EXPLOBATION DES ILES AFRICAINES
Nous n'avons encore rien dit des îles. Celles de la Méditerranée, connues de toute antiquité, ont une si mince importance individuelle qu'il serait difficile d'en trouver de relations spéciales; seulement les voyageurs et les touristes qui y ont touché dans leurs courses ou leurs promenades, ont accordé quelques pages , parfois
quelques lignes, à celles qu'ils ont visitées. Nous n'avons garde d'insérer ici le catalogue de ces explorations fortuites. Ayons soin d'ajouter, pourtant, que l'illustration historique de Malte a justement motivé une exception en sa faveur, et que de nombreux ouvrages sont consacrés au récit des prouesses de ses chevaliers; mais, au point de vue descriptif, bien qu'on puisse citer quelques relations spéciales, elle a , le plus souvent, été reléguée sur un plan secondaire, à côté de la Sicile, comme dans l'ouvrage de Brydone qui date de 1770, et dans celui de Borch qui est venu le compléter en 1776; dans celui de Houél publié en 1782; dans celui de Blaquieres écrit en 1812; et dans ceux de l'anglais Smyth en 1815, et de l'américain Bigelow en 1830.
Dans l'océan occidental, les Açores , Madère , les Canaries , déjà figurées sur les cartes du quatorzième siècle , ont eu leurs explorateurs spéciaux; bornons-nous à citer, pour les Açpres, Webster en 1821, et Boid en 1835 ; pour Madère, Bowdich en 1823; pour les Canaries, il y aurait une longue série de relations à énumérer; mais après avoir rappelé celle que Boccace nous a transmise de l'expédition de 1341, celle des pères Bontier et le Verrier, sur la conquête de Béthencourt en 1402; les histoires de Nunez de la Pena en 1676, de Gtass en 1764, de Viera en 1772, et de Bory de Saint- Vincent en 1803 , il nous suffit de signaler les descriptions de Léopold de Buch en 1815, et deBerthelot et Webb en 1835. Quant aux îles du Cap-Vert, vues dès 1455 par Cadamosto et Usodimare, elles ont été visitées en 1639 par le père Alexis de 5aint-Lo , et en 1838 par Samuel Brunner. Roberts, en 1725, avait décrit à la fois les Iles du Cap- Vert et les Canaries ; et le père Antonio Cordeyro a donné, en 1717, une histoire générale des quatre archipels atlantiques.
A u fond du golfe de Guinée, Fernam do Po, Principe, San-Thomé, Annobom , qui figurent dans tous les Pilotes africains, ont occasionnellement été visitées par beaucoup de .voyageurs.
HISTOIRE DE L'AFRIQUE. 41
Des Marchais, en 1725, leur a cotisa- sont celles de Cauche qui s'y était cré quelques pages; l'expédition d'O- rendu en 1638, de Flacourt qui y arwen, qui avait avec elle le capitaine riva en 1648 et y passa sept années, Boteler et l'aimable aveugle Holman, de Souchu de Rennefort qui y fut a recueilli , en 1827, les éléments de envoyé en 1664, de Drurv qui y fit naudescriptions plus détaillés. frage en 1702, puis celles de Le Gentil, L'Ascension et Sainte-Hélène ont de Rochon , d'une foule d'autres , réleur place dans tous les routiers de sumées en 1831 par d'Unienville, et, l'Inde r ce sont comme deux hôtelleries en dernier lieu , celle de Leguével par lesquelles il faut indispensablement qui y a séjourné de 1823 à 1830, et passer; et cependant, la route n'a point celle des missionnaires anglais qui s'y toujours été si certaine, que Jean de étaient établis en 1818 et qui en ont Nova n'eût trouvé, en 1501, l'Ilot été chassés en 1835. écarté de la Trinidad , avant de décou- Quant aux petites Iles qui sont révrir, en 1502, Sainte-Hélène, qui nous pandues autour de cette grande terre a été décrite avec détail par Brooke insulaire, Bourbon, Maurice, Rod rien 1806 , mais qui nous est Dien mieux gue , les Sèche Iles , les Comores , conconnue par le fameux Mémorial de tentons-nous de citer les relations de Napoléon, et par les récits de l'expé- Bernardin de Saint-Pierre en 1768, de dition qui est allée y chercher naguère Milbert et de Bory de Saint-Vincent les restes du grand Empereur. Tristaô en 1800, de Grant en 1801, de Billard da Cunha trouva aussi , en 1506, l'Ilot en 1816, de Frappaz en 1818, de Leéloigné qui a gardé son nom , avant de lieur de Ville-sur-Arce en 1819, deThorencontrer, en 1508, le rocher de l'As- mas en 1828, et de d'Unienville en cension, dont nous devons au capitaine 1831, dont les unes s'appliquent à quel- B r a nd reth une notice détaillée , publiée ques points isolés, d'autres à plusieurs en 1835. fies à la fois, ou même à tout l'en-
Dans la mer des Indes, Madagascar, semble de cet archipel inconnexe,
qui nous est connue sous ce nom (*) Il nous reste à dire un mot de Soco-
depuis le temps de Marc Polo , a une tora : il doit se borner à signaler ici
telle importance, que les voyageurs le mémoire descriptif du lieutenant
qui l'ont visitée en ont laissé de nom- Wellsted, qui a exploré cette fie en
breuses relations ; les plus connues 1834.