en Afrique au commencement du V siècle; saint Augustin les combat; p. 33. b; 34. a et b.

Parménien, éveque donatiste de Carthage ; p. 33- a.

Paul persécute les donatistes ; p. 28. a et b.

Paulin de Noie ; saint Augustin lui adresse un de ses traités; p. 43. b.

Pelage et sa doctrine ; p. 39elsuiv.

Pélayianisme; son histoire ; p. 39 et suiv.

Pélaaiens; leur conduite à l'arrivée des Vandales; p. 44. b.

Perpétue (sainte ) ; son martyre ; p. fi et suiv.

Pétilim, évéque donatiste de Cirta ; p. 33. a; 36. b.

Possidius, ami de saint Augustin; p. 31. b; 36. a. Polenlinus, évéque d'Utique ; p. 54 . b. Primianistes; p. 33. a.

Primien, évéque donatiste de Carthage; p. 33. a. Privât est condamné pour hérésie dans un

concile tenu à Lambèse, en Numidie ; p. II ,

a; il est de nouveau condamné a Carthage où

il excite un schisme ; p. 13. b.

Prosper, ses rapports avec saint Augustin ; p.

Provinces ecclésiastiques en Afrique ; p. 45. a

et b; 64. a.

Purpurius, évéque de Limate; ses fureurs; p.

Quodvulldeus, évéque de Carthage, persécuté par Genséric; p. 51. b.

Reparalus, évéque de Carthage; p. 64. a.

Restitut, prêtre catholique, tue par les donatistes à Hippone; p. 38. a.

Révocatus ; son martyre; p. 6 et suiv.

Rome ( l'église de ) ; ses rapports avec l'église d'Afrique; p. 12. b; 13. b; 14- a; 15. a; 20 et suiv.; 4L b; 42. a et b; 54. a et b; 65. aet b.

Ru fus, évéque de Carthage ; p. 27. b-

Salomon, général byzantin, combat en Afrique les tribus du désert; p. 64. a.

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