‹ Afrique esquisse générale de l'Afrique et Afrique ancienneChapitre 232 sur 246 · AF · texte numérisé non relu

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fondit en larmes, et se montra en proie à la plus vive douleur. Il voulut alors qu'on donnât à Ammatas la sépulture, et qu'on lui rendit les derniers honneurs. Il était livré tout entier à ces soins pieux, lorsque les Vandales virent arriver à toute bride les cavaliers de Belisaire.

Le généra] avait rallié les fuyards, et leur avait reproché en termes sévères et durs leur lâcheté; puis, après s'être informé de l'état des lieux, après avoir appris la victoire de Jean et la mort a Ammatas, il s'ébranla avec toute sa cavalerie pour attaquer Gélimer et les Vandales. Ceux-ci, surpris par cette charge imprévue, ne purent soutenir le choc des Grecs, et, après avoir laissé sur la place un grand nombre de morts, ils furent mis en fuite. Ils ne se dirigèrent point vers Carthage, ni vers la Byzacène, d'où ils venaient, mais vers la plaine de Bulla, par la route qui conduit en Numidie. Sur le soir, à l'heure où l'on allume les flambeaux, Jean l'Arménien et les Huns rejoignirent Belisaire, et lui firent connaître leur double victoire. Toute la cavalerie campa cette nuit à Décimura.

l'armée gbbcqub campe aux

POETES DE CAETHAGE; INTERIEUR DE la tille; LES PEISONS du roi.

— Le lendemain , l'infanterie que Bélisaire avait laissée au camp avec Antonina, sa femme, arriva à Décimum. Quand toute l'armée fut réunie, Bélisaire n'hésita plus à marcher droit à Carthage. Il arriva vers le soir sous les murs de la ville. Nul ennemi ne paraissait pour lui résister; les portes étaient ouvertes, et les Carthaginois avaient placé dans toutes les rues des torches qui répandirent pendant la nuit une vive clarté. Les Vandales, qui n'avaient pas pris la fuite à l'approche de l'armée grecque, effrayés par tes dispositions de la population d'origine romaine, avaient cherché un asile dans les églises. Cependant la tranquillité apparente de la ville inquiétait Bélisaire , et il résolut de camper en dehors des murs. 11 craignait deux choses : une ruse de l'ennemi, et les

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