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gés autour de Ptolémée ; enfin , la décadence romaine nous présente les itinéraire*, notices, dictionnaires, et cosmographie* , fastidieuses mais utiles compilations , dont les plus importantes ont eu pour rédacteur Ethicus :
c'est encore de la géographie ancienne, mais c'est déjà le moyen âge de la géographie.
CONTBEES LIBYENNES COMPRISES DANS LE DISQUE TEBBESTBE D HOr MÈBE.
Le Planisphère homérique, dont le fleuve Océan déterminait le circulaire contour, représentait la terre comme un disque 9 a* centre duquel s'élevait l'Olympe, et que traversait , du couchant a l'aurore, une zone tracée par la mer Intérieure depuis les sources de l'Océan jusqu'au Phase. L'orbe terrestre se trouvait ainsi coupé en deux segments, pour lesquels le divin rhapsode n'avait point encore de noms propres généraux. En vain Strabon, panégyriste, maladroit cette fois, de la science géographique d'Homère, af(irme-t-il que chez le poète l'hémicycle septentrional est le côté des ténèbres, l'autre celui du soleil et du jour. Cette application est plus ingénieuse que vraie , et c'est folie de croire que le chantre d'Ulysse ait renversé Tordre de la nature*, qui a mis au levant l'aurore et la source éternelle du jour , au couchant les ténèbres et la nuit (*). Le
(*) Tïpoç Ç©?ov— (6nep *rri dtpxtov)
al 8s t' dcvevôe *po; fy3 t* TjeXtov te. (6Xov to vttttov «Xeupôv ovtw Xéywv)* Straboiï, I, sur Uom., Odys. ix, a5.
H nous suffit d'opposer à cette explication celle qui ressort de cet autre passage d'Homère {Odyssée, X, 191).
"Ù ç&ot, oùvàp x' tSu,ev 67rr| oOô* 8irr) O08' ôiai fcXioç <p<xe<j{u,6poroç éî<x' Owo valo*, Ov5' 070) àvvtÏTai.
Nous ne doutons pas que la véritable traduction ne soit celle-ci : « O mes amis , « nous ne savons plus où sont ni l'obscu- « rite {l'occident), ni l'aurore (l'orient), ni le « côté ou le soleil lumineux fait sa route au- « dessous de la terre 'Kle nord), ni le point où «il euimiae au-dessus d'elle (le midi). »