‹ Afrique esquisse générale de l'Afrique et Afrique ancienneChapitre 44 sur 246 · BÉSUMB DES NOTIONS DES ANCIENS SUR L'AFRIQUE · texte numérisé non relu

BÉSUMB DES NOTIONS DES ANCIENS SUR L'AFRIQUE

Ainsi , dans la revue historique que nous venons de passer des phases diverses sous lesquelles se sont produites

(•) On retrouve l'exposition de ce système au neuvième siècle dans le géographe anonyme de Ravenne, et son application graphique beaucoup plus tard encore, dans le Planisphère niellé du musée Borgia.

AFRIQUE ANCIENNE. Ç

successivement les connaissances géographiques de l'antiquité sur l'étendue et la repartition des continents terrestres , parmi lesquels nous avions à reconnaître la place réservée à l'Afrique , nous avons vu, tour à tour, Homère, donnant à l'Europe la plus grande moitié du disque , laisser l'autre serment à l'Asie, dont la Libye occupait l'extrémité occidentale ; puis Hérodote, amoindrissant l'Europe, consacrer à l'Asie le segment le plus considérable, dans lequel la Libye avait la moindre part; ensuite Strabon, attribuant à l'Asie toute la moitié orientale de l'Êcumène sphéroïde, donner l'autre à 4' Europe, en y comprenant la Libye comme une annexe de moindre étendue, indépendamment des terres extérieures, au nombre desquelles se range celle des Antichthonesde Mêla; nous avons vu enfin Ptolémée , soudant la terre des Antichthones aux extrémités connues de la Libye , agrandir celle-ci jusqu'à lui assigner le second rang, après 1 Asie et avant l'Europe , dans la distribution des continents de l'Écuinène.

Après lui, la géographie rétrograde vers l'imperfection des aizes antérieurs, et s'enveloppe des langes de la barbarie, d'où elle ne doit sortir qu'à la renaissance des lettres.

Et parallèlement à ces représentations contemporaines, sous lesquelles les anciens formulaient à la fois leurs connaissances positives et leurs théories systématiques du monde habité, cherchant la portée véritable de leurs notions réelles, nous avons vu Homère, mentionnant à peine quelques îles libyennes de la Méditerranée, tout ignorer au delà du méridien de Cartilage; Hérodote n'a de renseignements précis que sur une partie du littoral ; mais les informations plus vagues qu'il avait obtenues suivaient la ligne des Ooses , et s'enfonçaient peut-être même dans les terres jusqu'aux conûns ultérieurs du désert; la limite des connaissances de Strabon, partant des Canaries, suivait la chaîne de l'Atlas, et passait au sud du Fezzan pour se terminer au Râs el Kheyi ; enfin , l'horizon de Ptolémée s'étendait depuis le

Rio do Quro„ par le nord du désert, le pays des Tibbous, et les sourees du Nil , jusqu'au cap Delgado voisin de Quiloa.

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